EN UN ACTE ET EN PROSE
REPRÉSENTÉE POUR LA PREMIERE FOIS SUR LE THEATRE DE l’oDÉON, LE 27 AOUT 1807.
M. Beaufils avait obtenu un succès de vopie qu’une centaine de représentations n’avait pas épuisé. Le Mariage de M. Beaufils, que l’on va lire, fut loin d’être aussi heureux. Je suis fâché de n’êtrc pas ici de l’avis dfi^ranjl maître, le public; mais il me semble que dans le jugement qu’il a jMjrté sur ces deux ouvrages, il n’a pas distribué sa justice avec toute l’impartialité qui le caractérise: la pièce à laquelle il a fait l’accueil le plus flatteur est la moins bonne à tous égards.
L’intrigue du Mariage de M. Beaufils est beaucoup moins faible que celle de la première pièce que j’ai donnée sous ce nom: le caractère deCécilia-Régina-Desrocltes, caractère commun à l’époque où cette comédie fut écrite, n’était point, comme celui de Beaufils, la folle caricature d’un personnage imaginaire : et le ridicule de cette sensiblerie que je traduisais sur la scène, avait ses modèles connus dans la société.
Le Mariage de M. Beaufils était la suite de la Conversation faite d'avance. En général, les suites ne réussissent pas sur notre théâtre; soit que le premier ouvrage ait enlevé la fleur du sujet, soit que la curiosité publique ait besoin d’étre excitée par des caractères et par des personnages nouveaux. Je ne connais dans les annales du théâtre que le Mariage de Figaro, suite du Barbttr de Séville, <|ui ait été mieux accueilli que l’ouvrage premier du nom. Il est vrai d’ajouter que le Mariage de Figaro est le chef-d’œuvre <le l’Aristophane français.
PERSONNAGES
M. BEAUFILS.
MADAME Çft(1rt!A-RÉ(;iNA- DESROCHES.
FOL VAILLE, neveu de uiadaiiie de Versec.
MADAME DE VERSEC.
FIRMIN, valet de Folville.
DORIMOND , directeur de théâtre.
Un notaire, pcrsonnaj^e muet.
M. Closei,.
M"' Molièiie,
M. Firmin.
M"' Pélicier.
M. Armanu.
M. Walville
La sct?ne se passe chez madame de Versec.
LE MARIALE
DE M/BEAUFILS.
COMÉDIE