‹ Œuvres complètes d'Helvétius (volume 2)Chapitre 37 sur 203 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

De l'inégale perfection des organes des sens*

Si , dans les hommes , tout est sentir physiquement , ils ne différent donc entre eux que dans la nuance de leurs sensations. Les cinq sens en sont les organes -: ce* soai les cinq portespar où les idées vont jusqu'à l'âme. Mais ces portes sont-elles également ouvertes dans tous? et, selon la structure différente des organes de k vue, de l'ouïe, du toucher', du goût et de l'odorat, efaaeun ne doit-il pas sentir, goûter, toucher, voir, et entendre, différemment ? Entre les . hçmmes , enfin ,; «a sont-oe.pas les plus fimsDakeat orgaaisés qui doivent avoir

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en ayQÎr ?

jli'efpéiietiqe fi'e» f a# , fu,r içe fK)i]it ^ 4'9ÇGpr4 ^?iEip Jle r^ôsoiiDueip^ep^ : eUe dçj^^omr^ bien m^ ^çW 9 nçis sep^ .que nous diemps i»/ps îd^ ; 9pa« ^I|(e nfs déi^ç^rp ppiitt que )'eByr4 soit fjon^ows m ppu^ propprtîpw^ |t la ^epae plys pH /DOkoina ^a^de 4e <:^s iw^Q^c;» ^R^- 1^ femmes^ pair e^^^eniple^ 4pi>>t U pcsWf phis d^li^t^ ^ii^ celle 4<^ iiiqiiiipe^, leiK dpjgi^e pjw 4^ fii;ie99e 4auf |^ fem 4a uwcber, ;a'4>nt p^ p|w 4'e^t (a) ^^i Vpl- Itfir^ j <fW «cet Jboffiine pept-^re le plus itpnnanlt 4^ tQfis p9^r la fécKm^iU , T^âte^da? e( )a ^Pfersi^ 4(^ «^

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Homère et fifiUoja iur^eiH ai^euglea 4^ hf>nue h^urç^ Pn 9veMgjUmeut si préniaturé ^ppposajit qa^lqi^e fîpç dans l'organe de leur yi|e : x^epeijMis^nt ^ifelle in^^g^j^ tjpa pluji forf^ et plu$ {n-ilUat^ I On f^ï pWt dire pliant de Buffon : il avait les yeux mjc^e^ ; et fsep^^dl^nt quelle tête plus vaste et quel style plus coloré (3) ! De quelque

(i) Elntre les hommes le j4iis par&itement oiiganisés , s'il en est peu de spirituels , c'eâ|t ^ 4H-oq , pafcf q^9 l^^prit est Teffet combiné de la finesse des sens et de la bonne éducation, âoit : mais dans cette supposition, il serait du moins impossible <f^une bonn^ éducation , sans une 'finesse paptiotflii^re et remarquable des secs , pAt Ibrmer de grands hommes. Or, ce fait est démenti par Texpérience.

(1) VoTg9,T^i^i\QT^ dçs .deux çeses.es^, sans do^^e, tj^ès-différentç à certains égards : mais cette différence doit-elle être regardée comme la cause de Tinfêriortté de l'esprit des femmes ? Non : la preuve da contraicf ,:c^-wtfpi^iifi\h(etm^ o^tajsutoig^niséeftooimfuulvKiime, ^ulle eu çp^fyfw^ n^ 4evj:aiH ^vqir autant 4'ç»pri^ Çepen^aiil, (jue de femmes célèbres ne le cèdeut point aux hommes eu génie ! Si les femmes leur sont en général inférieures , c^est qu'en générdi elles reçoivent encore uue plus mauvaise éduoatioki. Comparons ensen^blo ^P^rlqnnç?^ 4^ çppditiçi^ tt^-idiflBrçnt^, M^« qjft^ les pri^^^f9 et les femmes de chambre ; je dis ^u'en ces deux états les f<|mmes ôiit communément autant d^sprit que leurs maris. Pourquoi ?cW que les deux sexes y reçoivent uiie aussi mauvaise éducation.

(3; On n'a point ^bser^vé qjao k sens de k vue £ftt, ^sIm pbi

SECTION ïf 5 tkÂvir^E XII. flf

ihànièTè (pfôW ifuefroge Fèîperieftce, elle répondra toiii^ôto^ ^&e iaf pïtté mt ïA6\M gratutie supérioritë des es^^, é^ liidêpei^èBtkle dé la piu^ ùk moii^ gi^inde f^vreetiôH d^s^ÔfgméÉde^sms^f ^ cl;aé'ioiiélésh6t^rms tdithfiîvàiénÉétiii hieti érgàilisés $b<it' dtôu^ pa*!^ la nà^ turè' dé là fibeàs^ dé SttB^ n^jcessailte pour s'élever aui ginsrïÉii^s' àéifWfërtést 6ii ihattféiktôtiqaeâ', éMmié ^ pôli-^ thjûte», physique, ete. (i).

&i 1^ ^tàiifltltkiîé de Vesp^itf sràp^sàit uHé si grande p^f^féétidndacfis^ites^ôrgâiVés, â^rfntd'én'gbgiei*uri homme dferrts êés ëmdès difBcitey, et dé le faire entrer, par eiëitiple , dalW ht eàtriète éé» lettres ou! âk la poli-» tîque^ il fâùdfaîiî dôiic éxaûflftÉte^ s'it a Fcêit de f aigle , lé ta^t dte la sén$it)îte^ le néa dW i*enard, et ForeiHe de la taupe. ^

gl^a^jS^ p^iblfr^^, de béAiiiioiàf^ âtt^érieur m ûntsàé k celui cbCsaUtfts ho'mi^fiës r

(i) Bfems k supposition où' Icf plus^où niomffd'êspt*itdéjJélidli de' là* ihïesse' ]^lùs où itioiris' grâl^die deî^ sens, il e^f pï'dbable' qutf fes) diverses f eiWpéfâtùreB dfe Pâii^ , k dii^ence dfey latitudes' et diss alinnôiis , auraient quelque influencé' suV les" e6pi*its 5 qti'eti coi^sé^ qti^rt'cie', îsr contt-éer^ pl\i^ ftrvoris^e dW diél' gi'oduirait lies' HaBitâxis lés pltis^ Spirituels, Ot, depuis' IV cottimencertietit dès ^èdifes^, comment imagiiief qti'e des* ïiai^itiaiis u'eusseut pas acquis' une si^^pénorSté marquée' sur les aftitrés' nations j qu'ils ne se Hissent pas dbnfté l'es meîïlfeuteS lois ; qu'ils n'eussent pds", en Conséquence, été les' mieux gotrve'r^és ; qu'flslt'eussént pas*, à'ia longue , asservi les autres nations, et enfin produit , en tous les genres , le ptus grand nombre dTHommes céWBreS. '

lécKihdt gfeérateur d'un tfeï pcuplef est encore inconnu. fi'Histoife ne rnnnilre en auttin d'etiif urte constante supériorité d'esprit sur les antres : elfe-proùvfe âu'cotifï'aire quié, depuis Ôélî jusqu'à Pétfersbourg, t6ns l'es jfTeùpie^^ ont été sûcces^^?em'ent imbécîîles et éclairés; que, dîins' Bes mêmes |>dsitiùns', toutes les nations , comme lé i^emaifque ' Rdbertlscrb', ont les méihes loîs , le même esprix, et qu'on retirouve , pat cette raisbn , cheîs les Américains, l'es mœiirs* des antiens Gier • nhntfs'.

La différence de la latitude et de la nourriture n'a donc aucune influence Sur îes esprits' j et peut- être en a-t-elle moins qu'on ne pfcûscsur les corps.

Il8 BE l'homme.

léCs chiens et les chevaux sont, dit-on, d'amant plus estimes qu'ils sortent de telle ou telle race. Avant d'employer un homme, il faudrait donc encore deifi^nder s'il est fils d'un père ^spirituel ou stupide. On ne fiiit aucune de ces questions : pourquoi? c'est que les pères les plus spirituels n'engendrent souvent que de sots enfans ; c'est que les hommes les ipieux organisés n'ont souvent que peu d'esprit, et qu'enfin l'expérience prouve l'inutilité de pareilles questions. Ce qu'elle nous apprend, c'est qu'il est. des hommes de g^nie de toute espèce de taille et de tempérament; qu'il en est de sanguins , de bilieux , de phlegmatiques, de grands , de petits, de gras, de maigres, de robustes, de délicats, de mélancoliques (i), et que les hommes

(i) Les plus spirituels et les plus méditatifs sont quelquefois mélancoliques , je le sais. Mais ils ne sont pas spirituels et méditatifs parce qu^ils sont mélancoliques , mais mélan*coliques parce qu'ils sont méditatifs. Ce n'est point en effet à sa mélancolie , c'est à ses besoins que rhqpime doit son esprit : le besoin seul Farrache a son inertie naturelle. Si je pense , ce n'est point parce que je suis fort ou faible , mais parce que j'ai plus ou moins d'intérêt de penser. Lorsqu'on dit du malheur : ce grand maître de V homme, on ne dit rien autre chose , sinon que le malheur et le désir de s'y soustraire nous forcent il penser. Pourquoi le désir de la gloire produit-il souvent le même efiet ? c'est que la gloire est le besoin de quelques-uns. Au reste , ni les Rabelais , ni les Fontenelle^ ni les La Fontaine, ni les Scarrpn n'ont passé pour tristes , eV cependant personne ne nie la supériorité plus ou moins gi*ande de leur esprit.

Quelques médecins , entre autres Lansel de Magny , ont dit que les tempéramens les plus forts et les plus courageux étaient les .plus spirituels. Cependant on n'a jamais cité Racine, Boileau / Pascal , Hobbes , Toland , Fontçnelle , etc. , comme des hommes forts et courageux. D'autres ont prétendu que les bibeux et les sanguins étaient à la fois et les plus ingénieux et les moins capables d'une attention constante j mais peut-on être en même temps incapable d'attention , et doué de grands talens ? Croit-on que , sans application, Locke et Newton fussent jamais parvenus à leurs sublimes découvertes ?

plusieurs enfin ont fait dépendre l'esprit de la mobilité des nerfs. Mais les femmes sont très-vivement affectées : la mobilité de leujca

SECTION ÏTjCHÀPÏTÏtE XII. ^19

les plus forts et les plus vigoureux ne sont pas tonjoùrs les plus spirituels (]). .,*

Mais 'supposons, dans un homme un, sens extrêmement fin.: qu'arriveraît-il ? que cet homme éprouverait des sensations inconnues au comnÉnn des homnies; qu^il sentirait ce qu'qn moindre degré de finesse dans l'organisation ne permet pas .aux. autres de. sentir.- Ea aurait -il plus d'écrit? Non; parce que aes sensations^ toujours stériles jusqu'au moment où on \e& compare ^ conserveraieiit toujours, entre elles les mêmes rap* ports (2). Supposons l'esprit proportionné à la finesse des sens. Il est des vérités qui ne pourraient; êtrcaper» eues que de^dix on douze hommes de la terre les mieux organisés. L'esprit humain ne serait donc point èuscep*tible de perfectibilité. J'ajouterai même que ces hommes si fînemeni; organisés parviendraient nécessairement, dans les si^ionces, à des résultats incommunicables aux hommes ordinaires. On ne connaît point de. tels résultats.

Il n'est point de vérités renfermées dans les ouvrages des Locke et des Nevirton , qui ne soient maintenant

nerfs devraît donc leur assurer une graade supériorité sur les hommes. Ont-elles en conséquence plus d'esprit? Non. Quelle idée nette d'ailleurs, se former de cette mobilité plus on moins grand^ de nerfs?

(i) Rousseau, pages 3oo et 323 de son Emile, dit : k PIua un enfant » est fort et robuste ,' plus il devient sensé et judicieux. Pour tira: » parti des instrumens de notre intelligence , il faut que le corps V soit robuste et sain. » La l^nne constitution du corps rend les opérations de Fésprit faciles et sûres. Mais que Rousseau consulte l'expérience, il verra que les maladifs , les délicats et les bossus ont autant d'esprit que les droits et les bien portans. Pascal, Pope, Boileau , Scarron en sont la preuve.

(2) Une sensation n'est, dans la mémoire, qu'un fait de plus, qu'on y peut remplacer par un autre. Or, un fait n'ajoute rien à Faptitude que les bommes ont à l'esprit , parce que cette aptitude n'est autre chose que le pouvoir d'observer les rapports qu'ont entre eux les objets divers.

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ftawiës de totu les hommes qui ^ commnxïément bien organisés, n'ont cependant rien dé ^tipërieuf dans lés sens de la saveur^ de l'odorat, de la vue, dé l'ouïe, et du toucher.

Je pourrais néme ajouter ( pnisquHl n'est rien dé aimilaîre dans la nature ) (i) i cpi'entre les hommes les plus finement organises^ il fiiut qu'à certains égards chacun le soit encore supérieurement aux autres. Tout homme en conséquence devrait donc éprouver des sensations , acquérir des idées incommunicables à ses compatriotes. Il n'est point d'idées de cette espèce. Quiconque en a de nettes , les transmet facilement auit autres. Il n'en est donc point auxquelles né puissent atteindre les hommes communément bien organisés.

La cause qui pourrait le plus efficacement influer sur les esprits , serait sans doute la différence des latitudes et de la nourriture. Or , comme je Fai déjà dit , le gras Anglais, qui se nourrit de beurre et de viandes sous un climat de brouillards, n'a certainement pas moins d'esprit que le maigre Espagnol , qui ne vit que d'ail et d'oignons dans un climat trés-sec. Schaw , médecin anglais, qui, par la fidélité et l'exactitude de ses observations, ne mérite pas moins notre croyance , que par la date peu éloignée de son voyage en Barbarie,

(i) La dissemblance des êtres existe^-elle dans leurs germes ou dans leur développement ? je l'ignore. Ce qu^l y a de sûr , c'est que la même race de bestiaux se fortifie ou.s'a£raiblit , s'élève ou s'abaisse selon l'espèce ou l'abondance des pâturages. Il en est de même des chênes : si Ton en voit de petits , de grands , de droits , de courbés , aucun enfin qui soit absolument semblable à un autre ^ c'est peutêtre qu'aucun ne reçoit exactement la même culture, n'est placé à la même exposition , frappé du même vent et semé dans la même veine de terre. Or., dans les êtres inanimés, le temps de leur développement répond k celui de Téducation des hommes qui peu^-êtrc ne sont jamais les mêmes , parce qu^aucun , comme je l'ai prouvé , Section J'^ , ne peut recevoir précisément hs mêmes instructions.

t^TT^'ém Mxm^^^^mv^r^'-

SECTION Uj CHâPitRE XII. t^\

dit y ail sujet des Maures :.a Le peu de progrés de-ceft » peuples dans ks arta et daxis Jes acîenoes n'est TeflH » d' juicune incapacité ma atupidî té tiatiirdile. hes Manrèè a> ont I e^rit délié , et même da génie; â'ils ne lapplU » qtaem point à Fétode dessciences^'c'eat qht, safia motift » d'émulation , lenr gomremement ne leur laisse ni là » liberté , ni le repos néâessai^ p<mr les cultiter et ii^ )» perfectionner. Les Manr^es , nés esclaves , comme là » phipaiftdes Orientaux^ doÎTént être ennemis de tont » travail qui n'a pâa diroctemeqt leur intérêt personnel » et; présent poar objet tx* .

' Ce n'est qu'à la lidoetfié qu'il appartient d'allnmel' ebez un peupla le icai sacré de la |^re et de l'émala^ taon* S'il est des siècles oh^ symhlables à ces oiseaux rares apportés pair un coup de vent , les grands hommeft apparsBssent tom à coop dans un empire ^ qu'on né regarde point^œtte apparitioB comme l'effet d'une cause physique^ mais morale« Dans (ont gouvernement oà l'on récompensera les talensi ees récompenses, comme les dents du serpent de Cadmns^ produiront des bommes. Si les DeBcarlea^ les Corneille, etc., illustré-*rent le règne de Louis Xlli ; les Racine, les Bayle, etc.^ celui de Louis XIY f les Voltaire, les Montesquien, les Fontendle, cftc.^ œlni de Louis XV, c'est que les arts et les sciences forent, soua ees difiérens règnes, succès-^ stremem protégés par Riefaelieti, Coibert, et le Régent. Les grands hommes^ quelque chose qu'on ait dit, n'appartiennent ni au règne d'Auguste , ni à a^ui de Louis XlV,Tnaîs au règne qui les protège.

Soutient-on que c'est au premier feu de la jernaesse^ et , si je l'ose dire , à la fraîcheur des organes , qu'on doit les belles compositions des gpnds hommes : on se trompe. Racine, avant trente ans, donna l'Alexandre et l'Andromaque ; mais à cinquante il écrivit Athalie ; et cfnte dernière pièce n'est certainement pas inférieure

U22 B£ l'homme.

aos premiéreft (i)« Ce ne sont pas même les légères ixidisq[)OsitH>ns qu^occasi(»ine une santé plus ou moins délicate, qui peuvent éteindre le génie. On ne jouit pas tous les ans de la même santé ; et cependaift l'avocat gagne ou perd tous les ans à peu nombre près le même de causes : le médecin tue ou guérit à peu près le même nombre de malades, et l'homme de génie , que l|e disiraient hi les affaires , ni les plaisirs, ni les passions vives, ni les maladies graves, rend tous les ans à peu prés le même nombre de productions.

Quelque , différente que soit la nourriture des nations, la latitude qu'elles babitent, enfin leur tempérament, ces différences n augmentent ni ne diminuent l'aptitude que les homq^s ont à l'esprit. Ce n'est donc ni de la force du corps , ni de la fraicfaeur des organes, ni de la plus ou moins grande finesse des sens ; que dépend la plus ou moins grande supériorité de l'esprit. Au reste , c'est peu que l'eipérience démontre la vérité de ce fait; je puis encore prouver que si ce fait existe^ c'est qu'il ne peut exister autrement : et qu'ainsi c'est dans. une cause encore inconnue qu'il faut cbercber l'explication du phénomène de l'inégalité des esprits.

.Pour confirmer la véiité de cette opinion , je crois qu'après avoir démontré que, dans las hommes, tout est sentir y il faut penser que, s'ils diffèrent entre eux, ÇKÇ n'est jamais que dans la nuance de leurs sensations.

(i) Au bout d'un certain nombre d'années , on n'est plus , dit-on., le même composé. Le Voltaire de soixante ans n'est plus le Voltaire de trente. Soit : cependant l'un et l'autre ont également d'esprit. Si deux hommes , sans être parfaitement similaires , peuvent sauter aussi haut , courir aussi vite , tirer aussi juste » jouer aussi bien à la paume j deux hommes , sans être précisément les mêmes ^ peuvent ûonc avoir également d'e*sprit.

SECTION n, CHAPITRE XÏII* laî

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