‹ Œuvres complètes d'HelvétiusChapitre 38 sur 74 · LETTRE XXVI · texte numérisé non relu

LETTRE XXVI

Il est vrai ^ mon très-cher philosophe persécuté , qut vous m'avez un peu mis dans votre livre in oommwd martjfmmi mais vous ne me mettrez jamais in communi de «ceux qui vous aiment et qui vous estiment* Oa vou$ avait assure , dites-vous ^ que vous m'aviez d^plu* Ceux qui pe^vent vous dire cette chose qui n'est pas» commo s'exprime notre ^mi Swift , sont enfans du diahle- Vous» me déplaire! et pourquoi? et eu quoi? Tous en qui gratia,fama i vous qui êtes né pour plaire » voas 4fii(9 }'ai toujours aimé , et dans qiii j'ai ehéri toujours ^ ae«« puis votre enfance , les progrès de votre espiit* Qn avait, comme cela^ dit à Puclos qu'il m'avait déplu ^ et que je lui avais refosé ina voix à l'Académie* Ce sont en partie ces tracasseries de MM« les gens de lettres^ et ^encore plus les persécutions, les calomnies, les iater* prétations odieusel des <^ses les plus raisonnables, U petite envie , les orages continuels attachés à la litiéra*ture , qui m'out fait quitter la Fraiïte* On v^fkd très- Inen des terres pendant la guerrej, vu que cette guerre earidiit ett MM* Ijcs trésoriers de l'extraoniinaire^ et MM. les entre|)rexieurs des vivres.^ fourrages^ hôpitaux » vaisseaux , «cordages , hœuf salé , artillçiûe ^ chevaux^ poU-> dre, et MM. leurs commis^ et Mftf . leurs bquais^ ^ mesdames leurs putains. J'ai trois tf rres ici, dont une jouit de toute franchise , comme le franç-aieu le plus princier ; et , le roi m'ayant conservé par un brevet la* charge de gentilhomme ordinaire , je jouis de -tous les

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DE VOLT^IM A pELVETIUS. :^!Xf

droits les plus agréables. J'ai terres aux confins de France, terre à Genève, maison à Lausanne , tout cela dans uA pays où il n'y a pas d'archevêque qjçà excommunie les livres qu'il n'entend pas. Je vous offre tout ; disposez-en. Cet archevêque dont vous me parlez ferait miei^ d'obéir au roi et de conserver la paix , que de signer des torcheculs d^ maudemeo^- 1^ parlinpi^^t r tr^if^Uon f^\, il y a quelque^ aQ4ées , d'e» bpùl^r qt^islqu^i^uos, et f^r^^ fort mal die SQ mêler d'mi livre de metap^ysiqvte pqrr tant privilégia d^ roi? J'aip^ri^i^ mi^^^ qu'il me f\lt justice de la banqueroute du Gl^ d^ S^mu^l B^rn^rd » Juif 9 fil$ 4^ ^uil'^ mort furifîtan/^nt d^ la n^ai^on d^ la reiu?j ms^îtfe d^ req^êti^af riqhe 4^ PWf mi})iQ|i% Ql^ b^uqijierQutîer. Yendeii votf-e charge de maUre d'h^^el; *vende omnia quœ h^k§§ » ^ seqii&'e p^. Il es) vrai que les prêtres de Genève e^ de Lau^nne $o|it des beFétiquès qui méprî^ept >ai^t 4^^l^^t c^t qui dq croient pai JésusrCbri#t Dieu i mais 9n peut du muii^ croire ici la Tripit^ comme J0 fi;iia s^Q^ être per$^au^. Faites-ett autant : soyez bon catboUque > bon mjet du roi^ comeoft vous l'avez toujours été % ^% v({U3 «erez tranquille ^ beu-f reiix, aimé, estime > honoré partQiif;, parU/cu)ièrem«ni dans cette enceiote cb^rmaute, couronuée par les Alpes, arrosée pa^ le lac et p^r le Bhpue , couverte de jardina et de msùspns de plais^n^^e , et; près d'uœ grande vill^ où l'^n peiiLse. H Jm^vrB^% asses beiH^ewc si vous venieif vivre ici. fi(itle re^eas à madame votre Cemme« T.

Notre nièce est très-sensible à l'honneur de votre souvenir.

Aux D4Uces , 19 jaayi«r.

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