‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 3Chapitre 379 sur 382 · ACTE V, SCÈNE XI. 48r · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE XI. 48r

devant laquelle il est traduit. V'iséo avait invoqué en sji faveur les lois de la chevalerie et le jugement de Dieu. Ma cause était juste, j’ai accepté le combat, le duc a cessé de vivre.

En inoiitant sur le trône, j'ai promis de grandes réformes; si j’ai tardé à les opérer, c’est qu’il faut bien réfléchir, même pour déplacer un abus. J'ai consulté les besoins de l’état et ceux du peuple, et j’v satisfais en confiant la présidence du conseil à riioniine le plus habile et le plus vertueux du royaume; j’en ai investi don Pédre Tbéoton, à qui je donne pour collègues au ministère l’amiral Freytas, le marquis Adeiiiira, neveu du duc de Viséo, et le comte Âuréliano, que ce jour a comblé de gloire.

Fidalquès, les principes de mon gouvernement sont aussi simples qu'invariables; je serai lidélc aux lois fondamentales du pays; je connais la tyrannie des grands, je la réprimerai : je ne veux point de vassaux qui ne soient mes sujets et ceux des lois, auxquelles je me soumets moi-même. Quand il sera question d'impôts, j’examinerai d’avance quelles sont les dépenses superflues, et je m’efforcerai de rendre la justice comme elle sera rendue quand les secrets des cœurs seront révélés : j’honorerai les lettres, j'encouragerai le commerce, et je ferai respecter l’indépendance du Portugal. Vous savez, messieurs, tous les secrets de mon gouvernement.

Hésolu d’associer à mon trône une compagne qui m’aidât â remplir la tâche glorieuse que je me suis imposée, je n’ai point consulté la politique sur le besoin de mon cœur; c’est dans une famille portugaise que j’ai qlioisi mon épouse; les services de son père sont les If l'IlCArHE. T. III. 3|

LES INTRIGUES DE COUR, seuls titres qui d<5ooreiit son nom; mais scs vertus, sa beauté , sont (li{;nes du diadème; je l’offre devant vous à l'Iorida, tille du comte Auréliano. {Il descend du trône, et s’avance vers Florida, ijitil prend par la main et conduit vers sa sœur.) Princesse, et vous, Eidalquès, vous voyez celle que mon amour élève au rang de votre reine.

F I. U n I ü A veut se jeter aux genoux du roi.

Sire! c’est à vos genoux....

{I.e roi la relève et la présente à sa sœur <fui l'embrasse. )

UN OFFICIEIl DU PALAIS.

Le roi permet qu'on se retire.

( Tout le monde se retire après avoir salué le roi, Diane , et Florida. )

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