I.K CO MT K
Bon! tout autant qu’il faut Chacun de nous sait bien tout ce que l'autre vaut;
Et de mon choix du moins je puis me rendre compte. ERNESTIXE.
Entre monsieur Préval, et vous, monsieur le comte.
Je ne vous cache pas qu'un penchant plus ancien....
LF, COMTE.
Un caprice d’enfant;... oui, je sais, ce n’est rien.
Dans un cercle bourgeois Préval a son mérite;
Dans le quartier d’Antin c’est toujours lui qu’on cite ; Et je ne connais pas de dames au Marais,
Près de qui ce monsieur n’ait le plus grand succ'ès. J’estime fort les droits où sa fierté .se fonde;
Mais si l’on veut un rang, un état dans le monde,
A l’éclat de la cour si l’on veut s’exposer.
Ce n’est pas lui, je crois, que l’on doit épouser.
'Vous ne m’obligez pas ici, mademoiselle.
D’établir entre nous un plaisant parallèle;
Et, tout en estimant beaucoup monsieur Préval, Vraiment je ne saurais voir en lui mon rival.
Après cela pourtant vous ne devez pas craindre Qu’une fois mariés, je veuille vous contraindre D’adopter mon avis et d’épouser mes goûts.
On ne prend point un maître en prenant un époux.
Qui veut garder ses droits respecte ceux des autres.
Je verrai mes amis, et vous verrez les vôtres,
Avec l’attention de ne point réunir
Des gens qui ne sauraient jamais se convenir.