SCÈNE V
LKS MÊMES, DON LOl’EZ.
LE n O I , apercevant don Lapez.
Ah! don Lopez !.... j'avais peine à vous reconnaître: ce manteau court, ce chapeau chargé de plumes; le marquis Ademira n’est pas plus élégant.... en vérité la métamorphose est complète.
DON LOPEZ
Sire, votre auguste prédéce.sscur exigeait une .sévérité de nneurs et de costume à laquelle je me suis fait une loi de me soumettre....
LE nul.
Mou père avait l'esprit et les goûts de son âge, seigneur don Lopez; mais je ne pense pas qu’il exigeât des jeunes gens les vertus elles habitudes de la vieillesse.
DON LOPEZ
Je prie sa majesté de croire que j’ai mes passions tout comme un autre , mais que je sais toujours les orner d’excellents principes. Par exemple, j’ai toujours cru qu’il n’y avait rien de ridicule au monde comme un Caton de vingt-cinq ans.
LE noi.
Si ce n’est un étourdi sexagénaire.... [en s'adressant à la foule des courtisans.) Messieurs, avant peu vous connaîtrez les personnes que j’ai choisies pour composer mou conseil. Ne vous étonnez pas si le choix ne tombe point exc:lusiveuient sur ceux qui m’approchent de plus près; il est plus facile d’obtenir ma faveur que ma con-
ACTK II, SCÈNE V. 407
liuiicc.... ( en tes congédiant. ) A ce soir, messieurs ; la fête sera superbe. Vous savez combien l'objet en est cher à mon cœur.... Demeurez, Théoton.