‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 3Chapitre 72 sur 382 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

J’ai cru qu’il était temps de porter les (grands coups ; En mariant sa fille à monsieur de Servière,

11 doit compte des biens dont elle est héritière ;

Mais CCS biens, quels sont-ils? d’où lui sont-ils venus? A quel titre légal lui sont-ils dévolus?

M. VU HEV EUS.

C’est ce qu’il faut savoir.

E.v B.vnoNNE.

Et voilà mon ouvrage.

I«t fortune provient d’un immense héritage Qu’un parrain d Ernestine, à son dernier moment.

Lui légua, m'a-t-on dit, par nn bon testament.

M AUnEVERS.

J’entends : le testateur, pour cette jeune fille, Déshérita les siens, et frustra sa famille.

II n’en a pas; du fait nous sommes assurés;

Mais pour quelques raisons, que vous devinerez.

J’ai cru qu’il serait bon de brusquer cette affaire:

Par un petit mensonge alarmons le beau-père.

Et faisons-lui prévoir quelque grand embarras.

S’il existe un enfant?...

LA BARONNE

Il n’en existe pas ;

Mais si l’on parvenait à le lui faire croire?

Si nous imaginions une petite histoire.

D'un enfant naturel que vous auriez connu?

MAUREVERS.

Eh! mais, attendez donc.... c’est un point convenu.

Je dirai que l’enfant.... Est-il garçon bu fille?

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