LES MÊMES, FÉLICIE, ERNESTINE
LA BARONNE
LA B A R O N N E , en /ui mettant son schall.
Ma chère, couvrez-vous.
ERNESTINE
Je n’ai pas chaud.
LA BARONNE, insistant.
Allons , par amitié pour nous.
( au comte. )
Comme elle danse !
LE COMTE
Oh ! oui : l’on n’a pas plus de grâce.
PRÉVAL
C'est véritahlcment à retenir sa place.
ERNESTINE
La vôtre était au jeu , que vous ne quittez pas.
PIIÉVAL.
Nous n’avons pas perdu le moindre de vos pas.
( montrant le comte. )
Demandez il monsieur, nous admirions ensemble:
Aussi galant que lui, mais plusjuste, il me semble.
Qu'à cet empressement, en comptant bien les voix,
( montrant Félicie. )
Mademoiselle aussi peut réclamer ses droits.
FÉLICIE
Je ne réclame rien.
LE COMTE
Lorsque l’esprit balance,
TBÉITKE. T. III. 8
ii4 L’HÉRITAGE.
Le coeur peut à son gré donner la préférence,
Je ne compare pas; je choisis.
PRÉ VAL
D'autant plus
Que l’une danse mieux de trois cent mille écus.
EltNESTiNF, à la baronne, à part.
Ah! débarrassez-moi , ma chère, je vous prie.
De ce monsieur Préval et de sa Félicie.
(bas.) (haut.)
Restez avec le comte; eh bien! que faisons-nous?
( a Félicie. )
Tous vos admirateurs soupirent après vous.
FÉLICIE
Madame, de l’avis je vous suis obligée.
PR É VAL, à Félicie.
Vous savez qu’avec moi vous êtes engagée Pour cette contre-danse.
Après moi; c’est mon tour.
PHÉVAL, à part, à Amédée.
(à la baronne et à Ej-nestino, Il revient bien souvent. Mais parlons sans détour; Vous êtes tous les trois gênés par ma présence ;
Eh bien ! je sors ; mettez à profit mon absence ,
Car je vous avertis que bientôt je revien Savoir le résultat de ce doux entretien.
A CT K IV, SCCNK X.