‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 3Chapitre 250 sur 382 · MADAME IIERKINE, VICTORINE, MARGUERITE · texte numérisé non relu

MADAME IIERKINE, VICTORINE, MARGUERITE

.M A II 0 U H n I T E.

C’est VOUS, madame Herbine? Que je suis heureuse de vous voir dans cette maison!

MADAME HE II BINE, avec le plus vif intérêt.

Et mon frère !

VICTOniNK.

Est-il vrai qu’il y ait du danjjer?

MAnOUERITE.

Mais, mademoiselle....

VICTORINE

Je t’entends, Marguerite...

MADAME HERBINE.

Mon frère, mon pauvre frère...

VICTORINE

Ah! madame, si nous eussions été là pour lui donner nos soins?... Entrons, Marguerite.

MADAME HE URINE, s'asseyant.

Un moment; laissez-moi reprendre mes esprits.

Calmez-vous, madame, il a été bien malade; mais il est mieux : et je suis sûre que votre présence achèvera sa guérison. [Elle fait des signes hVictorine, ijuc nmdame Herbine aperçoit. )

ACTIi II, SCÈNE IX.

M.tÜAMK IIKnBlNE SC lève.

Qu'est-cc que cclii signille? des signes!... Je vois ce que c’est; on a voulu m’attirer ici; c’est une indignité; je parierais que M. Durfort n’est pas malade.

M. A no U Elit TE.

Pardonnez-moi.

VI CT ont NE.

Pourriez-vous être fâchée de trouver votre frère bien portant, vous qui paraissiez si vivement alarmée de son état?

MADAME II EU ni NE.

Je le croyais dan{;creusement malade ; je suis accourue, c’est tout simple. En jiareil cas, j ai dû oublier ses indignes procédés, l'abandon où il me laisse depuis si long-temps ; j’arrive, et c’est jioiir apprendre que l’on se joue de ma sensibilité , que l’on me tend un piège.

VICTOniNE.

Madame, vous ne savez pas encore. .

MADAME 11 EH ni NE.

Je sais tout, je vois tout, mademoiselle. Votre Sesanne, déjoué une première fois par mon neveu, a renoué la partie avec monsieur mon frère, et probablement vous êtes d’accord avec eux.

VICTOniNË.

Vous ne me trouverez jamais de moitié, madame, dans la ruse la plus innocente, quand elle aura pour objet une personne que je dois respecter.

MADAME H E II U I N E , « Marguerite.

Terminons. Mon frère est-il malade?

L’AVIDE HEIUTlElt.

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