‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 3Chapitre 149 sur 382 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

FOLVILI.E.

Mais.... il n'y a qu’une manière! Madame Rdgina, pour le moment, a deux grandes pas.sions, les arts et la mélancolie; ayez toujours l’exclamation à la bouche et la larme à l'oeil.

BE AUFILS.

C'est convenu: j’aurai toujours l’exclamation à l’teil et la larme à la bouche; mais pour plus de sûreté , parlezlui de moi ; vous savez mieux qu’un autre ce que je vaux : on m’a long-temps pris....

F O LV I L I. E

Sans doute.

BEAUF I LS.

Et sans vous la méprise durerait encore.

FO LV IL LE

Je n’ai d’autre mérite que d’avoir développé le votre: la poudre était là , je n’ai fait qu'approcher l’étincelle.

B E A U F 1 LS

Voulant dire par-là que j’ai inventé la poudre.... De quoi riez-vous ?

Je ris de votre nouveau tic: depuis quelques jours votre mot favori n’est plus,ye ne sors pas de là; c'est, voulant dire par-là.

BE AUFILS.

On est bien aise de faire voir qu’on a de la pénétration.

FOLVILLE.

Qui est-ce qui doute de la vôtre?... Mais je ne perds point de temps pour vous servir, et je vais presser de tout mon pouvoir un hymen sur lequel tout Paris a les yeux.

ï<i2 LE MARIAGE DE M. REAUFILS.

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