MAL'REVERS
Bertin, votre intendant?
SOLIVARD.
D’où naît votre surprise?
MAUREVERS.
Je ne m’attendais pas, s'il faut que je le dise...
SOLIVARD.
C'est un fort hon métier vraiment que celui-là ;
Moi qui VOUS parle enfin , j’ai commencé par-là.
M A U II EV Ë R s.
Elle peut trouver mieux.
SOLIVARD.
Ma foi! je le souhaite.
3i i.nÉim'AOK
Que lui faudrait-il donc?
Eh! mais (juclqu’iin d’iioiinêtc.
■ SOLIVARÜ.
Une fille de rien, ou du moins (jiii n'a rien;
C’est même chose au fond...
On se passe de bien ,
Quand on a la beauté, les talents, la sagesse.
SOLIVAR D.
Très belles qualités, dont ou parle siuis cesse.
Et que par un travers, qui fait lioiitc aux Français,
On admire toujours, et n’épouse Jamais.
Tant pis, morbleu I tant pis IJe ne prétends pas dire Qu’il faille it l’amour seul abandonner l’empire, N’interroger que hllteur le nreiid de l’hymen ,
Et priver la raisov de son droit d’examen ;
Mais soumettre au calcul un intérêt si tendre. Trafiquer du bonheur, le marchander, le vendre.
Peser au poids de l’or les vertus et les cceurs :
C’est le vice du temps, c’est la honte des mœurs, sor.i VARü.
Tout ce qu’il vous plaira ; mais ces mœurs sont les nôtres. Je vois ce que l’on fait, je fais comme les autres ;
Vous ferez comme nous ; et votre aimable enfant Sentira tout le prix d’un époux intendant.
MAUHEVERS.
Félicie , insensible à ce sort magnifique ,
Préférera, je crois , me suivre en Amérique.
SOLIVAR IJ.
Quoi! vous remmèneriez au pays des liuronsl
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