‹ Œuvres complètes d'Helvétius (volume 2)Chapitre 142 sur 203 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

De timpression des arts dagrémens sut topulent oisif»

U^ riche est^l par se$ emplois nécessité à un iravoii que l'habitude lui rend agréable ; un riche ^'est-dl Sàiib des occupations : il peut , coii^me l'homme d'une for^ tune n^édiocre, facilement échapper '4 Teânui.

Mais où trouver des riches de cette espèce ? quelque^ fois en Angleterre, où l'argent ouvre la carrière de l'ambitton. Partout ailleurs, la richesse , oompâgpe de l'oisiveté, est passive dans presque tous ses amuaemeas. Elle les attend des objets environnans ; et peu de ces objets «citent en elle des sensations vives. De tçUef sensations ne peuvent d'ailleurs ni . se succéder rapi-dément, ni se renouveler chaque instant. La vie de l'oisif s'écoule donc dans une insipide langueur.

En vain le riche a rassemblé près de lui les arts d'àgrémens; oes arts ne peuvent lui procurer sanstessd de^ impressions nouvelles , ni le soustraire long-rtemps à son ennui. Sa curiosité est si tôt éraoussée, l'oisif est si peu sensible, les chefs-d^œuvre des arts font sur lui des impressions si peu durables, qu'il faudrait, pour l'amuser; lui en présenter sans cesse de nouveaux.

SECTION Ym, CHAPITRE XX. 471

Tous les ârtîsies d'un empire ne pourraient à cet égard subvenir à ses besoins.

Il ne faut qu'ua moment pour admirer $ il faùl un sièole pouk* faire des ohoses admirables. Que de richps <»sifsy sans éprauver de sensations agréables , passent journellement sous oe magnifique portail du vîeuic Louvre que r^trangef contemple avec étonnement ! '

Pour sentir k dîfficnltë d'amuser un riche oisif, il feut obserfier qu'il n'est pour l'homme que deux états; l'un où il est passif, Tautre où il est actif.

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