ACTE n, SCÈNE XII
LK SOTAIIIE.
Hi'puis trois jours.
VALENTIN
Il est mort; vivat!
ü n P II 1 1 . E.
Vous avez passé l’acte; ainsi plus de doute.
|le notaihe.
Il est écrit tout entier de la main de M. de Valmont.
SESANNE, à part.
Valmont!... d’Amérique ; si c'était!.. Je verrai Courval.
O n P ni L E , au notaire.
Rendons-nous sur-le-cliamp à la maison du testateur.
LF. NOTAIHE.
Si monsieur votre oncle veut permettre...
D E n F O HT, mi notaire.
Allez, monsieur; dieu merci, je suis moins pressé de faire mon testament , que mon neveu ne l'est de lire celui de son parrain. {Ils vont pour sortir.)
O H P IM L E, les ramenant (lun air solcimel.
Mon oncle, ma chère tante, je puis avoir quelques torts apparents; mais l’instant <|uejc prends pour les réparer doit être à vos yeux la preuve que ce n’est pas à mon coeur qu'il faut les attribuer. Vous aimez tous les deux votre charmante pupille. Vous m'avez accordé sa main quand vos bontés étaient le seul droit que j’eusse pour y prétendre. Aujourd'hui que lu plus brillante fortune m’est tombée en partajje, je ne balance pas à la déposer à ses pieds. Heureux de pouvoir, à ce prix, mériter son estime et reconquérir votre affection !
MADAME II E R H I N E , Ù SOU frète.
Que dites-vous de ce dernier trait?
L’AVIDE HÉRITIER
DÜBFOHT.
Je ne sais plus qu’en penser.
O R P II I L E
Je vais de ce pas prendre possession de mon hôtel, où je me flatte d’avoir demain matin le bonheur de vous recevoir.
VALENTIN
Le diable sera bien fin s'il nous en déloge. ( Orphile, V alentin , et le notaire sortent. )
VICTORINE
Ah! Sesanne, je ne vois plus d’espérance.
SESANNE, sortant.
Je ne perds pas si facilement courage; conservez-moi votre cœur, c’est tout ce que je vous demande.
{Il sort.)
MADAME HEHBINE.
Mon frère, nous sommes réconciliés, et j’espère que vous vous réunirez à moi pour taire entendre raison à mademoiselle.
DURFORT
Ma sœur, je ne demande pas mieux; mais, d’abord, tâchons d’être bien sûrs d’avoir raison nous-mêmes.
FIN DU SECOND ACTE