‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 3Chapitre 320 sur 382 · ACTE 11, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE X

mes instructions, je lui tire légèrement la moustache; tout-à-cou|i le maudit émissaire, que dieu confonde, tombe sur moi comme un furieux et sans regarder où il frappe.... on aurait dit qu'il avait mille bras.... Je perds patience, comme vous pouve?. croire; je veux tirer mon épée.... ô fureur! ô disgrâce! elle était cassée dans le fourreau... ( il ta taontre.) ie ne perds point la tête, et me souvenant à propos de ce mot sublime d’un ancien ;... Frappe, lui dis-je, niais écoute... il commence paruseraïupleinent de la permission, mais il s'arrête cnGn au nom de votre seigneurie illustrissime, que jeprononce d’une voix de tonnerre... Nous nous expliquons alors; il reconnaît sa méprise et me propose la réparation à laquelle j’ai droit.

LE DUC

Vous l’acceptez?

CODILLAR.

Mort de César! si je l’accepte... Cependant comme la punition que je r^ferve ù ce matamore, pourrait nuire à vos projets, je lui ai permis de vivre jusqu’à nouvel ordre.

LE DUC

Êtes-vous sûr, chevalier Codillar, que cet homme soit bien celui auquel je vous adressais ?

CODILLAR.

11 en est convenu.

LE DUC

11 vous a donc remis l’écharpe dont il était porteur?...

CODILLAR.

Il ne m’a rien donné; rien du moins, que je puisse vous rendre.

TnfiTnr. t. iii.

LES INTRIGUES DE COUR

LE DUC

Mon cher Codillar, je savais bien que vous étiez un fort mauvais sujet , mais je ne savais pas que vous fussiez un poltron;je le vois, vous avez accaparé touslesvices; c’est un véritable monopole.

CODILLAR.

Monseigneur, ceci passe la plaisanterie, et je suis forcé de vous faire souvenir que je suis gentilbomme....

LE D U C , sortant.

Eli bien! mon cher, tant i»is pour nous... Quoi qu’il en soit, nous viderons cette affairc-là quand vous aurez airangé l’autre: en attendant, soyez discret sur l’aventure d'.Umada ; il y va de votre tête....

c O n I L L A n , setiL

De ma tête! vous verrez qu’il m’aura fourré dans quelque complot. Faites-vous échiner pour ces gens-là... De quoi diable aussi vais-je me mêler! Que m’importe à moi la maison de Bragauce ou la maison d’Avis? advienne qui régnera, je ne suis chargé que A soin des Codillars.

FIN DU SECOND ACTE

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