ACTE I, SCftNE IV
SESANNF,.
AL ! vous la rabaissez trop.
ORPHII.E.
Mais quand il serait vrai, monsieur, que j’eusse l'espérance de voir récompenser un jour les soins que je donne à ma tante , où serait le mal , s’il vous plaît?
SF.S.VNÎSE. *
Du mal ! il n’y en aurait aucun ; mais si , par un esprit d’avidité dont vous êtes si loin , un autre , à votre place, eût réussi à brouiller le frère avec la sœur, à éloigner de sa tante ses parents, ses amis, qu’il eût oublié ce qu’il devait à son premier bienfaiteur, et qu'il abusât d’un ascendant usurpé pour s’assurer la main et la dot d’une jeune personne qui ne l’aimerait pas, vous avouerez qu’il y aurait bien là quelque ebose à redire?
OltPHILE.
Sans doute; et cette conduite serait presque aussi blâmable que celle d’un de ces hommes qui cherchent à s’introduire dans les familles, pour s'approprier par la séduction la fortune d’une jeune bile sans expérience, ou d’une vieille femme sans raison.
SF.SANNE.
Très bien répondu. Je vois que nous nous entendons émerveille; mais je conserve sur vous un avantage, je vous en préviens en ami; vous ne faites que soupçonner mes projets , et je connais le votre.