ACTE II, SCÈNE XI
DURFORT, se ranimant.
Eh mais! c'est extraordinaire.
OR P H ILE, avec empressement.
Quoi donc?
DURFORT
Je me sens....
ORPIIILE.
Plus mal.
DURFORT
Au contraire : je ne sais quelle révolution se fait en moi. Le docteur Ciiraudome l’avait annoncé ; j’éprouve
un bien-être inattendu , une augmentation de force
C’est incroyable.
Ah! mon Dieu! se pourrait-il? (à part.) quel
soupçon!....
DURFORT
Cela tient du miracle.... (// s'agite.) Voyez-vous.... voyez-vous.... Je me lève! je me soutiens.... donnez votre bras.
LE îiOTMKE, paraissant soupçonner la ruse.
Voilà une guérison bien extraordinaire.
^ • DURFORT
C’està voCs, mon neveu, que j’en suis en partie re devablc; vos voeux sont si purs, si ardents....
ORPHILE.
Le ciel les exauce; il ne manque à mon bonheur que la présence de ma tante.
DURFORT, ouvrant la porte de la chambre vers laquelle il s’est avancé avec Orphile.
Il n'y manque plus rien, car la voici.
3(0 L’AVinE HÉRITIER.
Le notaire se lève avec surjn-ise, hi plume à la main. Sesannc, l'iclorine et madame Ilerbine sortent de la chambre avec des Jlambeau.c ; f'alentin entre par le fond; Orpliile reste pétrifié.