SCÈNE II
LES PRÉCÉDENTS, V.\LENTIN.
Madame prendra-t-elle aujourd’hui ses fumigations?
MAD A. ME HERBINE, SC levant.
Oui, sans doute; et vous auriez dû, mon neveu, m'en faire souvenir.
ORPHILE.
Mais ûtes-vous bien sûre, ma tante , que ces bains de vapeurs?...
MADAME HERBINE.
Je suis sûre que je suis rajeunie de vingt ans depuis que j’en fais usage, et je ne désespère plus d’arriver à l’âge de mon père.
ORPHILE, avec un soupir.
On vit long-temps dans votre famille!
MADAME HERBINE.
Mon père est mort à cent deux ans, d’une chute de cheval.
VALENTIN
Jugez donc! madame qui n'y monte pas.
MADAME HERBINE.
A propos , vous vous étiez chargé de découvrir l’adresse de ce docteur italien à qui l'on doit l’invention de ces bains balsamiques... Vous l’avez oublié; vous ne songez à rien.
ORPHILE.
Je m’en informerai aujourd’hui même.
L’AVIDE HÉRITIER