OR PU ILE
Je n’ai point de projet, monsieur; j’ai eu le bonheur de trouver nue tante que j’honore...
s ES ANNE.
Oui , vous êtes heureux de l’avoir trouvée ; vous ne
3oo L’AVIDE HÉRITIEH.
seriez pas fâché de l’avoir perdue; à la bonne heure;
mais ce n’est pas de cela qu’il s'agit.
VALENTIN entre : à Orphile.
Madame vous attend pour sa lecture.
oiipnii.E.
• J’y vais.
• SESANNE.
Vous avez là une ten-ible tâche , monsieur Orphile , car madame llerbine me disait hier qu’elle s'endort quand ou lit, et qu’elle s’éveille aussitât qu’on se tait : je suppose que vous êtes trop attentif pour interrompre son sommeil.
OltPHlLE.
Je fais ce que je dois, monsieur; mais vous voyez que ma tante ne peut vous recevoir pour le moment.
SESANNE.
Eh bien! je ne suis pas pressé , j’attendrai ( il s’asseoit).
ORPHILE, bas à Valentin, en sortant.
Ne le perds pas de vue , et rends-moi compte de tous scs pas.
{Il sort. )
SCÈISE V.
SESANNE, VALENTIN.
SESANNE examine un moment Valentin, qui [épie en feignant de ranger le salon.
As-tu fini?
VALENTIN
Monsieur, j'arrange le salon.