‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 3Chapitre 230 sur 382 · ACTE I, SOiNE VIII. 3 o · texte numérisé non relu

ACTE I, SOiNE VIII. 3 o

MADAME IIEIIRINE.

Par la meilleure de tout<?s: cela ne me convient pas, et j'ai pris pour vous, mademoiselle, d’autres engagcincnts. Le ciel m’a donné un neveu dont la tendresse et les soins font, depuis cinq ans, ma joie et ma consolation; c’est à lui que je vous destine.

VICTOBI.NE.

Il peut faire votre consolation, madame, sans faire mon désespoir; et, pour la première fois, je me verrai forcée de vous désobéir.

MADAME HE R BINE

J'ai sur vous l’autorité d’une mère, et je saurai bien vous contraindre...

victorine.

Je vous a.ssurc, le plus respectueusement possible, que je ne l’épouserai pas.

MADAME II ER BINE

C’est ce que nous verrons.

s ES ANNE.

Vous voulez donner à votre neveu plus qu’il ne vous demande : votre pupille ne fait pas partie de votre héritage.

MADA.MF. HEROÏNE.

Je sais tout ce que la malignité peut inventer de noirceurs; mais j’en crois les actions de mon neveu plus que les rapports de ses ennemis.

s ES ANNE.

Si je n’avais pas personnellement à m’en plaindre, je me garderais bien de ebereber à détruire l’illusion où vous êtes sur son compte ; niais puisque cette erreur a pour mon amour des suites aussi funestes, perinettez-

ao.

L’ AVI DK aiilUTlEIl.

mol de vous prouv€!r que ce cher neveu n'uiiiie eu vous que la fortune qu’il eu espère.

MA DAM K II KR ni ME.

Qilomnie que tout cela.

s ES A N N E.

Mais, si je vous eu donne la preuve à l'instant même.

Al AD AME II EK B IME.

I preuve !

s ES AM NE.

Page 1