‹ Œuvres complètes d'HelvétiusChapitre 71 sur 74 · ESSAI SUB LE DAOIT · texte numérisé non relu

ESSAI SUB LE DAOIT

sa fin el « desdnatioii principales pcmiraieni n'être pas remplies.

Do traTaîl nécessairement libre , et de la prévoyance natnrelle à rbomme, sait Famas des subsistances; et de cet amas de subsistances nécessaires, frnit (fan travail libre, naît la propriélé : la propriété est daac de droit nalnrel.

La propriélé étant de droit naturel, ne peut donc être envahie en totalité, ni même partiellement, sans blesser essentiellement le droit natorel de Fhonmie.

Maia la fin principale de l'homme , après sa conservation f étant la perpétuité de son espèce , les individus se sont nécessairement multiplia

La nature ayant in^jalemeot distribué la force pbjsiqne dans les individus, celui qui a été doué d'une plus grande force a pu envahir la prc^priété du plus ÊiiUe; et le travail étant une peine, et la jouissance on plaisir, il a certainement tenté de le Êûre.

Biais la prévoyance naturelle à Thomme disant craindre à charpie individu plus &ible l'assujettissement an plus fort, ils ont du réunir leurs fo^'ces ccmtre la violence f et la réuuioa de ces forces les rendant sopérieur» à celle «jui était à redouter, l'ordre a été rétabli* C'est ainsi ^e les associations se sont formées. Le violateur «les droits naturels, contre lequel fasrsociation s'est formée, n'a pas du être compris dans TasBOcialion : en étant séparé nécessairement, il a formé une famille à part; et Tespèce se multipliant, il s'est formé différentes assciciatioQs, séparées par la dil^ Sértsace des signes^ et des langues imaginées pour expliquer les besoins et les désirs.

Les diâerentes associations, sans rapports entre elles^ ont du être en méfiance les unes des autres, et chacune dVUes sentit qvi'eUe avaâit Ksoin , pour sa sûreté, de setendre et de s'oair plas pariicuIièFement. Les

ET LES LOIS POLITIQUES, etc. 4^7

première^ associàtifoiis n'étaient que de siinptes confédérations ; cellê4->ci furent dés sociétés politiques*

Ces sociétés politiques n'ayant pour objet que la conservation des intérêts particuliers , furent le produit des volontés particulières réunies dont il se forma une volonté générale ^ premier fondement de la so-^ ciété politique; mais cette volonté générale n'aurait pas pu se former si la liberté et la propriété n'avaient pas été conservées dans toute leur intégrité , puis«qu'elles étaient l'objet de la formation de la société.

Pour conserver la liberté et la propriété dans toute leur intégrité y objet de la formation de la société , il fallut que leà droits respectifs de chaque individu fussent filés par des lois; et ces lois étant le réstiltat et le produit de la volonté générale, ne purent être considérées que comme organes des volontés particulières réiiniès^ et formant une volonté générale; il fallût donc f pour faire la loi , que les volontés particulières se fussent réunies en une volonté générale : le droit dé faire des lois appartient donc nécessairement et essentiellement à l'assemblée de tous^ les membres de la société dont les volontés réunies pouvaient seules former une volonté générale , dont les lois furent l'expression.

La loi une fois formée fut nécessairement impérative, parce qu'elle était l'expression de la volonté générale : la volonté générale fut donc le souverain , et la loi la parole du souverain. La parole du souverain étant le titre conservateur des droits naturels et essentiels de chaque individu , il fallut , pour qu'elle ne se perdit point, lui choisir des dépositaires. La loi étant impérative , nécessairement il fallut que ces dépositaires la fissent exécuter : il fallut donc donner le pouvoir exécutif à ces dépositaires; mais ce pouvoir ne pouvait être donné que par les volontés réunies : tout

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