L.^ B.^ BONNE
Je ne conçois pas bien.
V^oyons; expliquez-vous, et ne me cachez rien.
•SOU V.SBI).
Feu Bernard de Neuville, un (;rand propriétaire. Avait pour ma famille une amitié de père ; J'administrais ses biens depuis plus de vingt ans Lorsqu'il vint à mourir... je l’ai pleuré long-temps... Pour héritière unique il a noininé ma fille;
Elle étoit sa filleule, il était sans famille.
Son frère en Amérique était mort sans enfant.
LA BAIIONNE.
Le fait est bien prouvé?
SOLI VABD.
Prouvé par testament.
LA BABONNE.
Le parti le plus prompt est ici le plus sage :
Mariez Ernestine, à son choix , avant l’âge Où sans vous elle peut disposer de sa main.
De ce conseil voyez l'avantage certain ;
D’un père généreux vous gardez l’apparence ,
Vous forcez Ernestine à la reconnaissance;
Dans le contrat qui doit assurer son bonheur.
Vous conservez encor tous vos droits de tuteur;
Et l'aveu que deux ans vous pourriez faire attendre Est un point dont on peut traiter avec le gendre. SOLIVABD.
Je baisse pavillon , et le dis franchement.
Vous nous défieriez tous en fait de jugement.
Dans votre activité, qui jamais ne s’arrête.
Employant ù-la-fois votre cœur, votre tête ,
L’HÉRITAGE
A la ville , à la cour, au théâtre , au palais,
Par-tout votre présence est {garant d’un succès.
Oui, je suis décidé; mais vous savez, baronne.
Qu’il est un autre espoir où mon cœur s’abandonne.
LA BAHONNK, minaudant.
Non , non ! cet cspoir-là, mon cœur inc le défend... Je vais voir s’il fait jour chez notre aimable enfant.