SCÈNE VIII
ORPIIILE, VALENTIN. Ils se régardent un moment en silence. Valentin va pour sortir.
onpiiil.K.
Où vas-tu?
Valentin.
.Te vais serrer mon habit noir.
ORPHILE.
Vit-on jamais un hoinine plus infortuné!
VALENTIN
Monsieur, faute de pou voir hériter de quelqu’un, avant peu on héritera de nous. Hélas! notre testament ne sera pas long ; Jean s'en ira tout comme il est venu.
Après quinze ans d’espoir trompé, de vœux superflus, d’obstacles inouïs, j’hérite enfin; et, par un coup du sort qui n'a jamais eu d’exemple, je me trouve trop heureux de pouvoir renoncer à la seule succession qui m’échoira peut-être dans le cours de ma vie ; tandis qu’un Sesanne, sans SC donner la moindre peine, sans savoir ce qu’il fait, arrive au but que je poursuis sans relâche et sans succès: mais je n’en aurai pas le démenti; je lasserai la fortune à force de patience. J’ai un parent très riche à Sinyrne; il m’a souvent écrit d’aller le rejoindre; je pars.
VALENTIN
Allons à Smyrne ; c’est un bon pays ; la peste y passe de temps en temps, et l'on a pour hériter cette chancelà de plus qu’ailleurs.
FIN DE l’avide héritier.