B F. AU FI LS
Moi! point du tout; j’étais si sûr de mon affaire , que je me suis mis au balcon pour voir passer ma pièce. Il est vrai que j’ai fait quelques petits sacrifices pécuniaires.
FOLVILLE.
Avec un ouvrage comme le mien, comme le vôtre je veux dire, vous pouviez vous épargner ces précautions.
BKAÜFILS.
Tenez, mon ami, il n'y a rien de micu.x que de bien payer pour être bien servi; je voplais aller aux nues, m’y voilà.
FOLVILLE.
Depuis quelque temps bien des auteurs en tombent.
ÎÔO LE MAIUAGE DE M. «EAU FILS.
B E A U F I L s , yîn emeiiL
Voulant dire par-)à qu’on ne sait d'où ils viennent! mais on ne dira jamais ça de moi ; on sait toujours d'où vient un homme qui a de l'argent.
FOI.VILLE
A propos.... j’ai encore un compliment à vous faire; vous allez, dit-on, vous marier?
, BEA VJ F ILS.
Mon père me tourmente ; il craint de voir s’éteindre en moi l'espoir de sa race.
FOLVILLE.
Ce serait un meurtre ; celle que vous avez choisie fait le plus grand honneur à votre jugement.
BE AUFILS.
Comme je suis décidé à suivre la carrière des lettres, j'ai vu tout de suite qu’il fallait m’associer à une femme qui fût dans le cas de m’entendre et de m’aider dans l’occasion. Vous connaissez l’ouvrage de madame Uégina ?
FOLVILLE.
Un peu , et l’auteur aussi.
BE AUFILS.
C’est là ce que j’appelle du sentiment; j’ai pleuré à verse dès la préface.
FOLVILLE.
Diable ! prenez-y garde ; il est dangereux d’être aussi sensible.
BF.AUFILS.
Puisque vous connaissez mon amante, dites-moi un peu, pour réussir auprès d’elle, comment dois-je m’y prendre?