LA B A BON NE
A tous nos jeunes gens elle tourne la tête ;
Monsieur le comte seul échappe à sa conquête ;
Encor se flattait-elle, à l’instant, devant moi.
De le ranger bientôt sous la commune loi. ,
LE c O M T E , à Ernestine.
Je ne conteste pas le pouvoir de ses charmes;
Mais contre eux, prés de vous, je trouverai des armes.
EHNESTINE.
Je ne répondrais pas d’un combat incertain.
{à la baronne, à part. )
11 faut absolument qu’elle sorte demain.
LA BABONNE, à Ernestine.
Cela n’est pas possible avant le mariage.
( à part, à Solivard. )
On ne peut, sans danger, différer davantage.
SOLIVABD.
Puisque l’on est d’accord, voyons, qu’attendons-nous
lao
L’HÉRITAGE
Pour prendre jour?
ERNESTlNRjù part, à Solivard.
Monsieur...
LE COMTE, à Solivard.
Je m’en rapporte à vous.
SOLIVARD.
La baronne, je crois, ne nous est pas suspecte;
Chacun de nous l'estime...
EBNESTINE.
Et l'aime...
SOLIVARD.
Et la respecte.
LE COMTE
Eh bien ! promettons-nous de suivre son avis ?
Qu’elle fixe le jour.... le moment....
SOLIVARD.
J’y souscris;
Je donne mes pouvoirs à la chère baronne.
LE COMTE
Moi, les miens.
EBNESTINE, à la baronne.
Emestine à vos soins s’abandonne.
LA BARONNE
J’ai carte blanche ; eh bien ! pour premier résultat. Demain à déjeuner nous signons le contrat.