ACTE 11, SCÈNE II. .lyç
CADAV.M,.
Qu’un amant a, dit-ou, enlevée du château fort où sou vieu.x mari la tenait enfermée.
DON LOPEZ
Cet amant, c’était moi.
CAD AVAL
Diable!
DON LOPEZ
Et cette jeune comtesse Villaflor qu’un désespoir d’amour a jetée dans un cloître?
CAD AVAL
On accusait le marquis Adeinira d’étre le coupable...
DON LOPEZ
C’était moi.
CADAVAL
Eh! que ne parliez-vous, seigneur don Lopez? on saurait à quoi .s’eu tenir sur votre amabilité, et vous ne passeriez pas pour un ministre entièrement dévoué au gouvernement défunt.
DON LOPEZ
Quelle idée! Nous autres courtisans, nous n’avons pas l’habitude de brûler notre encens autour des tombeaux; et c’est un genre d'adulation auquel je suis moins sujet qu’un autre. Quoi qu’il en soit, rien n’est perdu; il est probable que pour opérer les changements qu’il médite, le roi attendra la fin de sa querelle avec don Fernand de Bragance ; jusque-là, Cadaval , tu peux lui faire adroitement sentir de quelle importance il est pour l’état et pour lui, en réformant les autres ministres de son père, de me (onserver, moi; je puis le servir avec d’autant
LES intrigi:es de cour.
4oo
plus de zèle que cette fois je ne ferai violence ni à mon c.iractère, ni à mes hal>itiides.