SCÈNE I
MADAME IlERBINE, ORPHILE.
MADAME IIERBINE, marquant avec ties jetions.
Je marque de soixante-quinze, c’est comme quatrevin(jt. Je suis heureuse aujourd’hui.
O n F 11 1 1. E , battant les cartes.
Vousl’étes toujours, ma tante; mais à Dieu ne plaise que je m’en plaigne jamais.
( Il se lève. )
MADAME H ER BINE
Oh allez-vous donc?
ORPHILE.
Chercher un coussin pour mettre sous vos pieds.
ly
iga L’AVIDE HÉRlTIEll.
MADAME IIERBINE, d’un ton aigre quelle conserve toujours.
Sans reproche, mon neveu, vous pouviez vous en aviser plus tôt.
O n P H 1 L E se rassied, et joue.
C’est à vous de jouer, ma tante ( il bâille ).
MADAME IIERBINE.
Vous VOUS ennuyez , j^lerois.
O R P HILE.
Moi , point du tout , au contraire.
MADAME HERBINE.
Six cartes de point, qui sont bonnes, trois as, trois dames, douze : la quinte au valet?
ORPlilLE.
Elle est égale.
MADAME HERBINE, avec humeur.
Ces coups-là n’arrivent qu’à moi ; vous étiez repic , si vous eussiez écarté comme il faut (e//e compte en jouant)-, treize , quatorze, quinze... Je ne sais quel air vient de ce côté ( elle regarde autour d'elle ).
OR PII ILE
Ce paravent ferme mal ; je vais aller chercher votre pelisse.
MADA.ME HERBINE.
C’est inutile.
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