CHAPITRE XX^iV
L'intérêt cache au prêtre honnête homme les maux du
papisme.
Lies contrées les plus religieuses sont les plus incultes. C'est dans les domaines ecclésiastiques que se manifeste la plus grande dépopulation : ces contrées sont donc les plus mal gouvernées. Dans les cantons catholiques de la Suisse régnent la disette et la stupidité; dans les cantons protestans , l'abondance et l'industrie. Le papisme est donc destructeur des empires. Il est surtout fatal aux nations qui , puissantes par leur commerce, ont intérêt d'améliorer leurs colonies (i), d'encourager l'industrie et de perfectionner les arts.
Mais chez les divers peuples, qui rend l'idole papale si respectable? la coutume. Qui , chez ces mêmes peuples, défend de penser? la paresse : elle y commande aux hommes de tous les états. C'est par paresse que le prince y voit tout avec les yeux d'àutrui ; et par paresse , qu'en certains cas les nations et les ministres chargent le pape de penser pour eux. Qu'en arrive-l-il ? que le pontife en profite pour étendre son autorité et
détruire une erreur. Quant a la véHté , âon germe est indestructible. Il est sans douté stérile, si le puissant ne le féconde; mais il subsiste .* et si ce germe doit son développement au pouvoir, ii doit sou existence à la philosophie.
(1) I^es colonies naissantes se peuplentpar la' tolérance ; et, pour cet effet , il faut y rappeler la religion aux principes sur lesquels JcsusTa fondée.
confirmer son pouvoir. Les princes peuvent -ils le lixniier? oui, s'ils le veulent fortement. Sans une telle volonté, qu'on n'imagine pas qu'une Église imoléraptt^ rompe elle-même les fers dont elle enchaîne les peuples. ^ »
L'intolérance e^t une mine toujours chargée ^us Ip trône, et qvie le mécontentement ecclésiastique f|t toujours ptét d'allumer. Qui peut éventer ceUe mine? la philosophie et la vertu. Aussi l'Église a-t*-elle voujouns 4écrié lès lumières de l'une et l'huRipnité de l'^ulr^;, a-t--elle toujours peint la philosophie et Ip vertu sous des traits difformes (i). L'objet du clergé fut de les décrédîter, et ses moyens Turent les calomniés. Lés hommes en général aiment tniétix croire qu'examiner ; et le clergé, en conséquence , vit toujours dans lapa^ rèsse de penser, le plus ferme appui de la puissance papale. Quelle autre cause eût pu fasciner les yeiÉi des magistrats français sur le danger du papisme?
Si, dans l'affaire des jésuites, ils montrèrent pour leur prince la tendresse la plus inquiète ; s'ils prévirent alors l'excès auquel le fanatisme pouvait se porter^ ils n'aperçurent cependant point que^ de toutes les religions, la papiste est la plus propre à l'allumer.
L'amour des magistrats pour le prince n'est pais douteux : mais il est douteux que cet amour ait été en eux assez éclairé. Leurs yeux se sont long ^ temps fermés à la lumière : s'ils s'oavreht un jour, ils apercevront que la tolérance seule peut assurei^ la vie des
monarques qu'Us chérissent. Ils ont y,u le ianati^Oij?
çence d^racou^é,, rUa fl(*hb49ve plus les phUosophe^ <|iie k h^oe dp S9ççrdoç^ .: jamais Ucl&B^ 0e cita 4e faits, cooti^e.fiui» li prèles jM&ouâappînt dejflissassîttftt ick JEiévrtIV, de la sédition de Madrid; de la coospij^atioÀ df Samt-Don9iQgûi&* Ge SvA nxa xnQwet j^op ,im .pbiloâ^phe qui , rsomée dernlècc , j encourageait les^^oii^iiâniasfMi* crer les blancs.
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He peoKMi y sur «n objet » impcMnant , icmJIIu Faiteotiem de» magistfats et les écLûiei siv les dangers goupuA^ rmuAénnt p^mne cspoocn toi^cxirs ks