‹ Œuvres complètes d'HippocrateChapitre 13 sur 49 · TOME TROISIÈME · texte numérisé non relu

TOME TROISIÈME

P. #, L avant-dernière, au lieu de Lybie, lisez Libye. P. 5,1. % même correction.

P. 6, 1. 3, même correction.

P. 251,1. 5, supprimez l'application de.

1b., ib., au lieu de on n'y emploiera pes les cataplasmes, [1885 on n'appliquera pas de substances médicamenteuses soutenues par un appareil contentif. |

Ib., 1. 7, au lieu de de bandage, lisez du bandage roulé à fractures, |

Ib., 1: 40, au lieu de de cataplasmes et de bandages, lisez des subslances médicamenteuses exigeant un appareil, et du bandage roulé.

P. 235, Î. 5, au lieu de des cataplasmes et des bandages, lisez πὲ des gubstances médicamenteuses exigeant un appareil, ni le bandage roulé. |

Ib., 1. 9, au lieu de πὲ cataplasmes ni bandages, lisez ni substances médicamenteuses exigeant un appareil, ni un bandage roulé.

P. 258,1. 44, au lieu de ἐχπρίσαι, lisez ἐχπρῖσαι.

P. 285, |. 5, au lieu de méme, lisez voila La.

P. 285, 1. 16 des notes, au lieu de des sentiments, lisez du sentiment.

Ib., 1. avant-dernière des notes, au lieu de oxéetv, lisez ἀσχέειν,

P. 291,1. 8, au lieu de ne, lisez en.

Ῥ 458, |. 16, au lieu de προσχέωνται, lisez προσχέονται,

Même ligne, au lieu de ἐπιδέωνται, lisez ἐπιδέδενται,

P. 458, note 28, après “214., ajoutez - προσχέωνται vulg.

P. 459, note 32, après 4/d., ajoutez - ἐπιδέωνται vulg.

P. 451, 1. 44, mettez : après blessure.

me eine en «ὦ

Quoique l’argument que j'ai mis (t.2, p. 525) en tête du troisième livre des Épidémies, soit commun à tous les deux, néanmoins je me suis décidé à faire précéder le troisième livre de quelques pages où je vais brièvement appeler l’attenton du lecteur sur trois points : I. L’antiquité de la peste; Il. La nature de la constitution épidémique décrite par Hippocrate; III. L'emploi de la saignée dans les fièvres rémittentes et pseudo-continues.

I. Les médecins occupés de recherches historiques, quand ils ont distingué avec précision la peste orientale, la peste à

bubons, de toutes les maladies désignées par le nom de peste , ont généralement pensé que la peste à bubons n'avait pas affligé l’antiquité.

M. le docteur Krauss, qui maintient que la peste d'Athènes et celle qui dévasta le monde sous les Antonins, sont une seule et même maladie, ajoute que, sous Justinien, cette maladie se changea en peste orientale (Disquisitio historico-medica de natura morbi Aiheniensium, Stuttgart, 1831, p. 44).

« Lorsqu’à la fin du IV" siècle, dit M. Hecker, les hordes sauvages de l’Asie fondirent sur l’Europe, et mirent par l'épée un terme à l'antique évolution des états, il se forma, dans le contact pressé et la fluctuation des peuples, une nouvelle maladie qui apporta à la mort de plus riches moissons

que ne firent jamais le tranchant du glaive et le soulèvement TOM, III. 1

des éléments : ce fut la peste orientale qui, munie de toutes les conditions d’une durée illimitée, enleva, deux siècles plus tard , à l'empire romain de nouveau réuni la moitié de ses habitants, et qui, ayant été jusqu'alors un fléau inévitable pour tous les peuples, n’a été domptée par la prudence hu- ᾿ maine, que vers la fin du moyen âge. Elle a perdu pour toujours sa puissance sur l’Europe ; mais elle dure jusqu’à présent chez les peuples sémitiques (Veber die Volkskrankheiten ; Berlin, 1839, p. 6).»

Ces deux médecins s'accordent pour admettre comme nouvelle la maladie qui dévasta le monde sous Justinien, et qui fut incontestablement la peste à bubons, et pour fixer ainsi dans le commencement du sixième siècle la première apparition de cette affection redoutable, Tel est aussi l’avis de M. le docteur Rosenbaum , qui dit : « Ce fut sous Justinien , en 531, que , pour la première fois, la peste à bubons éclata dans toute sa violence (Die Epidemieen als Beweise einer fortschreitenden physischen Entwickelung der Menscheit betrachtet, p. 11). »

M. Pariset se réfère au même fait pour étayer son opinion sur la nouveauté de la peste : « On peut considérer la peste d'Orient comme une maladie nouvelle, Ce fut en 542 de l’ère chrétienne qu’elle parut pour la première fois dans le monde, et cette première apparition fut terrible. Elle commença, comme elle fait encore aujourd’hui, dans Îa basse Égypte , et attaqua d’abord la ville de Péluse. De là elle s'étendit comme un vaste réseau, d’un côté, sur le reste de l'Égypte et sur Alexandrie; de l’autre, sur la Palestine qui touche à l'Égypte. Après quoi, marchant toujours, et par intervalles réguliers de temps et de lieux, elle s’ouvrit toutes les contrées de la terre et les couvrit de funérailles depuis la Perse jusqu’à l'Atlantique... ... C’est alors que s’introduisirent dans le langage médical les expressions de lues, de clades inguinaria, de morbus inguinarius, expressions tirées du symptôme qui la spécifie, et si souvent répétées dans Grégoire

de Tours, témoin oculaire, dans Paul Diacre, continuateur d'Eutrope, et dans les livres d’Aimoin, historien du X: siècle (Mémoire sur les causes de la peste).» Et ailleurs : « Quant à l peste qui la désole aujourd’hui, l'Égypte ne la connaissait pas. Consultez les autorités originales, vérifiez, comme je pense lavoir fait, les citations et les commentaires, nulle trace évidente de ce fléau ne s'offre à vous dans ces xecherches ; et certes, si dans ces premiers temps la peste eût existé, si elle eût déployé l’activité qui la distingne, quels ravages dns ces grandes populations, quels dangers pour Les popuhtions voisines ! et plus tard, lorsque les nations courbées sous le même joug travaillaient pour les mêmes maîtres, lorsque les soies et les étoffes de l’Inde, les vêtements, les ceintures, tous les tissus fabriqués en Égypte, traversaient la Méditerranée pour se répandre dans la capitale du monde et jusqu'aux extrémités de l'empire, à Marseille, à Cadix, quel mélange , quel rapprochement parmi les hommes ! et pour la peste, quels moyens de propagation ! quelles calamités, quels désastres ! l’histoire effrayée n’en eùt-elle pas recueilli le souvenir pour le transmettre à la postérité ? Elle se tait au contraire, et j’en conclus hardiment que la peste n'existait pas en Egypte; je dis plus, rien ne prouve qu'alors elle existât quelque autre part, autrement elle eût laissé, comme aujourd'hui , des impressions profondes, ineffaçables ; elle eût tenu les peuples dans les mêmes craintes, elle eût imposé les mêmes gênes, et suscité les mêmes débats’.

Les savants que je viens de citer se sont renfermés dans les limites des données historiques, quand, avançant que ka première peste à bubons caractérisée dont il soit fait mention, est celle du VE siècle, ils ont fondé leur argumentation sur cet événement , et quand ils ont conclu du silence des historiens dans les temps antérieurs, que la peste n’avait point existé auparavant. Mais le célèbre Niebuhr contredit des faits par-

‘ Méèm. sur les causes de la peste, Paris, 1837, p. 72.

ά ÉPIDÉMIES, LIVRE 111.

faitement certains, lorsqu'il dit : « La peste noire, d'où procède la peste orientale d'aujourd'hui, naquit en Chine, en 1347, après d’affreux tremblements de terre, sur le sol même qu’ils avaient entr’ouvert et bouleversé (Histoire romaine, traduction française par de Golbéry, t. 3,p. 363).»La peste à bubons est antérieure au XIV® siècle, puisque, de l’aveu de tout le monde, elle sévit sous Justinien.

M. Naumann (Xandbuch der medicinischen Klinik, τ. 3, p. 309) dit de son côté : « La première mention sûre et indubitable de la peste date de la célèbre épidémie du milieu du Vissiècle, qui a été décrite par Procope ( De bello Persico, cap. 22, 23) et par Évagrius ( Histoire ecclesiast. lib. 4, cap. 29). En 558, d’après Cedrenus, les bubons furent observés à Constantinople, particulièrement chez les enfants. »

Tel était donc l’état de la question sur l’antiquité de la peste. Une peste à bubons dans le milieu du 6° siècle de l’ère chrétienne, puis un silence complet dans les histoires et dans les documents anciens sur cette affection pour les siècles antérieurs au sixième. On concluait de cette mention et de ce silence, que la peste à bubons était une maladie nouvelle parmi le genre humain. Un texte inédit publié en 1831 par Mer. le cardinal Mai ἃ renversé toute cette argumentation. On lit dans Rufus : « Le bubon qui, pour des causes manifestes et les premières venues, se développe au cou, aux aisselles et aux cuisses, est avec fièvre ou sans fièvre. Nécessairement la fièvre qui se joint à un bubon est accompagnée de frisson ; si rien ne s’y associe, il est aisé de la faire cesser sans danger. Mais les bubons appelés pestilentiels sont les plus dangereux et les plus aigus, tels qu’on les voit surtout dans la Lybie, l'Égypte et la Syrie, et dont a fait mention Denys surnommé Kyrtus, Ἱζυρτός '. Dioscoride et Posidonius

* Le manuscrit sur lequel M le cardinal Mai a publié ces fragments d'Oribase, porte la note suivante : « Philon, dans le neuvième livre de son ouvrage sur la possession d'une bibliothèque ( ἐν τῷ θ Περὶ βιόλιοθήκης κτήσεως, peut-être faut-il lire χτίσεως) ; Hermippe, dans le

s'en sont surtout occupés au sujet de la peste qui régna de leur temps en Lybie. Ils disent que dans cette peste 1] ÿ avait une fièvre aiguë, de la douleur, une tension de tout le corps, du délire, et le développement de bubons volumineux, durs, etqui ne venaient pas à suppuration. Ces bubons se formaient non-seulement dansleslieux ordinaires, mais encore aux jarrets etaux coudes(Classicorum auctorum 6 V'aticaniscodicibus éditorum, t. 4, curante À. Maio, in-8°, Romeæ, 1831, p.11)'.» Rufus, qui nous a conservé ces détails, vivait sous Trajan, qui régna de 98 à 117 après Jésus-Christ. M. Hecker, dans son Histoire de la médecine, place Posidonius à l’an 120 après Jésus-Christ (t. 2, p. 419, dans la revue chronologique du premier et du second volume). Cette détermination n'est pas complètement exacte; Posidonius, cité par Rufus, pourrait tout au plus être son contemporain, et la manière dont Rufus s’exprime, indique même que Posidonius lui était antérieur. Îl faut de toute nécessité reporter Posidonius avant Rufus , avant Trajan, à une époque quelconque du premier siècle de l'ère vulgaire, A plus forte raison Sprengel se trompe-t-il en faisant Posidonius contemporain de. l'empereur Valens. " | Les détails dans lesquels entre Rufus, la fièvre, le dékfe,

cinquième livre de son ouvrage sur les médecins illustres (ἐνῷ ε Περ’ τῶν ἐνδόξων ἀνδρῶν ἰατρῶν), et Soranus dans les successions d‘ médecins (ἐν ταῖς τῶν ἰατρῶν Διαδοχαῖς ) disent que ce mot s’écrir{vec Paccent grave sur la dernière syllabe , xuprèç , ainsi que φοξὸς, ce‘ exprimant une infirmité corporelle ; mais qu’il s'écrit aussi avec l’a-2nt Sur l'avantdernière syllabe, comme ἵππος, πύργος, et que le méin Denys fut ainsi appelé, soit d’après une ville égyptienne nommée to, soit parce qu'il prenait ses adversaires comme dans un filet. » L'r40tateur ne savait plus quelle avait été la raison de ce surnom. Il ne ss‘it Pas impossible qu’elle fût autre que les deux qui viennent d’être inauées : Denys aurait-il été surnommé χύρτος, Le filet, parce qu’il av” écrit en livre intitulé les filets , δικτυαχά ® Voyez la Bibliothèque * Photius, page 349, édition Hoeschel, et mon Zntroduction, page 24 ὃ * J'ai rapporté le texte grec t. 2 de n° édition, p. 585.

les bubons dans les lieux ordinaires, c’est-à-dire aux aines et aux aisselles, la forme épidémique de la maladie, la contrée où elle régnait (Égypte et Lybie), tout cela prouve sans réplique qu’il s’agit véritablement de la peste orientale, de la peste à bubons. Ainsi il demeure établi contre l'opinion de ceux qui admettent que l'apparition de la peste date du sixième siècle de l'ère chrétienne , qu’elle a régné dès le premier siècle au moins ; et contre l'opinion de ceux qui regardent l'Égypte comme exempte de ce fléau dans l'antiquité, que ce pays en a été affligé dès lors comme de notre temps. Que si l’on objecte le silence qu’ont gardé les historiens sur ces épidémies , il faudra répondre qu'il nous reste bien peu de la littérature antique, et que c’est un fragment de Rufus, citant Posidonius et Dioscoride, qui nous a appris l'existence de la peste en Égypte et dans le premier siècle. Tant que l’on regardait la peste comme étrangère à l’Europe avant le temps qui a précédé la chûte de l'empire romain, il était superflu de chercher, dans les livres bippocratiques , des traces de cette affection ; mais, du moment qu'il est établi qu’elle a régné dans l'antiquité, on est autorisé à xaminer jusqu’à quel point certaines indications , peu préciss il est vrai, peuvent y être rapportées. Je ne connais dans les ivres hippocratiques que deux passages auxquels un examen & ce genre soit applicable.

Le Prinier se trouve dans les 4phorismes , on y lit: α Les fièvres das les bubons sont toutes ficheuses , excepté les fièvres éphémyes 1,1 » Cette proposition renferme implicite ment que, pes cas de bubons, des fièvres avaient été observées et es fièvres étaient toutes de mauvais carac-

tère quand elles Ktaient pas éphémères. Quelles peuvent être , avec des bubôy, ces fièvres graves? J'ai rappelé, t. 2, Ρ. 585, quelques exeies, très peu communs il est vrai, de bubons dans des cas dègèvres malignes qui n'étaient pas la

1 Οἱ ἐπὶ βονδῶσι πυρετοι, Wvrsc χαχοὶ, πλὴν τῶν ἐφημέρων. 4, 54.

ARGUMENT. 7 peste. Van Swiéten, Épid. p. 69, dit : Vidi in puero variolis laborante glandulas inguinales intumuisse, tamen evasit. Mais, dans les fièvres autres que la peste, cette apparition de bubons est une exception, et Hippocrate s'exprime comme sil s'agissait d’une classe de fièvres dans laquelle ce phénomène serait constant. 1] est certain que, appliqué à la fièvre pestilentielle du Levant, laphorisme en question ne susciterait aucune difficulté. Cela suffit-il pour établir que la peste a été observéepar Hippocrate? Non sans doute ; mais cela suffit pour que l’on ne rejette pas complètement cette idée.

L'autre passage se trouve dans le 3e livre des Épidémies, il consiste en un seul mot '. Le phénomène de l'apparition de bubons qui y est signalé, se trouve lié ici aussi à un état fébrile ; et, si l’on était plus sûr des relations qui existent entre les livres hippocratiques, on pourrait croire que c'est ce passage même du 39 livre des Épidémies qui a fourni l’aphorisme cité plus haut. Ici donc encore nous avons des fièvres dange reuses accompagnées de bubons ; la même idée peut se présenter, à savoir qu'il s’agit de la peste, mais le même doute surgit, car l'expression serait trop laconique, etle symptôme caractéristique trop confondu avec d’autres pour qu'il füt possible de fonder là-dessus un jugement assuré, quand même cette apparition de bubons ne serait pas joiñte à des phénomènes suceptibles d’une explication différente ἢ comme on le verra dans le II.

Aristote dit dans un deses Problèmes : « Pourquoi la peste, seule des maladies, gagne-t-elle surtout ceux qui s’approchent des malades ? Est-ce que, seule des maladies, elle est commune à tous ; de sorte que par cela même elle s'étend à tous ceux dont la constitution est en mauvais état ? La maladie qui existe chez un individu est ὑπὸ sorte de foyer, et promptement les autres sont saisis du mal. » (Problemes, 1, 7.) Quoique la contagion, sur laquelle du reste quelques mo-

8 XPIDÉMIES, LIVRE 111.

dernes ont élevé des doutes, soit ici formellement énoncée, néanmoins cela ne prouve pas qu’il s’agisse de la peste à bubons ; car la peste dite d’Athènes fut regardée comme éminemment contagieuse, et pourtant c'était une affection tout à fait différente de la peste d'Orient.

En résumé, la peste à bubons est beaucoup plus ancienne que le VI" siècle de l'ère chrétienne. Une mention positive la reporte au Ier siècle, au moins. Elle a régné dès lors épidémiquement, comme de nos jours, et elle a régné précisément dans les mêmes pays que ceux pour lesquels elle a encore maintenant une funeste préférence. J'ai établi ailleurs , t. 2, p- 565, que la Grèce est aujourd’hui sujette aux mêmes fièvres que du temps d'Hippocrate ; et, comme ces fièvres dépendent des conditions climatologiques, il en résulte que ces conditions n’ont pas sensiblement varié depuis plus de 2200 ans; conclusion applicable aussi à l'Égypte; l’action des conditions climatologiques y est restée la même, puisque la peste y régnait dans l’antiquité comme elle y règne présentement.

IL. La constitution épidémique du 1115 livre, qui se trouve intercalée entre deux séries d’observations particulières, et qui n’a fourni aucune histoire de malades, ni à ces deux séries, ni à celle qui est dans le 1°’ livre, est très remarquable à cause des symptômes qui y figurent , et elle n’est pas facile à expliquer médicalement.

Des médecins y ont vu une épidémie de variole. Cette opinion ne me paraît pas être appuyée sur des arguments suffsants. Au reste, je reviendrai sur la question de l'antiquité de la petite vérole, quand j’examinerai ce qu’il faut entendre, dans la Collection hippocratique, par ἄνθραχες, charbons.

M. Rosenbaum (die Lustseuche im Alterthume, Halle 1839, p-340)rapprochecette constitution de l'épidémie du XV* siècle, de laquelle on date ordinairemeut la syphilis. Ses idées sur le génie épidémique méritent d’être mises sous les yeux du lecteur :« Les mots ἑλχώματα, φύματα, ἔξωθεν, Écuwbev,cà περὶ βουθῶνας, ont été, dit-il, généralement mal compris des interprètes ;

car évidemment ἔξωθεν appartient à ἑλχώματα, tandis que ἔσωθεν se rapporte à φύματα, et indique le gonflement , l’inflammation et la suppuration d’une glande muqueuse de l’urèthre, ainsi que nous le voyons par l’aphorisme suivant : « Ceux chez qui il se forme des φύματα (tubercules) dans l’urèthre, obtiennent du soulagement, quand ces φύματα passent à la suppuration et se rompent'. » Ge soulagement (ύσις) consiste dans la cesmtion de la douleur et de l’ischurie ; on le voit non-seulement par le commentaire de Galien sur le premier de ces aphorismes, et par les mots λύεται ὃ πόνος, dans la répétition de l’aphorisme, mais encore par un autre passage où Hippocrate le dit expressément *. »

M. Rosenbaum pense, en conséquence, que φύματα indique la blennorrhagie aigue, et il continue : « On expliquera très bien les accidents dont il s’agit dans le passage d’Hippocrate, en admettant que, par l’influence de la constitution épidénique, les organes glandulaires avaient une grande tendance à passer à l’inflammation et à l’ulcération; de sorte que nonseulement les glandes du tégument externe (ἑλχώματα ἔξωθεν)» mais encore celles de la membrane muqueuse de l’urèthre furent affectées, » |

M. Rosenbaum croit qu’à cette blennorrhagie il se joignit des ulcérations, ce qui s’accorderait, dit-il, parfaitement avec la description de toute la constitution épidémique, dont le caractère se manifestait aussi par des fics (oüxa αἰδοίοισιν). Déjà

: χόσοισιν ἐν τῇ οὐρήθρῃ φύματα φύεται, τουτέοισι διαπυήσαντος καὶ ἐχραγέντος λύσις, 4, 82. Le même aphorisme est répété 7, 57 : ὁχόσοισιν ἐν τῇ οὐρήθρῃ φύματα γίνονται, τουτέοισι διαπυήσαντος χαὶ ἐκραγέντος λύεται 6 πόνος. Celse (2, 8) traduit ainsi cet aphorisme : Quibus in fistula urinæ minuti abscessus, quos φύματα Græci vocant, esse cœperunt, iis, ubi pus ea parte profluxit, sanitas redditur. Galien dit, dans son commentaire sur le premier de ces aphorismes, que la rupture des φύματα guérit l'ischurie que ces tumeurs avaient causée.

* Coac. prænot. ed. Kühn, v. 4, p. 842 : Οἷσι δὲ φῦμα περὶ τὴν κύστιν ἐστὶ τὸ παρέχον τὴν δυσουρίην, παντοίως σχηματισθέντες ὀχλέονται " λύσις δὲ τούτου γίνεται, πύου ῥαγέντος.

Grimm (t. 15, p. 490) observe sur ce passage d'Hippocrate : « On serait facilement tenté de regarder ces ulcérations des parties génitales , et les fics qui y succédèrent, comme. une esquisse de la syphilis. Et pourquoi un mal semblable n’auraitil pas pu se manifester à cette époque, et dans une contrée chaude, et puis perdre successivement de sa malignité, au point d’être complétement méconnu ? Ne se passe-t-il pas, pour la même maladie, quelque chose de semblable sous‘hos yeux ? »

En confirmation de son opinion M. Rosenbaum remarque que l'érysipèle gangreneux, qui fut un symptôme fréquent dans cette constitution , était surtout fâcheux, quand il attaquait la région pubienne et les parties génitales ; de sorte, dit-il, qu'une foule de malades se trouvèrent affectés d’ulcérations aux organes sexuels, ulcérations qui, sous l'influence de la constitution typhoïde régnante, étaient promptement saisies d’une inflammation érysipélateuse, se terminant par la gangrène humide.

Ici M. Rosenbaum fait un rapprochement intéressant : Thucydide, dans sa description de la peste d'Athènes , décrit un accident pareil à celui dont Hippocrate parle dans ce passage ; l'historien athénien dit : « La maladie se fixait aussi sur les parties sexuelles, sur Les mains, sur Les pieds, et plusieurs, privés de ces parties, échappèrent à la mort. »

M. Rosenbaum n'oublie pas d'appeler l'attention sur les éruptions cutanées dont Hippocrate signale l'apparition dans la constitution décrite par lui, éruptions qui avaient le caractère pustuleux et herpétique, et qui prirent un très grand développement (ἐχθύματα μεγάλα, ἕρπητες μεγάλου).

M. Rosenbaum termine ces réflexions en disant : « Cela suffit pour montrer jusqu’à quel point il y a de la vérité dans une opinion plusieurs fois émise, à savoir que, dans la peste

d'Athènes, ainsi que dans la constitution d’Hippocrate, il s'agit de la syphilis. On comprend en même temps par là, que l'antiquité aussi fournit des matériaux desquels il résulte que le génie épidémique exerça une influence non petite sur le développement, la forme et la marche des ulcérations génitales ; considérations qui sont de la plus grande importance pour l’histoire de la syphilis ; car seules elles nous donnent la clef de l'énigme que présente la naissance de la maladie syphilitique au XVe siècle. »

Le volume où M. Rosenbaum traitera de la syphilis au XV: siècle n'ayant pas encore paru , je ne puis dire dans quel séns cet auteur entend l'assimilation entre cette maladie et la constitution d'Hippocrate. Je me bornerai donc ici à énoncer mon opinion propre sur le caractère de l'affection épidémique décrite par Hippocrate.

Cette affection était caractérisée par de la fièvre, par un érysipèle gangréneux, par des ulcérations en diverses parties du corps et entre autres aux parties génitales, par des engorgements glandulaires aux aines, par des excroissances aux yeux , par des charbons, et par d’autres lésions que, dit Hippocrate , on appelle pourriture, à σὴψ καλέεται. Ces accidents ne se montraient pas, bien entendu, toujours ensemble sur le mème individu ; et même certains malades en avaient quelques-uns, par exemple l’érysipèle, sans présenter de fièvre ; c'est ainsi que, dans la peste, on peut avoir un bubon ou un charbon, sans le moindre mouvement fébrile. Ce tableau me porte à penser qu’il faut voir dans cette description une fièvre rémittente ou pseudo-continue (causus et phrenitis), compliquée, par l’influence du génie épidémique, d'érysipèle, d’ulcérations qui présentaient cela de particulier qu'elles attaquaient parfois Les parties sexuelles et donnaient lieu à l’engorgement des glandes inguinales, d’éruptions diverses et de gangrène.

Les exemples suivants peuvent jeter, par comparaison et par analogie, quelque jour sur ces complications :

Un fragment de Rufus, qui était également inédit avant la

publication de M. le cardinal Mai, nous intéresse sous ce point de vue : « On appelle, dit Rufus, pestilentiel un ulcère auquel se joint une forte phlegmasie, une fièvre vive, et du délire : chez quelques-uns même les aines se durcissent douloureusement, et, au bout d’un temps qui n’est pas long, les personnes affectées de ces ulcères succombent. Ils se manifestent surtout sur ceux qui habitent autour des marais. » On voit dans ce fragment, comme dans la description donnée par Hippocrate, une fièvre, des ulcérations, et même des bubons.

Hippocrate décrit un érysipèle qui survenait pour la cause la plus légère, et qui déterminait la destruction des parties qu’il attaquait. Cet érysipèle ne régnait pas seul ; des fièvres rémittentes (causus et phrenitis) se faisaient sentir d’une manière générale, et, comme dit Hippocrate, l’affection érysipélateuse survenait pendant la fièvre, avant la fièvre et après la fièvre. Je trouve un exemple analogue dans Lind, On the diseases incident to Europeans in hot climates , p. 84, London, 1768 : « Batavia, la capitale des domaines hollandais dans les Indes orientales, dit cet auteur, est annuellement sujette à une maladie fatale et dévastatrice. Les Hollandais, en essayant de rendre leur capitale dans l’Inde semblable à leurs villes d'Europe, l’ont ornée de canaux ou fossés qui se coupent l’un l’autre et qui la parcourent de toutes parts. Malgré les plus grands soins pour les tenir propres, ils deviennent, pendant et après la saison pluvieuse, extrêmement nuisibles aux habitants, mais partieulièrement aux étrangers. Il a été remarqué que la maladie sévit avec la plus grande violence, quand les pluies ont cessé

(4) ἐκ τῶν Ῥούφου περὶ λοιμώδους ἕλκους " καλεῖται δέ τι καὶ λοιμῶδες ἕλκος, ᾧ συνεδρεύει φλεγμονὴ ἰσχυρὰ, καὶ πυρετὸς ὀξὺς, καὶ παραφροσύνη " ἐνίοις δὲ χαὶ οἱ βουδῶνες ἐπωδύνως σκληρύνονται, καὶ οὐκ εἰς μακρὰν ἐπὶ τούτοις τοῖς ἕλκεσιν ἀπόλλυνται. Γίνεται δὲ τὰ πολλὰ τοῖς περὶ τὰ ἕλη οἰκοῦσιν. Classicorum auctorum 6 Vaticanis codicibus editorum, t. &, curante Angelo Maio, Romæ, 1831, in-8°, pag. 197.

εἰ que le soleil ἃ évaporé l’eau dans les fossés, de sorte que la boue commence à paraître. Cela arriva en 1764, année où des vaisseaux de guerre anglais eurent occasion de séjourner pendant quelque temps à Batavia. La puanteur que la boue exhalait était intolérable. La fièvre avait le type rémittent. Quelques-uns étaient soudainement saisis de délire et mouraient pendant le premier accès; aucun ne survivait à un troisième. Le mal, à cette époque , n’était pas confiné aux vaisæaux ; toute la ville présentait un spectacle de maladie et de mort. Les rues étaient couvertes de convois, les cloches sonnaient depuis le matin jusqu’au soir.Durant ce temps, une légère coupure de la peau, la moindre écorchure faite par un ongle, la plaie la plus insignifiante , se changeaient rapidement en un ulcère putride et serpigineux qui, dans vingt-quatre heures, rongeait la chair jusqu’à l'os. »

Enfin on a observé des uréthrites épidémiques. On lit dans la Gazette médicale, t. 9, 1841, n°7, p. 106 : « Beaucoup de soldats et bon nombre d'officiers qui, l’été dernier (1840), faisaient partie d’une expédition dans la province de Constanüne, furent atteints tout à coup d'uréthrites très douloureuses, avec difficulté plus ou moins grande d’uriner, parfois même avec suppression complète des urines ; l'écoulement concomitant était peu abondant ; les accidents se dissipaient ordinairement dans l’espace de quelques jours. On ne pouvait en voir la cause dans un contact vénérien, la colonne à laquelle appartenaient les malades étant, depuis près d’un mois, éloignée de toute population. Médecins, officiers et soldats s’accordèrent à les attribuer aux grenouilles dont avaient fait usage les militaires qui en étaient atteints. D'un autre côté, il était bien peu de nos militaires qui n'eussent mangé de ces animaux alors très multipliés sur tous les cours d’eau voisins des campements de nos troupes. En admettant que telle était en effet la cause des accidents dont nous parlons, il faudrait bien reconnaître qu'ils ont dû être aggravés par les fortes chaleurs de l’époque; car on sait combien de-

viennent rares, et par conséquent irritantes, les urines, sous

14 ÉPIDEMIES, LIVRE III.

l'influence des abondantes et incessantes transpirations déterminées par une haute température. Dans des circonstances semblables, j'ai souvent vu, ici et ailleurs, des personnes se plaindre d’ardeur dans la vessie, de difficultés d'uriner, etc. « Les uréthrites dont nous parlons ont été observées principalement à Sétif, par M. le docteur Larger, chirurgien-major de la colonne expéditionnaire , et à Aïin-Babouche, par son collaborateur, M. Boulian. Elles paraîtraient avoir été à la fois plus nombreuses et plus intenses sur ce dernier point que sur l’autre. Si, d’après ce que nous venons de rapporter, il fallait reconnaître dans la chair de grenouilles une action particulière sur les voies urinaires, il resterait à déterminer si cette action est naturelle ou accidentelle. Que si elle est naturelle, il serait bien étonnant qu’elle n’eùût pas été encore'aperçue dans nos contrées, d'autant plus que la grenouille des eaux de l'Algérie est absolument la nôtre, la Rara esculenta. D'un autre côté, M. Larger fait remarquer qu’à l’époque où il observait des uréthrites dans la colonne expéditionnaire, une espèce de cantharide et d’autres coléoptères voisins du même genre étaient alors très répandus surles plantes baignées par les eaux où nossoldats allaient prendre des grenouilles, et que les insèctes entraient pour beaucoup dans la nourriture des batraciens dont nous parlons. On voit ainsi que notre confrère serait disposé à admettre que les propriétés de certains colébptères sur l’homme pourraient passer dans l’organisation des batraciens, sans être dénaturées par le travail de la nutrition. C’est une grande question à laquelle je craindrais de toucher ici ; qu'il me suffise d’avoir signalé le fait qui l'a soulevée, appelant sur son explication les recherches de ceux de nos confrères à qui il pourra s'offrir de nouveau, en Afrique ou ailleurs. En attendant les nouvelles lumières qui ne peuvent manquer de nous arriver sur ce point, nous ferons remarquer qu'avant de rechercher une cause particulière à un fait quelconque, il faut qu’on n’en ait pas trouvé l'explication dans les circonstances générales. Or, et ainsi que je l’ai fait pres-

sentir, il me semble que celui que je viens de rapporter trouverait en partie son explication dans les fortes chaleurs auxquelles les troupes étaient exposées, en tenant compte aussi du régime plus ou moins échauffant auquel elles étaient soumises. (Note communiquée par M. le docteur Guyon.) »

Ces exemples montrent une fièvre associée à des ulcérations et à des bubons (Rufus), une autre fièvre associée à un érysipèle gangreneux (Lind), enfin une uréthrite épidémique sans use vénérienne. Du moment que l'on réfléchit à la puissnce du génie épidémique, on comprend la possibilité de l'adjonction de diverses lésions de ce genre sous une même fièvre ; et, sije ne me suis pas trompé dans l'interprétation pathologique de la description laissée par Hippocrate, cela doit, sur la garantie de cet observateur, passer de l'état de simple possibilité à l’état de fait réel.

ΠῚ. Avant de rapporter ce que nous savons de la pratique d'Hippocrate concernant l'emploi de la saignée dans les maladies aiguës, et en particulier dans les fièvres rémittentes et pseudo-continues , je vais mettre sous les yeux du lecteur quelques passages relatifs à cet objet, et que j'emprunte au livré, déjà souvent cité par moi, d’un praticien anglais.

« Le caractère de la fièvre rémittente, dit M. Twining, qu’il est le plus important de signaler, c’est la rapidité avec laquelle des changements surviennent , et dans la maladie et dans les forces du malade, même pendant le cours d’un seul accès; car le traitement qui, employé dès le commencement de l'accès, c’est-à-dire à dix ou onze heures du matin, serait judicieux, et non-seulement donnerait un soulagement immédiat, mais encore tendrait grandement à modérer l violence et à modifier le caractère des accès postérieurs ; ce traitement, dis-je, employé plus tard dans l'accès, c'est-àdire à deux ou trois heures de l'après-midi, serait capable de faire mourir le malade en deux heures, et même en quelques minutes. Je fais particulièrement allusion à l'usage de la lancette et des sangsues , qui sont nos meilleurs remèdes

quand on sait s’en servir à propos. Il faut donc, pour diriger heureusement le ‘traitement de ces cas, non-seulement prendre en considération l’état actuel de la maladie, mais encore être muni de la connaissance des changements qui surviendront probablement dans le cours de l'accès; il faut savoir que des retours répétés del’accès sont propres à amener, dans la constitution, des effets qui rendent plus douteuse l’opportunité des déplétions ; non pas que les affections locales aient diminué, mais parce que les forces sont tombées, et parce qu’il y a tendance à des changements brusques et à une prostration soudaine et fatale.» (Will. Twining, Clinical illustrations of the more important diseases of Bengal, 1835, t. 2, 2e édition, p. 296.)

« La soustraction du sang au commencement du premier ou du second accès dans des cas graves de fièvres rémittentes , est presque toujours salutaire. Elle semble procurer une convalescence précoce et une heureuse terminaison de la maladie. Mais plus tard, à moins que l'emploi n’en soit indiqué par un haut degré de l’action artérielle, ou par des symptômes distincts d’inflammation locale , la saignée est un remède douteux. Quoique j'aie parfois rencontré des cas où la saignée était requise le huitième ou le neuvième jour, et quoique une fois je l’aie mise en usage avec succès aussi tardivement que le quinzième jour, cependant j’ai à cœur d'établir que la soustraction abondante du sang à une période aussi avancée, requiert une extrême précaution ; et même dans ces cas où rien autre chose ne peut sauver la vie, il y a beaucoup de risques à courir en se servant de ce plus puissant des remèdes. Quand il est nécessaire à une période très avancée, le malade doit être surveillé attentivement; et tous les remèdes accessoires, tels que l’emploi de la quinine ordonnée de bonne heure, et l'administration judicieuse des aliments et du vin, doivent être prescrits en temps utile. Dans ces cas la vie dépend tout autant de la promptitude et du choix dans l’administration de ces adjuvants importants, que

de la déplétion préalable par laquelle ils sont devenus admissibles et efficaces. Le bienfait éloigné que l’on tire de la signée pratiquée à une époque peu avancée de ces fièvres, est très important; car les lésions et les obstructions viscérales permanentes sont rares chez ceux qui sont saignés aussitôt après l'invasion de la fièvre. (1bidem | page 298.)

» Quand la fièvre est allée en croissant pendant deux ou trois heures, et que nous savons que l’accès est arrivé à son maximum et va décliner , une extrême précaution est requise dans l’usage de la lancette et dans l'application des sangsues. Le pouls devenant plus mou , la peau étant dans un état de perspiration, les sécrétions commençant à couler, et le mouvement fébrile baissant, nous devons être convaincus que la période où nous pouvions employer sûrement la déplétion est passéé , et que nous devons renoncer à la saignée durant la conclusion de cet accès. On a , je le crains, perdu des malades pour n’avoir pas fait attention à cette circonstance , à savoir le danger de saigner ou d’appliquer des sangsues dans un temps où la fièvre baisse, et où l’action morbide est rapidement remplacée par un état de collapsus et de prostration. Lasoustraction abondante du sang est dangereuse alors, etdans le fait elle a produit des effets funestes. ( Zbidem , page 299. )

» Je répugne à employer la lancette, quand je suis appelé pour la première fois auprès d’un malade chez qui la fièvre a duré plusieurs jours, et chez qui l’accès actuel est voisin desa terminaison ; car à cette époque la saignée est inutile dans les cas graves où la maladie menace de se terminer par la mort, et dans les cas plus légers elle est, à ce moment de l'accès, capable de produire du mal. Jai rencontré quelques cas où l’application des sangsues fut, pour des causes indifférentes , retardée de trois ou quatre heures au-delà du moment pour lequel elle avait été prescrite ; de cette façon elle fut faite vers la fin de l'accès, quand l’action artérielle baissit, quand la peau était en perspiration , quand le malade

& trouvait dans un état de langueur et d’anxiété ; et la mort

a été la conséquence de ce retard. Le souvenir douloureux de quelques cas qui eurent une issue fatale parce que mes instructions très précises furent négligées , m'oblige à signaler ces malheurs dans les termes les plus forts. La cause du délai dans l'application des sangsues fut généralement, en ces cas , la difficulté de se les procurer promptement; et les personnes qui soignaient le malade, crurent qu’il valait mieux les appliquer tard que de ne pas les appliquer du tout. Je ne pense pas que, parmi les observations que j'ai à présenter concernant la nature particulière et le traitement des fièvres rémittentes, il en soit une plus importante que le conseil . que je donne au sujet du danger qu'il y ἃ à saigner par la lancette ou par les sangsues dans une époque avancée de l’accès , quand la maladie a eu des accès pendant plus d’une semaine, et quand le malade est très épuisé. Cher un vigoureux jeune homme qui avait été affecté pendant quelques jours et qui se remettait graduellement, au point d’être considéré par ses amis comme presque convalescent ; l'accès survenait ordinairement vers sept heures du matin. C'était mon habitude de le voir à cette heure, et de nouveau dans l'après-midi. En le visitant de bonne heure le 25 juillet 1896, je trouvai que l'accès commençait avec chaleur à la partie antérieure de la tête; mais le malade était debout dans sa chambre ; et il se sentait à peine incommodé. Je voulus qu'il se miît au lit et qu'il se fit appliquer une douzaine de sangsues aux tempes, ce qu'il promit de faire. Mais après mon départ, il prit une tasse de thé , et s’assit pour écrire des lettres, occupation qu’il continua jusque à près de onze heures. Alors il se sentit très languissant , il transpirait abondamment, comme d'habitude dans les accès précédents, quand la fièvre tombait. Il ordonna à l’homme qui le servait, d’appliquer une douzaine de sangsues à ses tempes. Peu après midi on vint me chercher en grande hâte ; j'appris ce qui s'était fait; mais toute intervention fut inutile, le malade avait perdu le sentiment au moment où j'arrivai dans la

maison , et il mourut dix minutes après. J'ai appris, par une voie qui mérite toute confiance, qu’un hoïnme atteint de fèvre rémittente fut inconsidérément saigné du bras, justement au moment ôù l’accès tombait; le résultat fut fatal en quelques minutes, le malade était mort presque aussitôt que le bras fut bandé après la saignée. Je considère une exactitüde extrême dans ces cas, comme tellement nécessaire, que toujoùrs je donrie les ordres les plus positifs de ne pas appliquer, avant une nouvelle visite, les sangsues qui ne seraient pas arrivées au temps voulu (Zbidem, page 340) :. »

(4) Je cède à la tentation de rapporter quelques remarques de M. Twining sur l’emploi de la saignée dans le stade du froid de la fièvre intermittente , remarques qui sont sans doute iei un hors-d'œuvre , mais que le lecteur me pardonnera de consigner dans une note, « L’utilité des saignées dans le froid des fièvres intermittentes est maintenant si bien connue dans l’Inde, que j’ai à peine besoin de dire que dans un grand nombre de cas elles arrêtent l’accès, et qu'elles sont le meilleur moyen de prévenir ces engorgements viscéraux ultérieurs qui trop souvent prolongent la maladie jusqu’à ce que la constitution soit ruinée. Le malade doit être saigné étant couché; il gardera le repos pendant une heure après la saignée; pendant l’accès on ne l’échauflera pas en le couvrant trop; on lui donnera une couverture dans la saison froide , un drap dans la saison chaude; il prendra une tasse de thé chaud, où de gruau ou sagou léger, aussitôt que le sang aura cessé de couler. Par ces moyens, il aura rarement une période de chaleur et de sueur , et la plupart des malades qui ont été soumis à un traitement suffisant par les purgatifs doux avant la saignée, n'auront pas un retour de l’accès, pourvu qu’ils soient bien vêtus et qu’ils ne s’exposent pas aux vicissitudes atmosphériques. Il est convenable de mêler une demi-once ou une once d’esprit aromatique d'ammoniaque avec une once et demie d’eau tiède et d’avoir cette mixture prête avant d'ouvrir , dans la période de froid, la veine d’une personne amaigrie ou affaiblie; mais sur vingt malades, il n’y en a pas un qui désire quelque stimulant après la saignée , ils préfèrent généralement une tasse de thé chaud, et je pense qu’il y a de l’avantage à la leur accorder. Ce qui est nécessaire pour assurer le succès de la saignée durant le frisson , c’est : 4° que des purgatifs modérés aient 616 administrés préalablement ; 2° que Île sang wit tiré par un large orifice, aussitôt que le froid et le frisson sont pleinement établis ; 3° que le malade soit saigné dans la position couchée, et qu'on ne lui ôte pas plus de sang que eela n’est nécessaire pour arrêter . l'accès » (W. Twining, ibidem, p. 314).

Ainsi d’après l'expérience de M. Twining, il importe dans les fièvres rémittentes et pseudo-continues de l’Inde, de recourir de très bonne heure aux émissions sanguines. L’opportunité de s’en servir passe rapidement, et peu de cas l’autorisent au huitième jour. De plus, comme dans ces maladies les redoublements sont marqués, les phases réglées, et les heures véritablement comptées, il recommande de prendre en grande considération les accroissements et les diminutions que l'affection présente à ses différents moments dans les vingtquatre heures. |

Hippocrate, qui avait, lui aussi, sous les yeux des maladies à paroxysmes tranchés, recommande de donner une attention particulière à l'invasion, au summum , au déclin des redoublements quand il s’agit de déterminer le régime alimentaire ; mais je ne sache pas qu’il ait rien prescrit d’analogue concernant l’administration des saignées. Il n’en est pas de même pour les jours où ce moyen devait être mis en œuvre.

La saignée lui était familière dans les maladies aiguës, qui sont, dit-il τ, la pleurésie, la péripneumonie, la phrénitis, le léthargus, le causus, et les autres affections qui en dépendentet où la fièvre est généralement continue». Cela se voit par les passages suivants : « Vous saignerez dans les maladies aiguës, si l'affection paraît intense, si les malades sont dans la vigueur de l’âge et s’ils conservent leurs forces » (Du régime dans les maladies aiguës, Appendice, p. 399).

« Les hypochondres gonflés par une autre cause que l’introduction de l’air intérieur , la tension du diaphragme, la respiration entrecoupée avec orthopnée, sans expectoration, dans les cas où le pus n’est pas encore formé, mais où ces accidents sont produits par la suffocation ; surtout les fortes dou-

* Du traité du régime dans les maladies aiguës, t, ἃ de mon édition, p. 352.

Ὁ Ξυνεχής. Hippocrate entend par cette expression les fiévres rémittentes et pseudo-continues, ainsi que je l’ai fait voir t. 2, p. 568.

leurs du foie et les pesanteurs de la rate; toutes les autres phlegmasies et douleurs fortes au-dessus du diaphragme ; enfinles maladies aiguës où il y a des engorgements d’humeurs ne se résolvent pas, si on les attaque d’abord par la purgation. La saignée en est le remède capital ; ensuite on en vient aux clystères, à moins que l'affection ne soit grande et intense; si elle l’est, une purgation est nécessaire après la saignée ; mais la saignée avec la purgation a besoin de précautions et de modération. Les médecins qui cherchent à procurer par des purgations, administrées dès le début, la résolution des maladies phlegmasiques, ne délivrent pas le corps de ce qui est tendu etenflammé, car la maladie dans sa crudité ne le permet pas, mais ils déterminent la fonte des parties qui sont saines et qui résistent au mal; le corps ayant été débilité, la maladie prend le dessus, et, quand la maladie a pris le dessus , la guérison n'est plus possible » (Du régime etc., p. 401).

On trouve dans les Aphorismes une règle extrêmement générale , qui est relative aux maladies aiguës. La voici : « Si vous croyez devoir user de quelques remèdes, usez-en au début des maladies ; quand elles sont à leur summum, il vaut mieux se tenir en repos» (Æphorismes, 2, 28). Maintenant que le lecteur est averti des préceptes qu’a fournis sans doute à Hippocrate la nature des maladies observées par lui, on est disposé à admettre que cet aphorisme lui a été suggéré par l'expérience qu'il avait faite de l'avantage d'attaquer vivement d'abord les affections le plus communément soumises à son cbservation, et des inconvénients de mettre en usage les moyens énergiques après cette opportunité passée.

Mais Galien, sinon Hippocrate, fournit un texte précis, uniquement consacré à l’emploi de la saignée et au délai dans lequel les plus anciens médecins la croyaient avantageuse. Les 15: et 3° livres des Épidémies présentent, comme on sait, cette singularité, qu’il n’y est pas question de la thérapeutique dont Hippocrate se servit. On ne trouve qu’une seule exception : elle est relative à une saignée qui fut pratiquée à Anaxion

(3° livre, 2° série, 8° malade); Galien nous donne l’explication de cette exception :

« Chez ce seul malade des premier et troisième livres des Épidémies , dit-il, Hippocrate a fait mention de Ia saignée; ce‘ n’est pas que seul il ait été saigné, mais c’est que seul it l’a été au huitième jour, attendu que les médecins se faisaient une sorte de loi de ne pas saigner au-delà du quatrième Jour (Galien, t. 5, p. 437, éd. Bas.).

Ce passage de Galien, outre qu'il rend raison de l'exception faite pour la mention de la saignée dans l’histoire d’Anaxion, est très important pour la connaissance de la thérapeutique d’Hippocrate et de san école. Il demeure établi que les anciens médecins ne saiguaient que rarement au-delà du quatrième jour dans les maladies aiguës. Les maladies dont les 1« et 3° livres des Épidémies renferment des observations particulières, sont presque toutes, à part quelques cas d’angine, de pleuro-pneumonie ou d’iléus, des fièvres rémittentes et des fièvres pseudo-continues. Dans ces maladies, Hippocrate a saigné , puisqu'il saignait habituellement dans les maladies aiguës ; mais il n’a guère saigné au-delà du quatrième jour, puisqu'il a signalé comme une exception digne de remarque le cas où il a saigné au huitième jour.

Gela posé, le rapprochement est facile entre les préceptes donnés par les anciens médecins , et les observations du médecin moderne que j'ai cité en commençant ce paragraphe. Amenes Vous ont dit Hippocrate et son école, de saigner

u-delà du quatrième jour, si ce n’est dans des cas exception- | nel. Cette règle s’appliquait à toutes les maladies aiguës , y . compris les fièvres rémittentes et pseudo-continues. L’expérience m'a enseigné, dit M. Twining, que, dans les fièvres rémittentes et pseudo-continues, la saignée doit rarement être pratiquée aussi tard que le 8° jour, et que l'effet en est d’autant plus avantageux qu’on s’en sert plus près du début de la fièvre. Cette coïncidence, qui m'a frappé dès que je l’ai eu tirée de l'obscurité qui l'enveloppait , πιὰ paru digne de l’at-

tention du lecteur ; et, on peut le dire, si les observations du médecin moderne jettent du jour sur la pratique d'Hippocrate et de son école, elles trouvent, dans cette pratique même, une confirmation inattendue, mais non petite. Des deux parts il est recommandé expressément de saigner de très bonne heure dans les fièvres rémittentes et pseudo-continues; et des deux parts il est recommandé non moins expressément de s’abstenir des saignées quand cette première opportunité est passée. Le précepte hippocratique en fixe le terme au quatrième jour; M. Twining le proroge un peu plus loin. Les médecins placés dans des situations ‘convenables, auront à expérimenter la valeur de ces règles, et à examiner si elles sont applicables dans tous les pays où règnent les fièvres rémittentes et pseudo-continues, c’est-à-dire les pays chauds et les pays marécageux.

᾿ΕΠΙΔΗΜΙΩΝ TO TPITON.

Ι. ΤΜΗ͂ΜΑ IIPOTON- 3 Ἄῤῥωστος πρῶτος.

4 Πυθίων, ὃς " ᾧχει παρὰ ὁ Γῆς ἱερόν: ἤρξατο τρόμος ἀπὸ 1 χειρῶν τῇ 5 πρώτῃ πυρετὸς ὀξύς: λῆρος. 9 Aeutépn, πάντα παρωξύνθη. Τρίτη τὰ αὐτά. !° Τετάρτη, ἀπὸ χοιλίης ὀλίγα,

r ἐπ, βιδλίον re. FGHI. - ἱπποκράτους ἐπ. B. τρ. DJK. - ἐπιδημιῶν τρίτον C. — 2 cu. mp. om. ACDFGHIJKR', Gal. (je remarque, une fois pour toutes, que Gal. mis seul signifie l'édition de Bale). — 5 ἄρ. xp. om. ADFGHIJKR', Gal. |

4 Πυθίωνι C. - πυθίω Lind, — πυθιώνιος pro x. ὃς A. - Galien dit, au sujet de ce début : « Admettez que les mots Πυθίων ὃς ὥχει παρὰ γῆς ἱερὸν, forment une phrase complète en elle-même, et lisez comme si une autre phrase commençait un détail des phénomènes que ce malade présenta. En effet, il vaut mieux supposer que la phrase a été écrite ainsi que d’admettre qu’Hippocrate a, dès le début, fait un solécisme de construction ; d’autant plus qu’il ne se trouve de solécisme semblable ni dans les autres observations de malades, ni dans l’exposition de la constitution pestilentielle. Cependant quelques-uns ont mis le datif : Πυθίωνι ὃς ὥκει παρὰ γῆς ἱερὸν, voulant échapper à la discussion du solécisme. » Foes, contrairement à l'avis de Galien, pense qu’il n’est pas étonnant apud Hippocratem tumultuarie et populariter scriptas hujus modi locutiones sæpe reperiri; et il rappelle que plusieurs manuscrits portent une construction semblable dans le début de l’observation d’Erasinus. Voyez t. 2 de mon édition, p. 704, note 24. |

ὅδ Karoxe gloss. F.

δ Τείσιρον pro y. t. A. - Galien, voulant mettre ses lecteurs en garde contre les explications futiles des mauvais commentateurs, dit : « J’en rapporterai une textuellement, afin qu’on ne pense pas que je calomnie l’auteur : « La mention du temple de la Terre, avait dit ce commentateur, que « du reste Galien ne nomme pas, n’a-t-elle pas ici pour but d’indiquer la « cause qui produisit chez ce malade le tremblement des mains et la ma- « ladie” De même que la suppression des règles rend malades les femmes, « de même les hommes le deviennent par la continence absolue. Hippo- « crate raconte, dans le 6e livre des Épidémies, qu’une femme dont le « mari était absent, ayant été privée de l’union sexuelle, les règles se sup- « primérent, et qu’il lui vint de la barbe aux lèvres; car entend-il autre

ÏJ. PREMIERE SECTION.

Premier malade.

Pythion, qui demeurait auprès du temple de la Terre, fut saisi, le premier jour, d'un tremblement qui commença par les mains ; fièvre aiguë; délire. Second jour , tout s’aggrava.

« chose quand il dit que la femme prit les caractères de la virilité? De « même ici Pythion, s’abstenant de tout commerce charnel à cause du soin « exclusif qu’il donnait au temple, est atteint de maladie. » Ὧν ἑνὸς παραγράφω τὴν ῥῆσιν αὐτοῖς ὀνόμασιν, ἵνα μή τις οἰηθῇ pus καταψεύδεσθαι Tavδρός" τὸ μέντοι τῆς γῆς ἱερὸν, μή ποτε ὑπὲρ τοῦ δεῖξαι τῆν αἰτίαν, ἀφ᾽ ἧς τρόμος τῶν χειρῶν καὶ τὸ νοσεῖν αὐτῷ ἐγένετο" ὡς τῇ (5.6) διὰ τὴν ἐποχὴν τῶν ἐπιμηνίων γενομένην, ὡς εἰκὸς διὰ τὴν τοῦ μορίου ἀργείαν (sic). Καὶ πάλιν ἐν τῷ ἕχτῳ ἱστορεῖ, ἀνδρὸς ἀποδήμου γενομένου, ἀργευσαμένην τῷ μορίῳ τὴν γυναῖκα, ἀγαληφθέντων τῶν ἐπιμηνίων, εἰς τὸ στόμα φῦσαιϊπώγωνα“ καὶ τί γὰρ ἄλλο ἣ ἀνδρωθῆναι τὴν γυναῖκα; Οὕτως οὖν καὶ Πυθίων, ἀποσχόμενος συνουσίας διὰ τὴν πρὸς μόνον (sic) ἐπιμέλειαν τὸ ἱερὸν, νόσον ὑπομένει. Il est impossible de ne pas condamner sans réserve, avec Galien, un pareil mode d’exégèse. Galien cite entore l'exemple suivant comme un modèle de ridicule : « Un jur, à Alexandrie, j’ai entendu une explication de même force, relative à un malade du 4er livre des Épidémies, malade dont l'observation commence par ces mots : Vilène, qui demeurait sur la Plateforme (Voyez t. 2 de mon édit., pag. 684). En exposant les accidents que ce malade éprouva, Hippocrate a écrit cette phrase : Pendant la nuit le malade na point de sommeil, il parle beaucoup (pag. 687, lig. 3 et 4). Celui qui expliquait le livre, y ajouta : En effet, c'était Silène. Et les élèves, saisis d’un excès d’admiration, sautérent en poussant de grands cris. » ἧστ᾽ ἐγώ ποτε ἐν ἀλεξανδρείᾳ καὶ τοιαύτης ἐξηγήσεως ἤκουσα περί τινος ἐν τῷ πρώτῳ τῶν ἐπιδημιῶν ἀῤῥώστου γεγραμμένου κατὰ τὴν ῥῆσιν, ἧς ἡ ἀρχή" Σιληνὸς ὃς ὥχει ἐπὶ τοῦ Πλαταμῶνος. ἐν γὰρ τῷ διηγεῖσθαι τὰ συμβάντα τούτῳ, χαὶ τοιαύτην τινὰ ῥῆσιν ἔγραψεν ὁ ἱπποχράτης" νυχτὸς οὐδὲν ἐκοιμήθη, λόγοι πολλοί, Τούτοις οὖν ἐπεφώνησεν ὁ ἐξηγούμενος τὸ σύγγραμμα" Σιληνὸς γὰρ ἦν. Οἱ μαθηταὶ δ᾽ ἀναπηδήσαντες ἐχεχράγεσαν ὑπερθαυμιαάζοντες.

1 C’est là que s’arrête le manuscrit À, qui ἃ réuni sans interruption la

première ligne du 3e livre au 4er, —. 4 FH. —$ F. - δευτέρα CDGHUK. -- Ὁ δ ῬΗ.

* dxpnra, χολώδεα, διῆλθεν. » Πέμπτῃ, ᾿ πάντα παρωξύνθη" 4 τρόμοι παρέμενον" ὕπνοι λεπτοί" χοιλίη 5 ἔστη. ὁ Ἕχτη, 1πτύελα ποιχίλα, ὑπέρυθρα. 5 ‘EGôun, 9 στόμα 19 παρειρύσθη. ᾿Ογδόῃ,

᾿ ἄκριτα CR. --- 5.6 F, -- révre om. D, — ὁ τρόμοι παρέμενον Ἀ', Gal., Chart. -- τρ. παρέμεινον D. - τρόποι (sic) παρέμενον Merc. in marg. τρόμοι παρέμειναν ΟἹ, = τρ. παρ. om. vulg. — 5 ἔστη D. -- ἔπαυσε gloss. F.— $ Η. - ἔ, om. (D rest. alia manu) FGI. — 7 πτύαλα (. --- ὅζ FH. - post. £. edditur ἡμέρῃ in citatione Lyci ap. Gal. in Comm., t. 5, P. 596, I. 2. — 9 additur τὸ ante στόμα in cit. Lyci.

*° Παρερύσθη DFG, Ald. - παρερρύσθη J. -- παρειρύσθη R' mut. alia manu in παρρερύθη. -- Lycus le Macédonien, qui avait rédigé les leçons de Quintus sur les œuvres hippocratiques, avait trouvé une contradiction entre ce phénomène présenté par Pythion, qui guérit, et l’aphorisme : Dans une fièvre qui n’a pas d’intermission, si la lèvre, les narines, l'œil, le sourcil sont pris de distorsions, si ἴα vue ou louïe est abolie, le malade étant faible, la mort est’prochaine, quel que soit celui des signes qui survienne. Galien dit qu’il n’y a point là de contradiction; que dans l’aphorisme cité il est dit : le malade étant faible, et que Pythion n’était pas faible lorsqu'il eut la bouche déviée. ξαυτῷ τροὔβαλεν (Λύκος) ὡς ζήτημα τὸ μηδ᾽ ὅλως ὃν ζήτημα, κατὰ λέξιν οὕτως" τῇ ἑδδόμῃ τὸ στόμα παρειρύσθη" καὶ δοκεῖ ἡ ἱστορία αὕτη μαχομένη εἶναι τῇ ἀποφάσει τῇ οὕτως ἐν ἀφορισμοῖς ἐχούσῃ (suit l’aphorisme cité). Αὕτη τοῦ Δύκου ῥῆσις ἑαυτῷ προδάλλοντος ὡς ζήτημα τὸ μηδ᾽ ὅλως ἔχον ἀμφιθολίαν" ἐν μὲν γὰρ τοῖς ἀφορισμοῖς εἴρηκεν, ἤδη ἀσθενέος ἐόντος" ὁ Πυθίων δ᾽ οὐκ ὧν ἀσθενὴς, παρειθύσθη τὸ στόμα. Lycus le Macédonien avait aussi rapproché de l’observation de Pythion trois propositions du 4er livre des Prorrhétiques ; ce sont les suivantes : Les délires avec tremblement, avec difficulté d'articuler, et carphologie, sont de forts indices de phrénitis, comme chez Didymarque, à Cos, αἱ τρομώδεες, ἀσαφέες, ψηλαφώδεες παρακχρούσιες πάνυ φρενιτικαὶ, ὡς καὶ Διδυμάρχῳ ἐν Ko; Les tremblements survenus au milieu de sueurs sont sujets ἃ récidive, τὰ τρομώδεα, γενόμενα ἐφ᾽ ἱδρῶσι φιλυπόστροφα; Dans les insomnies avec trouble, les urines incolores, avec des énéorèmes noirs, sont l'annonce du délire, τὰ δ᾽ ἐπὶ ταραχώδεσιν ἀγρύπνοισιν οὖρα ἄχροα, μέλασιν ἐναιωρεύμενα, παραχρουστικά. Galien réfute l’application que Lycus avait faite de ces trois propositions à l’observation de Pythion. D’autres commentateurs, qui se disaient de la secte d'Hippocrate, tels que Sabinus et son disciple Métrodore, avaient avancé que le tremblement dont Pythion fut affecté était une espèce de convulsion (Galien objecte que le tremblement et la convulsion sont deux choses différentes); que l’estomac était affecté chez Pythion, ce qui donna lieu au tremblement des mains (Galien dit qu’il n’y a, dans l'observation de Py-

ÉPIDÉMIES, LIVRE I, 27 Troisième jour, mème état. Quatrième jour, déjections peu abondantes de matières intempérées et bilieuses. Cinquième jour, tout s’aggrava; les tremblements persistèrent; sommeils légers ; le ventre se resserra. Sirième jour, expectoration variée et un peu rouge. Septiéme jour, distorsion de la bouche. Huitième jour, tout s’exaspéra, et les tremblements persistèrent encore. Dès le début et jusqu’au huitième jour, l'urine fut ténue et incolore, elle présentait un énéorème semblable à un nuage. Dirième jour, expectoration un peu mürie; la maladie se jugea ; les urines furent un peu ténues au moment de la crise. Après la crise et au quarantième jour de la maladie il se forma un abcès au siége, et le dépôt de la maladie fut caractérisé par des accidents de strangurie. (Interpré-

thion, aucun indice d’affection de l’estomac, et que ces commentateurs ne peuvent d’aïlleurs indiquer aucune sympathie entre l’estomac et les mains, car les sympathies se rangent sous trois chefs : voisinage ; communauté de genre, par exemple, les veines avec les veines, les artères avec les artères; communauté de fonction, par exemple entre les mamelles et les organes de la génération ; or aucune de ces sympathies ne se trouve entre l’estomac et 168 mains); que le tremblement fut le résultat de la rétention du sperme chez Pythion, que le sperme, accumulé dahs le cerveau par la " continence, comprima cet organe et produisit le délire, ainsi qu’on voit la main du chirurgien déterminer le délire en pressant sur un fragment d'os dans les fractures du crâne (Galien répond que sans doute ces gens n’ont jamais assisté à une trépanation; que la pression exercée par le chirurgien cause non pas le délire, mais un assoupissement profond et la perte du sentiment ; que, dans tous les cas, c’est l’excès et non l'absence des jouissances sexuelles qui cause des affections d’estomac); que la rétention du sperme rendit les crachats variés (Galien dit qu’une pareîlle proposition ne mérite pas une réfatation sérieuse); que le dépôt se forma au siége à cause du voisinage du lieu où s'opère la sécrétion du sperme, et que la strangurie fut le résultat du dépôt formé au siége (Galien objecte que ces commentateurs se contredisent en attribuant un effet salutaire (le dépôt critique) à la rétention da sperme, à laquelle ils attribuent en même temps des effets fâcheux; qu’il faut done prédire les convulsions, le délire st tous les accidents éprouvés par Pythion, aux athlètes, qui, en raison de leur profession, s’abstiennent de tout commerce avec les femmes). J'ai cru qu'il n’était pas inutile de rapporter, avec les critiques de Galien, ce fragment des commentaires de Lycus et de Sabinus, commentaires qui ont péri.

créance si l’exemplaire de la Bibliothèque Royale présentait les caractères mais il aurait été suspect s’il eût apporté l’exemplaire de chez lui. » Cette tradition des commentateurs résumée par Zeuxis paraît, dans tous les cas, rattacher les caractères à Mnémon, soit qu’on crût qu’il les avait ajoutés à l’exemplaire de la Bibliothèque, soit qu’on admît qu’il avait apporté un exemplaire qui les présentait. Mais, en supposant même qu'il avait apporté l’exemplaire, on pouvait penser que ces caractères n’en provenaient pas moins d’Hippocrate lui-même. Zénon, soit qu’il ajoutât foi au rapport quelconque donné par la tradition entre Mnémon et les caractères, soit qu’il en conçût l'origine tout autrement (car là-dessus Galien ne s'explique pas), semble les avoir attribués à Hippocrate lui-même. On l’infére du moins de la constante opposition où Galien le place à l'égard des autres commentateurs, qui pensaient que les caractères étaient une interpolation du fait de Mnémon. Galien, après avoir rapporté que des auteurs avaient reproché à Zénon d’avoir changé un caractère pour s’en rendre l’explication plus facile, ajoute que cela ne veut pas dire que ces auteurs admissent l'authenticité des caractères : « On sera porté à croire, dit-il, que c’est réellement Hippocrate lui-même qui a inscrit les caractères, si on lit que les adversaires de Zénon assurent qu’il y a (dans l’observation du 7° malade) un p et non un à ponctué en bas (voyez p. 58, note 17, cé qu’est ce à ponctué). Mais en parcourant les livres de ceux qui ont combattu Zénon, et qui soutiennent que les caractères ne sont pas d’Hippocrate, et que, parmi les livres de la bibliothèque de Ptolémée surnommé Evergète, on en trouva un qui présentait ces caractères arrangés par un certain médecin pamphilien de la ville de Sida, de l’école de Cléophante, en apprenant la cause pour laquelle Mnémon inscrivit ces caractères, on comprendra que les adversaires de Zénon ne se contredisent pas-en prétendant à la fois que les caractères ne proviennent pas d'Hippocrate, et qu’ils ne sont pas tels que Zénon les a expliqués. » Héraclide d’Erythrée avait soutenu que les caractères étaient une interpolation (παρεγγεγράφθαι); le célèbre médecin empirique Héraclide de Tarente avait écrit dans le même sens, après Zénon toutefois, puisqu'il avait témoigné en quelques passages de la jalousie à l'égard de cet écrivain (φαίνεται φιλονεικεῖν τῷ Ζήνωνι, dit Galien). D’autres aussi avaient combattu Zénon, ainsi qu’on 16 voit par le passage suivant de Galien : « Zénon écrivit sur les caractères un livre non petit, qui provoqua de la part d’Apollonius l’empirique un livre encore plus gros. Zénon lui répondit. Puis Apollonius, surnommé Biblas, composa à son tour un ouvrage sur le mênre sujet après la mort de Zénon; nonu-seulement il y montre qu'ils sont une interpolation, mais il relève en même temps les erreurs que Zénon a commises touchant ces caractères. Il assure que Zénon n’a pas su èxpliquer convenablement les caractères arrangés par Mnémon, et que Jà où il était embarrassé il les a changés pour s’en faciliter l'interprétation , et, en preuve de ses assertions, il dit que ni l’exemplaire trouvé dans la Bibliothèque Royale, ni l’exemplaire des navires, ni l’exemplaire dans lédition de Bacchius, ne portent les caractères du

8e malade comme Zénon les a expliqués. » Apollonius Biblas, on le voit, pensait que les caractères étaient une interpolation de Mnémon. Outre les opinions des commentateurs sur l’origine de ces caractères, Galien nous a aussi conservé quelques renseignements sur l’état des exemplaires relativement à la même question. « Les plus anciens exemplaires (τὰ παλαιότερα τῶν ἀντιγράφων), dit-il, ne portent les caractères qu’à partir de la 7° obsæervation, qui est celle de la femme affectée d’angine chez Biton (ou Aristion). De même aussi tous ceux qui ont expliqué les caractères adjoints à ce livre ont commencé leurs explications à cette 7e histoire, et ils disent qu’ils ne se trouvent pas dans l’histoire des six premiers malades. » Le dire des anciens commentateurs qui avaient signalé l’absence des caractères dans les observations des six premiers malades, prouve péremptoirement qu’en effet les six premières observations ne présentaient pas les caractères dans les exemplaires que ces commentateurs avaient sous les yeux. Cependant des exemplaires plus récents, du temps de Galien, avaient des caractères à ces premiers malades. « Quelques-uns des exemplaires que sous avons aujourd’hui sous la main, dit Galien, offrent ces caractères adjoints même aux premiers malades dé ce livre, de sorte que l’édition de. Dioscoride les a aussi. » Galien ne donne aucune explication sur l’origine de ces derniers exemplaires ; mais, quoi qu’il en soit, il est constant que de son temps il y avait deux classes d'exemplaires ; les uns n’avaient les caractères qu’à partir de la septième observation, les autres les avaient à partir de la premiére. Cette différence excite surtout les soupçons de Galien touchant les caractères. « Si ces caractères, dit-il, se trouvaient à la suite de l'exposition des phénomènes présentés par les malades dans les autres livres des Epidémies, comme ils se trouvent dans le 5°, on serait autorisé à dire qu’ils ont été inscrits par Hippocrate; mais ils né se trouvent pas dans les autres livres, et tous les exemplaires du 5° livre ne Les offrent pas semblablement (ἀλλὰ und” ἐν αὐτῷ τῷ τρίτῳ εὑρισκομένων διὰ κάντων ὁμαλῶς τῶν ἀντιγράφων). » Et un peu plus loin on lit dans son Commentaire : « Il a été dit plus haut que les caractères ci-dessus ne se trouvent pas semblablement dans tous les exemplaires; mais maintenant j'ajoute que, même parmi les exemplairés où ces caractères se trouvent, bus n’ont pas, à la fin de l’observation du premier malade, la série de aractéres que je viens d'expliquer. Les exemplaires qui ont les caractres inscrits à la fin de l’observation de Pythion, les ont ainsi roux v. » ὅτι μὲν οὖν οὐκ ἐν ἅπασι τοῖς ἀντιγράφοις εὑρίσκεται τὰ προγεγραμμένα χατὰ τοῦτον τὸν τρόπον, εἴρηται καὶ τρόσθεν ἀλλὰ νῦν φυμὶ μηδ᾽ ἐν οἷς εὑβσκεται, μηδ᾽ ἐν τούτοις ἅπασ: τὸν πρῶτον ἄῤῥωστον ἔχειν τινὰ τοιοῦτον χα-βαχτῆρα᾽ τὸ δ᾽ οὖν ἔχον τῶν ἀντιγράφων αὐτοὺς τοὺς ἐπὶ τῷ τέλει τῆς διηγήσεως τῆς χατὰ τὸν Πυϑίωνα χαραχτῆρας ὡδίπως ἔχει γεγραμμένους 70 π᾿ ou nv. Be sens de cette phrase, qui était sans doute fort claire quand on avait τοῦδ la main les divers exemplaires dont parle Galien, ne se laisse pas fa tilement saisir au premier abord ; celui qui se présente, c'est qu'il ÿ avait des exemplaires dépourvus de caractères dans l’histoire de Pythion. Si cette

*"Appwatos δεύτερος.

interprétation est juste, et si l’on se rappelle ce que j’ai pris dans un autrèé endroit du Commentaire de Galien et rapporté plus haut, à savoir que les anciens exemplaires ne portaient pas les caractères dans les six premières observations, et que d'autres les portaient dans toutes les observations, on pourra penser qu’il éxistait trois classes d'exemplaires : 4° ceux qui portaient les caractères dans toutes les histoires de malades, 2° ceux qui ne les portaient qu’à partir de la septième histoire, 5° ceex qui en manquaient à la première. En résumé, parmi les commentateurs antérieurs à Galien, Zénon est le seul, à notre connaissance, qui ait attribué les caractères à Hippocrae : tous les autres, et Galien lui-même, les regardent comme une interpolation subséquente, et ils les rattachent à Mnémon, soit que celui-ci les eût ajoutés à l’exemplaire de la Bibliotheque Royale d'Alexandrie, soit qu’il eût simplement apporté un exemplaire muni de ces caractères. Galien pense que celui qui les interpola, ou bien voulut se ménager l’occasion d’en donner à ses disciples l'explication comme de quelque chose de fort important, ou bien les inscrivit pour son propre usage et comme un abrégé commode de ce que renfermait d’utile chaque histoire de malade. Je serais néanmoins porté à croire que l’inscription de ces caractères est antérieure à Mnémon; ce qui me suggère cette réflexion, c’est que, d’après Apollonius Biblas, l’exemplaire du 3e livre des Épidémies trouvé dans la Bibliothèque Royale, l’exemplaire des navires, et l’exemplaire dans l’édition de Bacchius, les portaient. À supposer (ce qui n’est pas démontré) que Mnémon soit antérieur à Bacchius, il faudrait admettre, pour attribuer les caractères à Mnémon, qu’il avait interpolé à la fois et l’exemplaire trouvé dans la Bibliothèque Royale et l’exemplaire des navires; interpolation possible sans doute, mais qui devient beaucoup moins probable si on la double. - Galien a donné la clef générale de ces signes énigmatiques. Le 70 commençait toutes les séries, et le u ou le 6, suivant la terminaison heureuse ou malheureuse, les fermait toutes. Les caractères intermédiaires étaient figurés par les lettres qui indiquent les éléments de la voix (διὰ τῶν γραμμάτων ἃ σημαίνει τὰ στοιχεῖα τῆς φωνῆς), à part le ὃ ponctué (voyez p.58 n.417 ce qu'est ce δὴ. Ils signifiaient, suivant Galien : α, avor tement,.4nophopav, perte, ἀπώλειαν: y, urine semblable à du sperme, γονοειδὲς οὖρον; le à ponctué, sueur, ἱδρῶτα, diarrhée, διάῤῥοιαν, διαφόpnatv (je pense qu’il faut lire διαχώρησιν, selles); en un mot, une évacuasion quelconque ; &, rétention, ἐποχὴν, siége, ἕδραν; , objet de recher-

Deuxième malade.

Hermocrate, qui habitait près de la nouvelle muraille, fut pris d’une forte fièvre. Dès le début, il éprouva de la douleur dans la tête et dans les lombes; tension de l’hypochondre sans gonflement ; la langue était brülée dès le commencement ; la surdité s’établit tout d’abord ; point de sommeil ; peu de soif ; urine épaisse, rouge, qui, laissée dans le vase, ne forma point

che, ζήτημα; 0, mort, θάνατον; τι, sueur, ἱδρῶτα; x, crise, κρίσιν, ou affection gastrique, χοιλιαχὴν διάθεσιν ; a, folie, μανίαν, matrice, ur- Tpav; v, jeunesse, νεότητα, morlification, νέκρωσιν ; E, bile jaune, ξαν-θὴν χολὴν, quelque phénomène étrange et rare, ξένον τι χαὶ σπάνιον, irration, Evoudv, sécheresse, ξηρότητα; o, douleurs, ὀδύνας, urine, οὖρον (quelques-uns disent que lo, lorsqu'il a l’u mis en haut, comme on écrit ordinairement οὕτως, signifie urine, ἔνιοι δέ φασιν ὅταν ἐπικείμενον ἄγωθεν ἔχῃ τὸ υ, τότε σημαίνει τὸ οὖρον αὐτὸ, γραφόμενον ὡς εἰώθασιν τὸ οὔτως γράφειν. Cela prouve que la ligature οὐ est fort ancienne); x, abondance, πλῆθος, crachat, πτύελον, rouge, πυρὸν (sic), fièvre, πυρετὸν, af- Jection du poumon, πνεύμονος πάθος ; le caractère ayant un t au milieu, 70, probable, πιθανόν; p, flux, ῥύσιν, frisson, ῥῖγος; φ, phrénitis, φρενῖτιν ; 6, convulsion, σπασμὸν lésion de l'œsophage ou de la bouche, στομαχοῦ χάχωσιν ἢ στόματος; τ, accouchement, τόκον; v, santé, ὑγείαν, hypochondre, ὑποχόνδριον; χ, bile, χολὴν, bilieux, χολῶδες; ᾧ, refroidissement, ψύξιν; w, crudité, ὠμότητα.

: À. δι om. FGHLK. - δεύτ. ἄρ. R'. - B sine ἄρ. C. — * Ἑρμοκράτης : DR', Gal., Chart.

? La nouvelle muraille avait excité l'imagination de certains commenhteurs. Hippocrate, disaient quelques-uns, en a fait mention, parce que, nouvellement recrépie, elle fut nuisible à Hermocrate; d’autres, les combattant, s’efforçaient de montrer que ce n’était pas la chaux qui avait intommodé cet individu, mais que la construction de cette nouvelle muraille ferma l’accès de l’air à la maison où Hermocrate demeurait, et le rendit malade. Pures futilités, dit Galien.

49 DR', Gal., Chart. — 5 addit. τὴν ante κεφ. Cod. Baroc. ap. Freind, -- 5 ὀσφὺν DR', Gal., Chart., Lind., Freind, - ὀσφῦν vulg. — 7 ὑποχόνὅριον K. — ὑποχόνδρια H. - Galien dit que, quand le mot kypochondre est au singulier et sans désignation de côté, il faut entendre l'hypochondre droit,

TOM. Ill. | 3

1 ἔντασις " λαπαρῶς᾽ γλῶσσα ? δὲ ἀρχομένῳ 4 ἐπεκαύθη" χώφωσις αὐτίκα" ὕπνοι οὐχ ἐνῆσαν" διψώδης où 5 λίην" ° οὖρα παχέα, ἐρυθρά᾽ χείμενα οὐ 1 χαθίστατο᾽ ἀπὸ δὲ χοιλίης © οὖχ ὀλίγα ξυγχεχαυμένα διήει. 9 Πέμπτῃ, οὔρησε λεπτὰ, εἶχεν ‘° ἐναιώρημα, τι οὐχ ἵδρυτο᾽ ἐς ." νύχτα '᾽ παρέχκρουσεν. ‘4 "Extn "Ὁ ἰχτεριώδης" πάντα παρωξύνθη où χατενόει. ‘6 “Ἑῤδόμῃ "1 δυσφόρως " οὖρα λεπτὰ, ὅμοια' 15 τὰς ἑπομένας παραπλησίως. 19 Περὶ δὲ "5 ἕνδεχάτην ἐόντι, πάντα ἔδοξε χουφισθῆναι. *: Κῶμα ἤρξατο" ?* οὔρει 23 παχύτερα, ὑπέρυθρα, κάτω 24 λεπτά" οὐ "" καθίστατο" "5 ἡσυχῇ

: Ἐξάπλωσις gloss. FG. — ? ὑπολάπαρος Lind., Freind., Gal. in cit., t. 5, p. 186. - Galien dit que λαπαρὸς est opposé à μετ᾽ ὄγκου, comme τεταμένος l’est à χαλαρὸς, et que c’est comme si Hippocrate avait dit ici : tension de l'hypochondre droit, mais sans tumeur (δεξιοῦ ὑποχονδρίου ἔντασις, ὄγκος δ᾽ οὔ). — 3 δ᾽ R', Gal., Chart. — 4 ἐκαύθη K. ἀπεκαύθη G, Ald., Chart. - ὑπεκαύθη D. - ἐπαύθη (sie) C. — ὅ λίαν FGUK, Aïd., Frob., Merc., Lind., Freind. — 5 οὔρει DHIJKR', Gal., Chart, -- οὔρεα C. — 1 xabioraro KR', Gal., Chart. -- καθίσταντο vulg. — 5 συγκ. (Evyx. Chart.),oùx 8. R', Gal., Chart. -- οὐκ 61. om. ( (I rest. alia manu). — 9 s FH.- πέμπτῃ... κατενόει om. Ἀ! restit. alia manu in marg. — ‘° ἐνεώρημα FI. — :: oùy’ FG. -- οὐκ Merc. in textu. — "2 γῦχτα IL. — 13 παρέχρους FGIKR , Gal. - παρέκρουεν J. - παρέκουε (sie) Ald. — US FH. -éxrf R'. — :5 ἰκτερώδης Gal. in cit.,t. 5, p. 401,1. ὅ. ἰκτηριώδης Lind. -- εἰς ixrépou χροιὰν καταστὰς gloss. FG. — "6 ζ FHI. —

17 διάφορος R' mut. alia manu in δυσφόρως. — 18 τὰς ἑπομένας C (Β΄,

mut. alia manu in ταῖς ἑπομιέναις). -- ταῖς ἑπομέναις vulg. - Le datif serait ici une sorte de contresens; il faut d’ailleurs mettre un point après ὅμοια ; car, dit Galien, Hippocrate entend par là que Hgrmocrate continua à présenter les mêmes symptômes et les mêmes-signes pendant les jours suivants ‘jusqu’au onzième.

19 περὶ,.. χουφισθῆναι om. R' rest, alia manu in marg. —?° «4 FHIR, Gal. 3: Κῶμμα C. - « Le coma, dit Galien, est la propension au sommeil, quand les malades ne peuvent pas se tenir éveillés, n’ayant pas les yeux ouverts, mais les fermant, soit que leur sommeil soit profond, soit qu'il soit léger, soit qu'il y ait veille. » Εἰς ὕπνον δὲ λέγω καταφορὰν, ὅταν ἐγρηγορέναι μὲν ἀδυνατῶσιν οἱ χάμινοντες, οὐκ ἀναπεπταμένους ἔχοντες τοὺς ὀφθαλμοὺς, μύσαντες δ᾽ αὐτοὺς, ἤτοι βαθέσιν ὕπνοις, ἢ λεπτοῖς, ἣ ἀγρυπνίαις συνέχονται.

22 ἤρξατο" οὔρει (ΗΚ, -- ἤρξατο" οὖρα R' cum οὖρα mut. alia’ manu in οὔρει. - ἤρξατο - οὖρα vulg. - ἤρξατο" οὐρεῖν FGJ. - ἤρξατο οὐρέϊν DI. ἤρξατο δ᾽ οὐρεῖν quædam ἀντίγραφα Galeni tempore. -- « Quelques-uns, dit Galien, joignent aux urines le verbe ἤρξατο qui suit le mot χῶμα. En

ÉPIDÉMIES, LIVRE II. ες δῦ

de dépôt ; évacuation, non petite, de matières adustes. Cinquième jour, urine ténue avec un énéorème, et sans sédiment; hallucinations durant la nuit. Sirième jour, ictère; tout s’aggrava ; point de connaissance. Septième jour, grand malaise ; urines ténues, comme précédemment; les jours suivants elles gardèrent le même caractère. Vers le onzième jour, tout parut s’alléger. Le malade commença à avoir de l’assoupissement ; l’urine qu'il rendit était plus épaisse, un peu rouge, avec de petites choses dans le bas ; elle ne donna point de dépôt ; peu à peu le malade reprit sa connaissance. Quatorzième jour, point de fièvre; il ne sua pas ; il dormit ; ileut

effet, ce verbe étant placé entre le coma et les urines, il est loisible de le rapporter au sujet que l’on voudra. Ainsi la leçon est double : l’une est χῶμα, ἤρξατο, l’autre est ἤρξατο δ᾽ οὐρεῖν. Ces éditeurs ajoutent au verbe οὔρει, qui est à l'indicatif, la lettre ν, et ils écrivent οὐρεῖν avec un v à l'infinitif, afin que la leçon puisse s’accorder avec ἤρξατο. » Il faut remarquer d’abord que δ᾽ donné dans la citation de Galien est une interprétation malencontreuse des copistes; car, s’il y avait eu δ᾽, il n'aurait pas été possible que ἤρξατο se rapportât indifféremment au coma ou aux urines. Les exemplaires que cite Galien, avaient donc ἤρξατο οὐρεῖν, et non ἤρξατο δ᾽ οὐρεῖν. Maintenant, si nous nous reportons à nos manuscrits, nous voyons que la leçon de ceux des exemplaires qui avaient οὐρεῖν, se trouve dans cinq, avec une bonne ponetuation dans deux, et une mauvaise dans trois ; que, cette leçon étant mise de côté, la véritable est οὔρει ; et que la leçon οὖρα de notre texte vulgaire, qui est étrangère à tous nos manuscrits, est fautive ; car Galien dit positivement qu'il y avait un verbe mis par les us à l'indicatif, par les autres à l’infinitif, Quant au sens, Galien rejette (et par de bonnes raisons) la leçon ἤρξατο οὐρεῖν : « C’est ici, dit-il, que le coma commence, au lieu qu’il y avait déjà eu des urines épaisses. » (Voyez dans le texte 1, 2.)

23 παχύτερα (R! mut. alia manu in παχέα), Lind., Freind. - παχέα vulg. - C'est le comparatif qu’il faut ; en effet Galien dit : « Hippocrate ἃ mis : il rendit des urines plus épaisses, par comparaison avec les urines ténues qui furent rendues depuis le 5e jour jusqu’au 44°. » Εἶπεν, οὔρησεν παχύτατα (lege παχύτερα), παραδαλὼν αὐτὰ τοῖς ἀπὸ τῆς πέμπτης ἡμέρας ἕως ταύτης γενομένοις λεπτοῖς. |

24 λεπτὰ om. R' restit. alia manu.- ὑπόλεπτα cod. unus ap. Foes in notis, - Galien,commentant cette phrase, dit : « Hippocrate ajoute que les urines étaient un peu rouges, et avaient en bas de petites choses déposées.» Καὶ ὑπέρυθρα φησὶν αὐτὰ γενέσθαι, καὶ κάτω μικρὰ σχεῖν δφιστάμενα, À est

Περὶ : δὲ " εἰκοστὴν καὶ τετάρτην, * ἐπεθερμάνθη" χοιλίη ὑγρὴ, 4 πολλοῖσι λεπτοῖαι 5 ῥέουσα΄ χαὶ τὰς ἑπομένας, πυρετὸς ὀξύς" γλῶσσα 6 ξυνεκαύθῃ. 1 Ἑδδόμη, καὶ εἰχοστῇ , ἀπέθανεν. Τούτῳ χώφωσις “δ διὰ τέλεος παρέμενεν οὖρα 9 ἢ παχέα xal ἐρυθρὰ, où 10 χαθιστάμενα, ἢ ‘" λεπτὰ "" χαὶ ἄχροα, "ἢ καὶ ‘4 ἐναιώρημα ἔχοντα᾽ "ὁ γεύεσθαι "6 οὖχ ἠδύνατο. "7 γ ἘΔΚΖΘ.

τ Aëom. CFHJ.— ? à καὶ x pro εἰχ. x. τ. FHI. -πρώτην καὶ εἰκοστὴν JK.

-ιὰ (sic) xat xnvG. = χδὴν D.— 3 ἐπεθερμανθῇ Ald. — ὁ λεπτ. πολ. R', Gal. Chart.— 5 5. om. Ὁ (R' rest. alia manu). — 6 συνεκαύθη CR’, Gal., Chart.συνεξεκαύθη D. — 7 xt ΡΗΙ. - χζη GK. - εἰκοστῇ ἑδδόμη Η ---- 8 διατέλεος DFGIER!'. — 9 ÿ Ἀ!, Gal., Chart. - ἢ om. vulg. — '° χαθιάμενα F. — ει λεπτὰ CHQ'R’, Merc. in marg., Gal., Chart., Lind., Freind. -- λευχὰ νυ γ᾽ — "3 χαὶ om. R' rest. alia manu. — 3 χαὺ om. R', Gal., Chart. — "4 ἐναιωρήματα R', Gal., Chart. - ἐνεώρημα I. — "5 γενέσθαι FGJ.γεύσασθαι Ὠ0!, Lind.— 16 addit δὲ ante οὐκ vulg. - δὲ om. DR', Gal., Chart.

17 Characteres om. GJR', Gal., Chart., Freind. - 7 e & ay 1 ιζ xd χξ θ C.-infra characteres vulgatæ H habet 7 ἐς 10 ιζ χδ χζ 6.-Galien établit, ainsi qu’il suit, la série des caractères : le premier est 70; le second est e ; le troisième est le δ ayant en bas une ligne droite (τὸ à κάτωθεν ὀρθὴν γραμμὴν ἀπεστιγμένην ἔχον) ; Galien ajoute οἷόν περ τὸ υ προγραφέν; je ne comprends pas cette addition ; mais il faut sans doute lire τ ὑπογραφὲν, iota souscrit ; car ailleurs, en parlant de ce à ponctué, Galien dit : ayant au milieu de la ligne inférieure qui lui appartient, une autre ligne perpendiculaire menée vers le bas, comme nous écrivons l lota, ἔχον ἀπὸ μέσης τῆς κάτω γραμμῆς ἑαυτοῦ γραμμιὴν ἑτέραν ὀρθὴν εἰς τὰ χάτω μέρη ἠγμένην, ὥσπερ τὸ τ γράφομεν. Le manuscrit R' figure dans le commentaire ce À marqué, de la façon suivante δ; il est problable quil était ainsi figuré Δ; Foes dans ses notes; le figure avec une ligne horizontale. Le quatrième caractère est x; le dernier est 6. Le premier signifie πιθανὸν, probable ; le dernier θάνατος, mort; le quatrième exprime le nombre de jours qu’a duré la maladie, 27; le deuxième et le troisième signifient émiageθέντων τῶν διαχωρημάτων, suppression des évacuations alvines. De sorte que la série des caractères signifie qu’il est probable que c'est en raison de la suppression des selles qu'Hermocrate mourut au 97° jour, ἐπισχεθέντων τῶν διαχωρημάτων πιθανὸν εἶναι κατὰ τὴν εἰκοστὴν ἑδδόμην

ment, ou bien ténues, incolores et avec énéorèmes ; il ne put prendre aucun aliment. (Interprétation des caractères : Il est probable que c’esten raison dela suppression des selles qu’Hermocrate mourut au vingt-septième jour.)

Troisième malade.

L'homme logé dans le jardin de Déalcès avait eu, pen dant longtemps, de la pesanteur de tête, et une douleur dans la tempe droite ; une cause occasionnelle s’y étant jointe, il fut pris d’une fièvre intense : il se coucha. Second jour, il perdit

ἡμέραν ἀποθανεῖν τὸν ξρομοχράτην. Des commentateurs avaient prétendu que la mort était survenue à cause des évacuations alvines du 24° jour ; Galien les réfute par des raisons médicales ; il ne paraît pas qu'ils se sient appuyés d’une autre leçon des caractères, puisqu'ils s'appuyaient sur une proposition du 4° livre des Prorrhétiques. Galien ajoute : « Il y aencore moins de sens dans l’explication que certains commentateurs donnent de l’histoire de ce malade quand ils disent que cette histoire n'a été écrite que pour que nous recherchions la puissance des jours critiques.» Si aous rapprochons ce dire de Galien de la série des caractères que le manuscrit H porte au-dessous des caractères ordinaires, nous verrons que ks caractères compris dans ce manuscrit entre 70 et θ doivent signifier le 5° jour, le 6°, le 44°, le 47e, le 24° et le 27e, qui sont les jours signalés par Hippocrate comme ayant présenté quelques phénomènes partiuliers. Le manuscrit I n’a qu’une seule série de caractères ; et ils étaient semblables à La 2° série de H; mais une autre main sans doute ἃ effacé per le grattage les caractères qui étaient en plus, et n’a laissé qu’ane série conforme au texte vulgaire. Cependant l’autorité de ces deux manuscrits 80 suffit pas pour prouver qu'il y eût ici, suivant les exemplaires, deux séries de caractères ; du moins, Galien n’en fait pas mention.

18 ἃ, τι om. DFGHJK, Gal. - ysine &. CI. - tp. d. Β΄. — 19 δεάλδεος C, - δεάλχους vulg. — δεόλκους ἢ. -- διάλκους FG - δελεάρχους, Gal. in dit. t, 5, p. 457.- Dealdis vel Dealcis, Calvus. — *° χήπει Merc. in marg. -χύπω Ald. - Sabinus et ses disciples prétendaient qu'Hippocrate avait hit mention du jardin parce que ce jardin avait été le principe de la mahdie; car, disaient-ils, l’homme n'étant pas un animal herbivore, cet individu se trouva assujelti à un régime alimentaire auquel il n’était pas habitué, et qui produisit en lui un dérangement de la santé, Il n’est pas besoin de dire que Galien ridiculise ce genre d'interprétation. — ᾽" χροτάφων δεξιῶν D. — 22 ἑπωδύνως CDHLQ'R', Gal., Chart., Lind. — ?? π᾿ xp. D. 1e. om. G.— 24 πολὺν KR', Gal., Chart.

40 ÉPIDÉMIES, LIVBE II!.

δὲ " προφάσιος, πῦρ ἔλαθεν: * χατεχλίθη. * Δευτέρη ἐξ ἀριστεροῦ ὀλίγον 4 dxpntov ἐῤῥύη ὁ αἷμα ἀπὸ δὲ κοιλίης ὁ χόπρανα χαλῶς διῆλθεν' οὖρα λεπτὰ, ποιχίλα, 7 ἐναιωρήματα ἔχοντα ὃ" σμιχρὰ, οἷον 9 χρίμνα, 1° γονοειδέα. 1: Τρίτη, πυρετὸς ὀξύς" διαχωρήματα μέλανα, λεπτὰ, ᾽" ἔπαφρα᾽ ὑπόστασις '" πελιδνὴ διαχωρήμασιν" "4 ὑπεκαροῦτο᾽ ἐδυσψόρει περὶ τὰς 15 ἀναστάσιας" ‘5 οὔροισιν ὑπόστασις, "1 πελιδνὴ, ὑπόγλισχρος. Τετάρτη, ‘5 ἤμεσε χολώδεα, ξανθὰ, ὀλίγα 19 διαλιπὼν 2° ὀλίγον, ἰώδεα“ ἐξ ἀριστεροῦ ὀλίγον, : ἄχρητον ἐῤῥύη" διαχωρήματα ὅμοια" οὖρα ὅμοιχ᾽ 5" ἐφίδρωσε περὶ χεφαλὴν χαὶ 23 χληΐδας᾽ σπλὴν ἐπήρθη μηροῦ ὀδύνη 5) χατ᾽ . ἔξιν" δποχονδρίου δεξιοῦ 25 ξύντασις ὑπολάπαρος" νυχτὸς *6 οὐκ ἐχοιμήθη mapéxpouse σμιχρά. "1 Πέμπτη, διαχωρήματα πλείω; μέλανα, "5 ἔπαφρα᾽ ὑπόστασις "9 μέλαινα διαχωρήμασιν" ° νύχτα δι οὖχ ὕπνωσεν' παρέχρουσεν. % Ἕχτηῃ, διαχωρήματα μέλανα, λιπαρὰ, ᾽" γλίσχρα,δυσώδεα’ ὕπνωσεν' #4 κατενόει ᾽"" μᾶλλον. "ὁ Ε6dun, γλῶσσα ἐπίξηρος" "1 διψώδης" oùx ἐχοιμήθη" παρέχρουσεν᾽ οὖρα λεπτὰ, οὐκ εὔχροα. "5 Ὀγὸδόη, διαχωρήματα μέλανα, ὀλίγα, 39 ξυνεστηχότα' ὕπνωσεν" χατενόει᾽ διψώδης οὐ 4° λίην. 4 ’Evarn, 41 ἐπεῤῥίγωσεν' πυρετὸς ὀξύς᾽ ἵδρωσεν᾽ ψύξις παρέχρουσε, δεξιῷ 43 ἔλλαινεν’ γλῶσσα ἐπίξηρος" διψώδης" ἄγρυπνος. 44 Δεχάτῃ, 45 περὶ

? Προφάσγος C.—? χατεχλήθη 6. — 3 δευτέρα CFHUK.— 4 äxparoy Î R’,

Gal. , Chart.— ἄκριτον CD. — 5 αἷμα om. R' rest. alia manu. - post αἷμα addant οὐ χατ᾽ εὐθὺ (κατευθὺ R') τοῦ δεξιοῦ κροτάφου DR', Foes in not. - ἢ est évident que c’est une glose fort peu utile passée de la marge dans le texte. — δχόπρα FGIK (R! mut, alia manu in χόπρανα). — 7 évatoρήματα DR, Gal., et in cit., t. 5, p. 820, 1. 8, Chart., Freind. - ἐναιώpnua vulg. - ὁνεώρημα FI. - in marg. σημεῖον H. — δ ante ou. addit χατὰ vulg. - κατὰ om. Gal. in cit. ibid., Lind., Freind. + 9 χρίμνα om. R! rest. alia manu. -- χρίμα (sic) C.— *° γωνοειδέα GEJ, Ald.- addit καὶ ante γον. Lind.—11 + FHI.—:? ὕπαφρα R' mut. alia manu in ἔπ, — ‘3 πελιὴ Gal., Chart. -- παιλιὴ R' mut. alia manuin πελιή. — πενιδγὴ (sic) J.—"4 ὑπαχαροῦτο D mut. alia manu in brex.—15 ἀνασπάσιας (D mut. alia manu in évaor.) R!.- dvaardonzg C.— 6 οὔροισιν DR, Gal., * Chart. - οὔροις vulg.— 11 πελιὴ R', Gal., Chart. — :8 ἡμέρα R' mut. alia manu in ἥμεσε. ---- 19 διαλείπων D. — 2° ὀλίγα CFGHIJK. -- à. om. DR’. — " ἄχριτον C. — 22 ἐφίδρου CHIJ. - épidpou (sic) FGK. — 3 χληῖδας D - χληῖδα 1. -- χληΐδα vulg. — "4 χατίξιν R! mut. alia manu in χκατ' ἴξ.

ÉPIDEMIES, LIVRE III. 41 par la narine gauche quelques gouttes d’un sang pur; il rendit une selle louable, de matières solides; urines ténues, variées, avec de petits énéorèmes, comme de la farine d’orge, semblables à du sperme. Troisième jour, fièvre aiguë ; selles noires, ténues, écumeuses, avec un dépôt d’une couleur livide ; le malade eut un peu de carus ; il éprouvait du malaise quand ilse levait ; dans les urines, dépôt noirâtreet un peu visqueux. Quatrième jour, vomissement peu abondant de matières bilieuses, jaunes, et, après un court intervalle, de matières érugineuses ; léger écoulement d’un sang pur, de la narine gauche ; mêmes selles ; mêmes urines; petite sueur autour de l tête et des clavicules ; tuméfaction de la rate; douleur dans h cuisse correspondante ; tension de l’hypochondre droit sans grand gonflement; la nuit, point de sommeil; légères hallucinations. Cinquième jour, selles plus abondantes, noires, écumeuses; la nuit, point de sommeil, hallucinations. Sixième jour, selles noires, grasses, visqueuses, fétides, sommeil; intelligence meilleure. Septième jour, langue légèrement sèche: soif, point de sommeil; hallucinations; urines ténues et d’une

— 35 ἔντασις 0], Lind. — 26 οὐχ om. FGJK, Ald. -- οὐκ oblit. alia maou R'. — 27 ε FH. — 28 ὕπαφρα R'.mut. alia manu in ἔπ. — 39 μέλανα FGJ, Ald., Frob., Merc. in textu, Gal., Chart.— 3° vuxrèç Ἀ!, Gal., Chart, — vüxra 1]. -- νὐχτ᾽ C. — 31 οὐχ FGH. - οὐχ Frob., Chart. — # ΕΗ.

53 Ante YA. addunt ἔπαφρα Merc. in marg., Gal., Chart. — ὕπωχρα pro γλ. (D, etin marg. alia manu γλίσχρα) L, Lind. - ὕπαφρα (R' mut. alia manu in ἔπαφρα, et suprascriptam alia manu γλίσχρα), quid. Codd. ap. Foes.— 34 χατεννόει D.— 35 post μᾶλλον addit ἐπιειχῇ R'. C’est le premier mot du Commentaire de Galien.— 35 ζ FH1.— "1 διψ. om. R' rest. alia maou.—— 38. y FGHI, — 39 ἔυν. πὰ. - συν. vulg.— 4° λίαν R', Gal., Chart. — 41 0 FGH. - On K. -- ἐννάτη R', Gal. in textu, Chart., Lind. ἑννάτη (sic) Ὁ. — 43 ἐπερίγωσε Β! mat. alia manu in ἐπερρ. — 45 εἴλλαινε FGHIK. — save 1. — love R' ex emend. -- εἴλφιναι (sic) C. - Galien dit, dans un autre endroit de son Comm., p. 422, l. 50, que le mot ἰλλαίγεῖν n’est pas un de ces mots habituels et clairs que les rhéteurs ont cou-

tume d'appeler πολιτικά, —44 4 FHI, — 45 ταῦτα pro περὶ τὰ αὐτὰ R’, Gal., Chart.

42 ÉPIDÉMIES, LIVRE Li.

τὰ αὐτά, : ‘Evôexdrn, κατενόει * πάντα᾽ ἄπυρος" ? ὕπνωσεν᾽ οὖρα

1. πάγτα παρέχρουσεν. *? Πεντεκαιδεχάτῃ, οὖρον θολερὸν, "4 οἷον ἐκ τῶν χαθεστηχότων "" γίγνεται, 16 ὅταν ἀναταραχθῇ ᾿ πυρετὸς ὀξύς" πάντα παρέχρουσεν᾽ οὐκ ἐχοιμήθη᾽ "1 γούνατα χαὶ χνήμας ᾽" ἐπώδυνα εἴχεν᾽ ἀπὸ δὲ χοιλίης ‘9 βάλανον προσθεμένῳ, μέλανα *° χόπρανὰ 5" διῆλθεν. *? ᾿Εχχαιδεχάτη, οὖρα λεπτὰ, 23 εἶχεν "" vas ρημὰ "" ἐπινέφελον' παρέχρουσεν. +6 Ἑπταχαιδεχάτῃ, πρωΐ ἄχρεα ψυχρά" "1 περιεστέλλετο᾽ πυρετὸς ὀξύς" ἵἴδρωσε *5 δι᾿ ὅλου" ἐχου-φίσθη" κατενόει μᾶλλον" οὐχ ἄπυρος" διψώδης" ᾽9 ἤμεσε 3° χολώδεα, ξανθὰ, ὀλίγα' ἀπὸ δὲ χοιλίης χόπρανα διῆλθε, ν" μετ᾽ ὀλίγον δὲ μέλανα, "ὀλίγα, λεπτά" " οὖρα λεπτὰ, οὐκ % εὔχροα. + Ὄχτωχκαιδεχάτη, οὐ κατενόει" 36 χωματώδης. ‘7 Ἐννεαχαιδεχάτη, διὰ τῶν 38 αὐτῶν. ὅ9 Εἰχοστῇ, ὕπνωσεν " χατενόει πάντα' ἵδρωσεν: ἄπυρος" οὐχ 4° ἐδίψη - 4: οὖρα 4 δὲ λεπτά, 4 Εἰχοστῇ πρώτη, σμικρὰ πα-

"τὰ FHI. —* ante π᾿ addit δι᾽ ὅλου vulg.; διόλου JK. -- δι᾿ ὅλου om. DCR’, Gal., Lind. — 3 ἴδρωσεν pro ümv. (D et in marg. alia manu ὕπνωσεν ) LQ', Merc. in marg., Gal., Chart., Freind. -- ὅδρωσεν pro ὕπν. R'.-Calvus a lu ὕπνωσεν, ἴδρωσεν, comme le portaient des manuscrits d’après Foes dans ses notes. — ὁ ἐπὶ pro περὶ R', Gal., Chart. — 516 H.-16n K.- δωδεχάτη pro δύο C. - Il y eut, dit Galien, une intermission de peu de jours, c'est à dire le 49e jour et le 43°. — ὅ διέλειπεν D. — 7 διέστρεφψεν CFGIK, Ald., Frob., Merc. in textu. - διέστρεψε HJ. — 8 :ÿ FHI. — 9 αὐτίκα, dit Erotien, p. 16, ed. Franz, signifie déja, d’après Bacchius dans son premier livre; aussitôt, d’après Epiclès, C’est un mot employé pour signifier après cela, μετὰ ταῦτα. — 1° δὲ om. DR', Gal. — τ' ante v. addunt τὴν DR', Gal., Chart.

? Ante π᾿ addit διεγόει vulg.-Oisvoer om. CR, Gal., Chart., Freind. - Il'est évident que διενόει ne peut être conservé, puisqu'il forme contradiction avec πάντα παρέχρουσεν. ---- 13 τε FHI.- πεντε χαὶ δεκάτη (ste) C.- πεν--. τεχαιδεχάτην Β᾽, Gal.— "4 ἐκ +. χαθ. ὁκοῖον γ. Ο.--- "5 γίν. vulg.— 16 ὅτ᾽ ἂν C.— 17 yév. DR', Gal., Chart. γόνατα gloss. F,— 18 ἐπωδύνως DHR, Gal., Chart. — 19 βαλάνων τροστιθεμένων R', Gal., Chart. — 2° χόπρια R müt, alia manu in xérpava.— 3: ἦλθεν DR', Gal., Chart.— "5 δικαιδεχάτῃ CI. - ἑξκαιδεκάτῃη vulg. - τς FGHI, — 55 εἶχεν CDFGHUK. - ἔχοντα R', Gal., Chart, - εἶχε δὲ vulg. — 5", ἐνεώρημια Ε΄. — *5 ἐπὶ νεφεδῶν C. — +6 4 ἘῪῊΗΙ. — 27 περιεστέλετο R!, — 26 διόλου DFHIKR', Gal., Chart. —

ÉPIDÉMIES, LIVRE li, 43

couleur qui n’est pas bonne. Huitième jour, selles noires, peu abondantes, liées; sommeil; intelligence; soif médiocre. Neuvième jour, frisson ; fièvre aiguë ; sueur ; refroidissement ; hallucinations ; distorsion de l’æil droit : langue un peu sèche ; soif ; insomnie. Diriéme jour, même état. Onzième jour, l'intelligence est pleinement revenue; point de fièvre; sommeil; urines ténues vers la crise. La fièvre eut une intermission de deux jours; elle revint le quatorzième jour; ensuite, point de sommeil la nuit; hallucinations sur toute chose. Quinzième jour, urine bourbeuse, et semblable à celle qui est agitée après avoir laissé tomber son sédiment ; fièvre aiguë; hallucinations sur toute chose ; point de sommeil ; douleur dans les genoux et les mollets ; l'application d’un suppositoire détermina l’évacuation d’excréments noirs. Seizième jour, urines ténues, avec un énéorème nuageux ; hallucinations. Dix-septième jour le matin, extrémités froides ; on couvrit le malade ; fièvre aigué ; sueur générale ; allégement; meilleure intelligence ; il n’était pas sans fièvre ; soif ; il vomit en petite quantité des matières bilieuses et jaunes; il rendit des excréments durs, et bientôt après il eut des selles peu abondantes, noires et ténues; urines ténues, qui n'étaient pas d’une bonne couleur. Dér-huitième jour, nulle connaissance ; coma. Dix-neuvième jour, même état. F’ingtième jour, sommeil ; retour complet de la raison ; sueur ; point de fièvre; point de soif; mais les urines restent ténues. Vingt-et-unième

+9 ἔμεσε R'. -- ἔμεσεν Gal., Chart. — 3° χολ. repetitur K. — 3! μετολίγον F.— 32 ὀλίγον DFIJK, Ald. — 53: 0, À. om. CDH (I rest. alia manu) JK R'. — 34 ἄχροα duo Codd. ap. Foes, in notis. — "5 in FGHI. — "6 χωμματώδης C.— 37 14 FGHI. - évaxadexdrn (sic) 7. -- ἐνεακαιδεκάτη Ald., Frob., Merc. in textu. -- ἑννεαχαιδεέχάτη C. — 38 post αὐτῶν addit οὖρα

λεπτὰ vulg.— οὖρα λεπτὰ om. CDHI (R! rest. alia manu), Gal., Chart. - Ces deux mots paraissent peu nécessaires, puisqu'ils se lisent deux lignes plus haut, et qu'Hippocrate dit ici διὰ τῶν αὐτῶν. --- "39 x ΕΗ]. — χη D. post x addit Η οὖρα λεπτα.---- 4° ἐδίψη JR', Gal., Chart. - ἔδιψε Merc. in textu. - ἐδίψα vulg. — 4! οὗ. δὲ À. om. Ἀ!, Gal. — 45 δὲ om. C. — 4? κα FHIK. - εἰκοστῇ... τελέως ἐκρίθη om. R' rest. alia manu in marg.- πρώτη καὶ εἰχοστῇ C.

: Τοπρῶτον DJ. — " τῇ om. R', Gal.— α FH. -- πρώτη Ἀ' suprascr. alia manu νυχτὸς. - νυχτὸς pro τῇ mp. 7. — 4 fu. C. -- 01. om. CFGHIK, Ald. — ὁ τοπρῶτον DJ. -- πρῶτα pro τὸ πρ. (R' cum τὸ πο. alia manu), Gal., Chart. — 6 post δὲ addit ταῦτα vulg. — ταῦτα om. DR', Gal., Lind, - On sait qu'Hippocrate emploie souvent μετὰ adverbislement. — 7 ὀλίγα ἰώδεα" πλείω δὲ ἀπὸ x. pro ind. πλείω- ἀπὸ δὲ x. Lind. — ὃ πλείω DLQ'R', Gal., Chart., Freind. - πλέω C. -- πλέον vulg. — 9 δὲ om. K. — 10 γῦχτα FI. = τι δευτέρα CJK. - β ΕΘΗ. - κώφωσις δευτέρη D. --- 12 Evver. Lind.-ouver. vulg.— 13 ἐς C, Lind., Ετοϊπά,.: εἰς vulg.— "4 εἴσω C.— 5 ἐνεώρημα FGIK, Ald. — "6 γωνοειδὲς FGJ, ΑΜ. — :7 μικρὸν R!, Gal., Chart.- Dans le texte vulgaire, le point est placé avant σμ..; mais il faut le mettre après; car autant il est probable qu'Hippocrate a dit ἐναιώρημα σμικρὸν, autant il l’est peu qu'il ait dit σμικρὸν ééeuavn. Ce verbe signifie un violent transport, signification contradictoire avec σμικρόν. Galien dit: « Le mot ἐξεμάνη suffit à Hippocrate pour exprimer l’intensité du délire (t. 3, p. 483, 1. 43). » Au reste, Foes, malgré sa ponctuation, a traduit comme si le point était après. — :8 xar& gloss. Ε΄. — ‘94 ΕἸ. -- "9 δ Ε, ---τῦπάντα om. FGHIJK, Ald. — *? 6 FGHI.

+37 @ δ᾽ € (6 pro ε J) θχκ CDHLJK. - x δ 00 pe v L; ce sont les caractères du malade précédent. — Charact. om. vulg. - Galien ne faisant aucune mention de ces caractères, nous ne savons si nos manuscrits les ont reproduits exactement. Il y a même lieu d’en douter ; car Galien a dit d’une manière générale que, dans chaque série, le dernier caractère était u ou 6, signifiant santé ou guérison, et que l'avant -dernier exprimait le nombre de jours que la maladie avait duré. Or, dans les caractères que donnent nos manuscrits, ce sont le quatrième ε qui signifie le nombre de jours (οὐ), et le cinquième 6 qui signifie la terminaison, θάνατος, mort. Les deux

érugineuses ; il eut une selle solide ; malaise durant la nuit. Second jour, surdité ; fièvre aiguë ; tension de l’hypochondre droit, qui est rentré en dedans; urines ténues, transparentes, avec un petit énéorème semblable à du sperme ; il eut le transport vers le milieu du jour. Troisième jour, état pénible. Quatrième jour, convulsions ; aggravation de tous les symptômes. Cinquième jour, mort le matin. (/nterprétation des caractères : Il est probable que la mort du malade au bout de cinq jours fut due à une phrénitis et à des évacuations défavorables),

Cinquième malade.

Chærion , qui était couché chez Démænétus, fut pris d’une . fièvre intense après des excès de boisson ; puis il ressentit une pesanteur douloureuse de la tête ; il ne dormit pas ; le ventre fut dérangé, et le malade eut des selles ténues et un peu bilieuses. Troisième jour, fièvre aiguë ; tremblement de la tête etsurtout de la lèvre inférieure ; bientôt après, frisson ; convulsions ; hallucinations sur toute chose ; nuit pénible. Quatrième jour, le malade fut tranquille ; un peu de sommeil ; divagations. Le cinquième jour fut laborieux ; tout s’aggrava; délire ; nuit pénible ; point de sommeil. Sirième jour, même état. Septième jour, frisson; fièvre aiguë ; sueur générale ;

suivants x et x sent donc superflus. C’est pour cela que je les ai supprimés. Ce qui reste peut être interprété de la manière suivante : 70, gtÜavoy; φ, φρενῖτις; δ, διαχωρήματα; e, πέντε; 0, θάνατος; signifiant qu’il est probable que le malade succomba au bout de cinq jours ἃ une phrénitis et a des évacuations défavorables. Foes interprète ainsi ces caractères : πιθανὸν φρενῶν διάθεσιν πέμπτῃ θάνατον κάχιστον, signifiant : i/ est probable que ce malade mourut d'une mort cruelle par l'affection du diaphragme. 11 propose aussi διαφράγματος φλεγμονὴν, ou bien φορὰν διαχωρβούντων, ou même φρενῖτιν.

4 ἃ, x. om. CFGHK, Gal. - ε sine &. 1.- πέμπτος &. R'. — 25 παρίωνα ΕΑ. - χερίωνα CHIJK. - χαιρίων (DR! mut. alia manu in χαιρίωνα), Gal. in cit., τ. δ, p. 395, I. 40. — χαιρίνω Lind.— 26 παρὰ δυλίαν pro x. A. C GHUK, - παραδηλίαν F. - Demænetum Deliamve, Calvus. — 31 ἐχ πότου D. -- ἰχ τόπου FGLJK, Ald. -- ἐχτόπως H, et supra lineam. γέγρ. ἐκ πότου.

46 ÉPIDÉMIES, LIVRE Il.

θερμάνθη ' τὸ πρῶτον. * Τῇ ᾿ πρώτη, 4 ἤμεσε χολώδεα, ὀλίγα, ξανθὰ 5 τὸ πρῶτον, μετὰ 5 δὲ, 1 ἰώδεα 5 πλείω" ἀπὸ 9 δὲ χοιλίης χόπρανα διῆλθεν - ° νύχτα δυσφόρως. "" Δευτέρῃ, χώφωσις" πυρετὸς ὀξύς" ὑποχόνδριον δεξιὸν "5 ξυνετάθη" ἔῤῥεπεν "" ἐς τὰ "4 ἔσω" οὖρα λεπτὰ, διαφανέα, εἶχεν "" ἐναιώρημα 16 γονοειδὲς, 11 σμικρόν " ἐξεμάνη 15 περὶ μέσον ἡμέρης. ‘9 Fpirn δυσφόρως. 9 Τετάρτη onxouol- παρωξύνθη "" πάντα. 5" Πέμπτη, πρωΐ ἀπέθανεν. 33 7 ΦΔΕΘ. ,

: Τοπρῶτον DJ. --- * τῇ om. R', 6Δ].--- Ξ α FH. -- πρώτη R' suprascr. alia manu νυχτὸς. - νυκτὸς pro τῇ mp. 7. --- 4 ἥμ. C. -- 6. om. CFGHIK, Ald. — 5 τοπρῶτον DJ. -- πρῶτα pro τὸ πρ. (R' cum τὸ πο. alia manu), Gal., Chart, — 6 post δὲ addit ταῦτα vulg. - ταῦτα om. DR', Gal., Lind, - On sait qu'Hippocrate emploie souvent μετὰ adverbialement. — 7 ὀλίγα ἰώδεα: πλείω δὲ ἀπὸ x. pro lu. πλείω" ἀπὸ δὲ x. Lind. — ὃ πλείω DLQ'R', Gal., Chart., Freind. - πλέω C. -- πλέον vulg. — 9 δὲ om. K. — 10 γῦχτα ΕἸ. — 1: δευτέρα CIK. - β ΕΘΗ. - κώφωσις δευτέρη D. — 13 Évver, Lind.-ouver. vulg.— 135 ἐς C, Lind., Freind.- εἰς vulg.— "4 εἴσω C.—:5 ἐνεώρημα FGIK, Ald. — "6 γωνοειδὲς FGJ, ΑΜ. — 11 μιχρὸν R', Gal., Chart.- Dans le texte vulgaire, le point est placé avant σμ.; mais il faut le mettre après; car autant il est probable qu’'Hippocrate a dit ἐναιώρημα σμιχρὸν, autant il l’est peu qu'il ait dit σμικρὸν ἐξεμάνη. Ce verbe signifie un violent transport, signification contradictoire avec σμιχρόν. Galien dit : « Le mot ἐξεμάνη suffit à Hippocrate pour exprimer l’intensité du délire (ε. 3, p. 483, 1. 43). » Au reste, Foes, malgré sa ponctuation, a traduit comme si le point était après. — 18 κατὰ gloss. Ε΄. — ‘9% ΕἸ. --- "9 δ Ε΄ —*1rdvra om. FGHIJK, Ald. — ?? 6 FGHI.

33 7ὺφ À € (0 pro ε J) 6xx CDHIK. - x δ οὗ μὺυ L; ce sont les caractères du malade précédent. - Charact. om. vulg. - Galién ne faisant aucune mention de ces caractères, nous ne savons si nos manuscrits les ont reproduits exactement. Il y a même lieu d’en douter; car Galien a dit d'une manière générale que, dans chaque série, le dernier caractère était u ou 6, signifiant santé ou guérison, et que l'avant -dernier exprimait le nombre de jours que la maladie avait duré, Or, dans les caractères que donnent nos manuscrits, ce sont le quatrième ε qui signifie le nombre de jours (cing), et le cinquième 6 qui signifie la terminaison, θάνατος, mort. Les deux

érugineuses ; ileut une selle solide ; malaise durant la nuit. Second jour, surdité ; fièvre aiguë ; tension de l’hypochondre droit, qui est rentré en dedans; urines ténues, transparentes, avec un petit énéorème semblable à du sperme ; il eut le transport vers le milieu du jour. Troisième jour, état pénible. Quatrième jour, convulsions ; aggravation de tous les symptômes. Cinquième jour, mort le matin. (Znterprétation des caractères : Il est probable que la mort du malade au bout de cinq jours fut due à une phrénitis et à des évacuations défavorables),

Cinquième malade.

Chærion , qui était couché chez Démænétus, fut pris d’une fièvre intense après des excès de boisson ; puis il ressentit une pesanteur douloureuse de la tête ; il ne dormit pas ; le ventre fat dérangé, et le malade eut des selles ténues et un peu bi- - lieuses. Troisième jour, fièvre aiguë ; tremblement de la tête etsurtout de la lèvre inférieure ; bientôt après, frisson ; convulsions ; hallucinations sur toute chose ; nuit pénible. Quatrième jour, le malade fut tranquille ; un peu de sommeil ; divagations. Le cinquième jour fut laborieux ; tout s’aggrava; délire ; nuit pénible ; point de sommeil. Sérième jour, même état. Septième jour, frisson; fièvre aigué ; sueur générale ;

suivants x et x sont donc superflus. C’est pour cela que je les ai supprimés. Ce qui reste peut être interprété de la manière suivante : 70, τιθανόν; φ, φρενῖτις; À, διαχωρήματα; e, πέντε; 6, θάνατος; signifiant qu’il est probable que le malade succomba au bout de cinq jours à une phrénitis et ἃ des évacuations défavorables. Foes interprète ainsi ces caractères : πιθανὸν φρενῶν διάθεσιν πέμπτῃ θάνατον κάκιστον, signifiant : il est probable que ce malade mourut d'une mort cruelle par l'affection du dia- Phragme. 1] propose aussi διαφράγματος φλεγμονὴν, ou bien φορὰν διαχωβούντων, ou même φρενῖτιν.

%4 ἄ, π᾿ om. CFGHK, Gal. - ε sine &. 1.- πέμπτος 4. R'. — 25 παρίωνα ΕΑ. - χερίωνα CHUIK. - χαιρίων (DR' mut. alia manu in χαιρίωνα), Gal. incit.,t, δ, p. 398, 1, 40. - χαιρίνω Lind.— 26 παρὰ δηλίαν pro π. A. C GHUK. - παραδηλίαν F. - Demænetum Deliamve, Calvus. — "1 ἐχ πότου D. -- ἐκ τόπου FGIJK, Ald. -- ἐχτόπως H, et supra lineam, yéye. ἐκ πότου.

ἔλαθεν: : αὐτίκα δὲ xepalñs βάρος " ἐπώδυνον᾽ οὐχ ἐχοιμᾶτο" " χοιλίη ταραχώδης, ὁ λεπτοῖσιν, 5 ὑποχολώδεσιν. © Τρίτη, πυρετὸς ὀξύς" χεφαλῆς τρόμος, μάλιστα δὲ χείλεος τοῦ κάτω’ 1 μετ᾽ ὀλίγον δὲ, " ῥῖγος’ σπασμοί: πάντα παρέχρουσεν᾽ 9 νύχτα δυσφόρως. 1° Τετάρτη, "" δι’ ἡσυχίης" ." σμικρὰ ἐχοιμήθη" παρέλεγεν. 5 Πέμπτη, ‘4 ἐπιπόνως" πάντα παρωξύνθη" λῆρος" ‘© νύχτα δυσφόρως" οὖχ ἐχοιμήθη. "6 “Extn, διὰ τῶν αὐτῶν. "1 “Εὐδόμη, "" ἐπεῤδίγωσεν᾽ πυρετὸς ὀξύς" ἵδρωσε ‘9 δι’ ὅλου" ἐκρίθη. Τούτῳ 5 διατελέως ἀπὸ χοιλίης διαχωρήματα ' χολώδεα, ὀλίγα, 55 ἄχρητα" 13 οὖρα "4 λεπτὰ, 5 εὔχροα, "5 ἐναιώρημα ἐπινέφελον ἔχοντα. "1 Περὶ 28 ὀγδόην, οὔρησεν "9 εὐχροώτερα, ἔχοντα ὑπόστασιν λευκὴν, ὀλίγην" χατενόει" 3° ἀπύρετος" 5" διέλιπεν. 52 ’Evdrn, ὑπέστρεψεν. Περὶ δὲ 53 τεσσαρεσχαιδεχάτην, πυρετὸς "4 ὀξύς. "ὁ Ἔχκχαιδεχάτη, ἤμεσε χολώδεα, ξανθὰ, ὑπόσυχνα. %6 Ἑ πταχαιδεχάτη, 71 ἐπεῤῥίγωσεν᾽ πυρετὸς 5 ὀξύς" 39 ἴδρωσεν" 4° ἄπυρος᾽ ἐκρίθη" 4 οὖρα 4 μετὰ ὑποστροφὴν χαὶ χρίσιν, 45 εὔχροα, ὑποστάσιν ἔχοντα" οὐδὲ ποαρέχρουσεν ἐν τῇ ὑποστροφῇ. 4“ ᾿οΟχτωχαιδεκάτη, ἐθερμαίνετο 45 σμιxpd 46 ἐπεδίψη" 41 οὖρα λεπτά" 48 ἐναιώρημα ἐπινέφελον᾽ σμιχρὰ παρέχρουσεν. 49 Περὶ 5° ἐννεαχαιδεχάτην, 5: ἄπυρος" τράχηλον ἐπωδύνως εἶχεν᾽ 55 οὔροισιν ὑπόστασις. "᾽ Τελέως ἐχρίθη 54 εἰχοστῇ,

ει Voyez, pour le sens de αὐτίκα, p. 42, note 9. — ? ἐπώδυνος D mut. alia manu in ἐπώδυνον. — 3 χοιλία D. — # ἐπὶ τοῖσιν pro λεπτ. (R! mat. alia manu in Aenr.), Gal. - ante À. addit ἐπὶ Chart. — 5 ὑπὸ χολώδεσι 7. — 64 FHI. — 7 μετολίγον J. — 5 ῥῖγος D. -- ῥίγος vulg. — 9 vüxra I. — 159 FHI.- τετάρτη... δυσφόρως om. R' rest. alia manu in marg. — 15 δ᾽ pro δι᾽ C.— 13 ou. C.-p vulg. — 13e FH, — "4 ἐπιπόνος (sic) 6. — 15 γῦχτα 1. — 16 FH. — "1 ζ FHI. — :8 ἐπερίγωσε C. — διὰ τῶν αὐτῶν Ἀ! mut. alia manu in ἐπερρίγωσε.

19 διόλου DFHIJR', Gal., Chart. -- Dans le texte vulgaire, le point est avant δι᾽ ὅλου; il est après dans DJR', dans Gal. et dans Freind ; dans les manuscrits FHIK il n’y a de point ni avant ni après, de sorte que δι᾽ ὅλου peut se rapporter également à ἴδρωσε et à ἐκρίθη. Le fait est qu’il doit être rapporté au premier; c’est aussi dans ce sens que Foes a traduit, malgré sa ponctuation. - Le manuscrit C a (sans ponctuation aussi) ἴδρωσε δι᾽ ὅλου ἐκοιμήθη, ce dernier mot au lieu de ἐχρίθη ; le copiste ἃ marqué

d’un point la lettre À; d’où résulte la leçon suivante : ἴδοωσε δι’ ὃ οὐ (οὐχ)

crise. Les selles, durant tout ce temps, avaient été bilieuses, peu abondantes et intempérées; les urines, ténues, d’une bonne couleur, et avec un énéorème nuageux. Vers le huitime jour, il rendit des urines d’une meilleure couleur, avec un dépôt blanc et peu abondant; retour de l'intelligence ; point de fièvre ; intermission. Weuvième jour, récidive. Vers le quatorzième jour, fièvre aiguë. $eizième jour, vomissements bilieux , jaunes, assez fréquents. Dir-septième jour, nouveau frisson ; fièvre aiguë; sueur; apyrexie; crise; les urines, après la récidive et la crise, furent de bonne couleur, et eurent un dépôt; le malade n’eut point d’hallucination durant la reprise de la fièvre. Dix-huitième jour, retour de la chaleur fébrile ; un peu de soif; urines ténues avec énéorème nuageux ; légères hallucinations. Vers le dix-neuvième jour, point de fièvre ; douleur dans le cou; dépôt dans les urines ; solution définitive de la maladie le vingtième jour. (Interprétation des caractères : Îlest probable que le malade guérit en vingt jours par l'abondance des selles bilieuses et des urines.)

ἰχοια θη, le malade sua, ce qui l'empécha de dormir. On ἃ là un exemple frappant de la manière dont les textes s’altérent.

10 διὰ τέλεος H, Gal., Chiart., Lind, — διατέλεος CDJR', Frob. - Voyez sur l’adverbe διατελέως, (. 2 de mon éd., p. 524, note 6. — 2! ὀλ. χολώδη D.— 22 ἄχριτα CFG.— 5" ὀλίγα λεπτὰ οὖρα εὔχροα pro οὖρα À. üy. D.

#4 λευχὰ FGIJK, Ald.—25 Peut-être faudrait-il lire ἄχροα ou οὐκ εὔχροα, à cause qu’il y a deux lignes plus bas, εὐχροώτερα, ce que Hippocrate n’a ditsans doute que pat opposition à des urines sans couleur ou de mauvaise couleur.— 26 ἐνεώρημα K.— ἐναἰώρημα (sic) I.— 27 περὶ.... ἔχοντα R' restit. alia manu in marg.— 38 n FGHI. - addit δ᾽ ante ὀγδ. R', Gal., Chart. — 29 εὐχροότερα Gal, — 3° ἄπυρος DR’, Gal., Chart. — "" post διῶ, addit ἐν αὐτῇ D. — 52 ἐννάτῃ R', Gal. in textu, Chart., Lind. - évνάτη (sic) C. — 0 FHI. — 53 ιδ ΕἸ. — 34 post ὀξ. addit vulg. ἴδρωσεν. - ἴδρωσεν om. CDR', Gal., Chart. — 35 éxx. ἢ. - ἑξκ. vulg. - τς FHI. — FX ἘΠῚ. — 37 ἐπερρύγωσε F. -- ἐπερίγωσε C. — 3% ὀξὺς om. J, Gal. — Ἢ ἴδρ. om. Gal. — ἷδρ. ἄπ. om. R' rest. alia manu. — 4° ἄπυρρος F. — δ οὖρα om.:G.— 43 μεθ᾽ R', Gal. — 4% εὔχροα CDR', Gal., Chart. χροώτερα vulg. - εὐχρότερα Merc. in textu. - Le comparatif ne paraît Pas aussi naturel que le positif donné par de bons manuscrits. — {4 ὀχτ,

54 ÉPIDÉMIES, LIVRE li.

ἡλώσσης ἤρξατο᾽ ἀσαφὴς ' φωνή" γλῶσσα ἐρυθρή᾽ ἐπεξηράνθη. Τῇ 1 πρώτη, φρικώδης" ἐπεθερμάνθη. ᾿ Τρίτη, 4 ῥῖγος" πυρετὸς ὀξύς" οἴδημα 5 ὑπέρυθρον, σχληρὸν, τραχήλου xal 5 στήθεος ἐξ ἀμφοτέρων" ἄκρεα ψυχρὰ, 1 πελιδνά᾽ πνεῦμα " μετέωρον ᾿ ποτὸν διὰ ῥινῶν 9 ἐχεῖτο᾽ καταπίνειν οὐχ 1° ἠδύνατο" 1: διαχωρήματα χαὶ οὖρα ἐπέστη. ᾽" Τετάρτη, πάντα παρωξύνθη. "" Πέμπτη,, ἀπέθανε; χυναγ-

χική. ‘4 RAÉE®.

βίτωνος Chart. - παρὰ βίτωνος, et in marg. ἀρίστωνος Gal. - παραταθίωνος R’ mut. alia manu in παρὰ ταριστίωνος. - παρὰ ταθίωνι Gal. in cit., t. 5, p. 395, 1. 44 ; dans une autre citation (1. 5, p. 486), il Υ a παρὰ τὰ ἀριστιῶνος comme dans le texte vulg.-Aristionis Bionisve, Calvus.— ?9 # R', Gal. - ἢ Chart, - ἦν Lind., Freind. - ἡ Merc. in textu. -- % fait difficulté ; on peut prendre la correction de Lind.; on pourrait aussi supprimer +; mais, si on conserve ñ, il faut considérer la construction comme dans la première ligne de l’histoire de Pythion, p. 24.— 3° &. y. om. C.

‘* Antev. addit ἡ valg. - ἡ om. CD (R' rest. al. manu). — ? à CH. -σΥτρίτη CJ, Lind., Freind.—rp. om. (R' cum Ὑ alia manu), Gal., Chart. = DK. - 7 vulg. — 4 ῥῖγος Ὁ]. -- ῥίγος vulg. - ῥίγγος C. — 5 ἐπέρυθρον C.— ὃ στήθεος H. - ἐπὶ στῆθος vulg. — 7 πελιὰ DR’, Gal., Chart.

8 Le mot μετέωρον avait embarrassé les commentateurs de l’antiquité. Sabinus l'avait ainsi expliqué dans un passage que Galien rapporte textuellement : « La respiration était élevée, c’est-à-dire que la malade respirait par l’extrémité des narines à cause de l’inflammation de la trachée-artère, inflammation qui fermait ce canal et ne permettait pas à l’air d’être attiré dans le poumon. » Μετέωρος δ᾽ ἦν ἡ ἀναπνοὴ, τουτέστιν ἄκρᾳ τῇ ῥινὶ ἀνέπνει, διὰ φλεγμονὴν τῆς ἀρτυρίας χλειομιένης τῆς εὐρυχωρίας, καὶ μηκέτι Juvaévr.s τῆς ὁλκῆς τοῦ πνεύματος εἰς τὸν πνεύμονα γενέσθαι. Galien dit que cette explication est peu claire et que Sabinus aurait ici besoin d’être commenté à son tour; et il ajoute que ce médecin, en disant respirer par l'extremité des narines, ἃ sans doute entendu désigner ceux qui meuvent les ailes du nez, phénomène qui s’observe dans la gêne de la respiration. Quant à l’explication en elle-même, il la rejette, et il en propose deux, sans énoncer laquelle il préfére : suivant lui, ou bien Hippocrate a dit respiralien élevée, πνεῦμα μετέωρον, parce que dans les dyspnées les parties supérieures du thorax jusqu'aux omoplates, sont mises en mouvenent ; ou bien cette expression ne signifie pas autre chose que le mot orthopnée, c'est-à-dire nécessité pour le malade de se tenir sur son séant afin de respirer.

9 éx. om. C(R rest. alia manu).=-éxyeire Lind. - Galien dans son Commentaire cite ainsi cette phrase : τὸ ποτὸν εἰς τὰς ῥῖνας ἀνεχόπτετο

FPIDÉMIES, LIVRE III. δῦ

sur le col et sur la poitrine, des deux côtés; extrémités froides,

ivides ; respiration élevée ; les boissons revenaient par les

narines ; la malade ne pouvait avaler; les selles et les urines

se supprimèrent. Quatrième jour, tout s’aggrava. Cinquième

jour, elle mourut d’angine. (/nterprétation des curactères :

Il est probable que la cause de la mort au cinquième jour fut l'effet de la suppression des évacuations.)

(sans doute ἀνεχύπτετο), ---- 1° ἐδύνατο ἢ. — 1! ante δ. addit τὰ vulg. - τὰ om. CDR’, Gal., Chart. - Artémidore Capiton, dans son édition, avait mis, ainsi qu'il suit, la fin de cette observation : διαχωρήματα καὶ οὖρα ἐπέστη, πάντα παρωξύνθη, ἀπέθανε, supprimant τετάρτῃ, πέμπτῃ οἱ χυναγχιχή, —13 τετάρτη CDJR', Gal., Chart., Lind., Freind. -- δὴ K. - ὃ vulg. .

3 πέμπτη JR', Gal., Chart., Lind., Freind. - en DIK. - & vulg. - Galien nous apprend que les exemplaires variaient pour ce jour, que quelques uns portaient le 7°, d'autres même le 8e; que celui qui avait inscrit le premier les caractères, avait lu également le 85; que Zénon, dans l’inlerprétation de ces mêmes caractères, avait dit que la malade était morte le 8e jour, et que ceux qui avaient combattu Zénon, lui reprochant {ainsi que nous allons le voir), d’avoir changé le second caractère, ne lui avaient hit aucune objection touchant ce 8° jour. Malgré ces autorités, qui peuvent sembler fort imposantes, Galien se déclare pour les exemplaires qui porlaient le 5e jour; ses raisons sont des autorités de texte puisqu'il assure que les exemplaires les plus exacts portaient le 5e jour, τῶν ἀχριδεστέρων ἀγτιγράφων ἐχόντων τὴν ε ἡμέραν, et surtout des raisons tirées du contexte ; il dit qu'Hippocrate dans les maladies très aiguës n’a pas l’habitude d’omettre un jour ou deux ; que, si la malade était morte le 7e, il en aurait omis deux, et trois, si elle était morte le 8° (mauvaise raison, puisque dans l'observation suivante, où la maladie est aussi très aiguë, Hippocrate passe du 4e jour au 7e, jour de la mort), enfin, que les accidents étaient tellement pressants dès le ὅς qu’il n’est pas probable que la malade ait vécu jusqu’au 7° ou au 8e. Ces variations de lectures n’ont pas laissé de traces dans nos manuscrits ; mais il n’en est pas de même pour les caractères, ainsi qu’on va le voir, |

‘4 Charact. om. FG, Gal., Freind, — 7 δ εχ 6 D cumhac interpr. alia manu πιθανὸν διαχωριμάτων (sic) ἐπισχέσει ὀγδοαίην ἀποθανεῖν. -7D Ὑ δεηθι π|18’ -γϑυδεεθι 6. -7ουδεηθι H.-7euee6 Οδατί. -εαπασῳ L.- D'après les explications données déjà plusieurs fois, ces caractères ‘signifient qu’il est probable que la cause de la mort au 5. jour fut l'effet de la suppression des évacuations. Pour second caractère, Zénon lisait

Τὸ μειράκιον, ὃ κατέχειτο ἐπὶ ψευδέων ? ἀγορῇ, πῦρ * ἔλαθεν ἐχ A χόπων, χαὶ 5 πόνων, χαὶ δρόμων παρὰ τὸ ἔθος. 5 Τῇ 1 πρώτη; 8 χοιλίη ταραχώδης, χολώδεσι, 9 λεπτοῖσι, πολλοῖσιν" οὖρα λεπτὰ, ὑπομέλανα᾽ " οὐχ ὕπνωσεν" διψώδης. "' Δευτέρῃ, πάντα παρωξύνθη" διαχωρήματα πλείω, ἀχκαιρότερα ᾿ “" οὐχ ὕπνωσεν᾽ τὰ τῆς γνώμης ταραχώδεα" σμικρὰ ‘3 ὑφίδρωσεν. "4 Τρίτῃ, δυσφόρως" "" διψώδης: ‘6 ἀσώδης" "1 πουλὺς ‘5 βληστρισμός" ἀπορίη" παρέχρουσεν" ἄχρεα '9 πελιδνὰ, καὶ ψυχρά" ὑποχονδρίου ἔντασις ὑπολάπαρος 29 ἐξ ἀμφοτέρων. * Τετάρτη, "" οὐχ ὕπνωσεν " ἐπὶ τὸ χεῖρον. "" E6δόμη, ἀπέθανεν. *4 ᾿Ἡλικίην περὶ "" ἔτεα "5 εἴχοσιν. " MEZO.

28 Os.

le à ponctué; mais ses adversaires lui avaient contesté cette lecture ; ils l’accusaient d’avoir changé en à ponctué le caractère primitif, qui était un ρ. Galien ne nous apprend pas comment ils interprétaient ce p. Seulement 1] dit qu’il est difficile d’attribuer la mort de cette malade à la suppression des évacuations, que c’est prendre l’effet pour la cause, et que les évacuations se supprimérent parce que la mort était immirente. Zénon lisait aussi, à l'avant dernier caractère, ἡ au lieu de e, huit au lieu de cinq. Tandis que la variante du 8° jour n’a été conservée par aucun de nos manuscrits dans le texte de cette observation, elle se retrouve dans les caractéres chez les manuscrits ΠΕ], et même chez D, car x n’est qu’une erreur de copiste pour n, comme on l'a vu par l’interprétation qui en a été écrite par une autre main,

‘À, δ. om. CFGNIK. - ἡ sine &, R'.—* ἀγωρῇ R'.- Galien dit qu’il ne fera pas comme ont fait quelques commentateurs ; qu'il ne cherchera pas dans quelle ville il y a un lieu appelé menteur, nom que l’on donne à Athènes au marché des singes (ἡ τῶν χερκώπων). — ᾽ &. om. R' rest. alia manu. — ὁ iv, καὶ κύπ, D. — 5 ποτῶν cod. pervetustus ap. Foes in notis. - πότων cod. recentior ibid. - Galien nous apprend que quelques-uns ayant remarqué que πόνοι et δρόμοι faisaient double emploi, puisque πόνοι renfermait δρόμοι comme le genre renferme l'espèce, avaient proposé de lire πότων au lieu de πόνων. — 6 xai pro τῇ R', cum τῇ alia manu. — 7 πρώτη CJR', Gal., Chart., Lind., Freind. — αἡ DGIK. - « vulg. — δ χοιλία R', Gal., Chart. — 9 πολ. λεπ. DR', Gal., Chart. — *9 οὐχ’ FGI. - οὐχ Frob., Merc. in textu. -- οὐχ 5. om. D (R' rest. alia

ÉPIDEMIES, LIVRE HI. 57

Huitieme malade.

Le jeune homme qui demeurait sur la place des Menteurs, fut pris d’une fièvre intense à la suite de fatigues, d'exercices et de courses auxquelles 1l n'était pas accoutumé. Premier jour, ventre dérangé, déjections bilieuses, ténues, abondantes; urines ténues, noirâtres; point de sommeil ; soif. Deurième jour, tout s’aggrava ; selles plus abondantes, plus inopportunes; point de sommeil ; intelligence troublée; petites sueurs. Troisième jour, malaise ; soif ; nausée ; grande agitation ; angoisses ; hallucinations ; extrémités livides et froides; tension de l'hypochondre des deux côtés, sans grand gonflement. Quatrième jour, point de sommeil ; l’état du malade ermpira. Septième jour, le malade mourut. Il était âgé d'environ vingt ans. (Interprétation des caractères : Il est probable que la cause de la mort au septième jour fut quelque chose d’inaccoutumé.) Affection aiguë.

manu). — 1: δευτέρη R', Gal., Chart., Lind., Freind, - δευτέρα CJ. - En D.-Ba GK.-8 vulg. — "2 οὐχ’ FGHI. - οὐχ 5. om. D (R' rest. alia manu). — 3 ἐφίδρωσε D, Gal., Chart. - ἀφίδρου R' cum ἐφίδρωσε alia manu, — ἐφίδρου Gal. in Comm. - ὑφίδρωσε (sic) C. — '# τρίτη ΟΠ, Gal., Chart., Lind., Freind. - γη K.- Ύ vulg. — ‘5 δυψώδης R'. — :° ἀσ. om. R' cum ἀσσώδης alia manu. - ἀσσώδης (F ex emend. aliena) GK, Gal., Chart. - δυσώδης pro &o. CH ( et in marg. alia manu γέγ- ἀσώδης) J. — 17 πολὺς R', Gal., Chart. — 18 βλητεισμὸς D. — 19 πελιὰ R', Gal., Chart, — "9 ἐξαμφοτέρων R'.—21 τετάρτη CJR', Gal., Chart., Lind., Freind. -- On DK. - à vulg. -- ζ cod. unus ap. Foes. in notis. — ?? οὐχ᾽ F GHI. — οὐκ Frob., Merc. in textu. — 23 ἑδδόμη CJR', Chart., Lind., Freind. -- ζὴ DK. -- ζ vulg. — 24 ἡλικίην ΟἹ, Lind. - ἡλικίαν vulg. - ἡλικίη R', Gal., Freind. - ἡλικία D. — 25 ἔτεσιν R', Gal, —26 εἴκοσιν D, Freind. - εἴχοσι C, Lind. -x vulg. -- εἴκ. om. Chart. - x R' cum ἡ alia manu. ὀχτὼ J. - ἡ ΗΚ, Ald., Frob., Merc. in textu. - C’est vingt, et non pas huit, qu’il faut lire. Galien, dans son commentaire, dit qu’au 5° jour et a l'âge de 20 ans (κατὰ τὴν εἰχοσαετῇ ἡλικίαν), la lividité et le refroidissement des extrémités étaient un signe de mort.

327 Charact. om. FG, Gal., Freind. - 0 δα L. - Dans D les caractères

ont été ainsi interprétés d’une autre main : πιθανὸν ξένου σημείου etvexev τὴν ἑρδόμην ἡμέραν ἀποθανεῖν. -70 ζ u 8 C. -70 € 8 8 ΗΚ. -7 ζ9 Chart. - To 6€ 9 IR, Ileraclides Tarentinus, Apollonius. - Zénon avait écrit les caractères tels que les donne letexte vulgaire et qu'ils sont ici imprimés ; rendant & par ξένον, il expliquait ainsi ces quatre caractères : il est probable que la cause de la mort au 7° jour fut quelque chose d’inaccoutumé. « Ce quelque chose d’inaccoutumé, disait Zénon, c'étaient les fatigues et les courses extraordinaires auxquelles ce jeune homme s'était livré, . ainsi qu’Hippocrate l’expose au commencement de l’observation. » Mais Héraclide de Tarente et Apollonius lisaient ζ au lieu de £ {leçon qui, comme on voit, s’est conservée dans plusieurs de nos manuscrits). Tous deux expliquaient ce caractère par ζήτημα ou ζητητέον, et disaient que cela signifiait : ë/ faut chercher pourquoi le malade mourut au 7° jour. Mais ils se séparaient sur l’objet de cette recherche. Héraclide disait qu’il fallait chercher pourquoi le malade était mort le 7° jour, attendu que, les redoublements ayant eu lieu les jours pairs, la mort aurait dù survenir un jour pair, le 6° par exemple. Galien répond que cette recherche est mal posée, car, dans cette ohservation, les redoublements n’ont pas eu lieu plutôt les jours pairs que les jours impairs. Apollonius, suivi en cela par beaucoup de commentateurs, disait que, € signifiant qu’il fallait chercher la cause de la mort, cette cause était que le jeune homme s'était livré à des peines, à des fatigues, à des courses qu’il n’avait pas l'habitude de supporter, Galien répond (réponse qui s'applique aussi à l'explication de Zénon ) que des courses et de la fatigue ne sont pas des causes capables de produire, par elles-mêmes, une maladie pareille.

28 ὀξύ om. vulg.-Martini variæ lect. ap. Foes. Post ἔτεα x Gal.addit ὀξύ. -Galien dit, dans son commentaire : « ὀξύ, ce mot estécrit entre le malade dont il s'agit ici, et le malade suivant, et par conséquent il peut être rapporté soit au premier, soit au second. » Galien pense qu'il faut le rapporter au premier. Mais cela prouve que, dans ces anciens exemplaires, il v'y

ÉPIDÉMIES, LIVRE Ill. 99 Neuvième malade.

La femme qui était couchée chez Tisamène, eut une invasion soudaine etgrave des symptômes de l’iléus. Vomissements fréquents ; elle ne pouvait garder de boisson. Douleurs aux hypochondres ; douleurs au bas du ventre ; tranchées continuelles ; point de soif; elle eut de la chaleur; extrémités froides durant tout le temps ; nausées ; insomnie ; urines peu abondantes, ténues ; selles sans coction , ténues, petites; rien ne pouvait la soulager , elle mourut. |

avait aucun ‘alinéa. Galien regarde ce mot comme ajouté, pour mémoire, par celui qui écrivit les caractères; il en est de même de quelques additions semblables que nous trouverons dans les observations subséquentes.,

‘A. ἔν om. FGHUK, Gal. - 6 sine &. R'. - &. ἔνν. Lind. —? ὁ pro” F.-%om. (R' rest. alia manu), Gal., Chart. — 3 παρὰ τισαυένῳ Gal. in textu, Chart., Freind. - παρὰ τισαμενῶ D. - παρὰ τῇ σαμένω R' mut. alia manu in παρατησαμένω. - παρατισαμένου CHIJ. — ὁ ἢ Ὁ. — 5 εἱλεώδεα CDIJK. - ἐλαιώδεα Η. - ἰλεώδεα R', Gal. -- C’est à tort, dit Galien, que quelques-uns écrivent ὑλεώδεα par v; il faut écrire ἰλεώδεα par τι. — ὁ ὥρμησαν R', Gal. — 7 ante 7. addit τὸ vulg. - ro om. CDR’, Gal., Chart. — # οὐδὲν pro οὐχ D.— 9 ante ὑ. addunt τὰ J (R’ alia manu), Gal., Chart. — ‘° ἐπὶ τῆς R' mut. alia manu in ἐν τοῖσι.---- "1 κατὰ om. C. — ἡ ante x. addit οἱ C.— :3 συν. R', Gal., Chart. — "4 οὐ à. om. Chart.— 5 ὑπεθ, C. — 16 διατελέως FGIK. - διατέλεος CDIR'. — "1 ἀσσώδης K R', Gal. in textu, Chart. — 18 τότε εἰσὶ τὰ οὖρα λεπτὰ, ὅτε χατὰ τὰ κυρτὰ τοῦ ἥπατος ὠμοὶ πλεονάζουαι χυμοὶ in marg. alia manu D.- κατὰ οἱ ὠμοὶ ont été coupés par le relieur; mais je les ai restitués à l’aide d’une phrase du commentaire de Galien sur le 40° malade (t. 5, p. 448, 1. 42).—"9 ὁ. om. J; Gal. in textu. — 7° ὠφελεῖν R' mut. alia manu in ὠφελέειν. — #1 οὐχ ἔτι vulg.- οὐχέτι Gal., Chart.-cûÿev οὐ R' mut. alia manu in οὐχέτι. - οὐδὲν ΠΩ’, Gal, in Comm. — 32 δύναιτο R', Gal. — "3 post ἀπ. addunt καχῶς DQ'.- 70 p ε 0 CDHIJKR'.- Galien faisant défdut, et le sens de ces caractères ne se présentant pas facilement, j'en ai laissé de côté l’interprélation; et Foes en dit : Ex quibus quodnam veri elicias non video. Car, ajoute-t-il, si on en tire πιθανὸν ῥύσιν πέμπτῃ θάνατον, cette fixation de la mort au 5° jour ne concorde plus avec Galien, qui dit que la mort fut si cérlainement annoncée par les signes les plus imminents, qu'Hippocrate n'eut pas besoin d’en noter le jour,

Γυναῖχα " ἐξ ᾿ ἀποφθορῇς νηπίου, τῶν περὶ 4 Παντιμίδην, τῇ 5 πρώτη πῦρ ἔλαθεν. 5 γλῶσσα ἐπίξηρος ᾿ διψώδηξς 7 ἀσώδης" ἄγρυπνος" ὃ χοιλίη ταραχώδης 9 λεπτοῖσι, πολλοῖσιν, ὦὠμοῖσιν. 19 Aeutépn, ᾽" ἐπεῤῥίγωσεν᾽ πυρετὸς ὀξύς" "5 ἀπὸ χοιλίης ‘* πουλλά" 14 οὐχ 5 ὕπνωσεν. 6 Τρίτη, μείζους οἱ πόνοι. Τετάρτη, παρέχρουσεν. 11 “EGôdun, ἀπέθανεν. 5 Κοιλίη ‘9 διὰ παντὸς ὑγρὴ διαχωρήμασι

πολλοῖσι, λεπτοῖσιν, ὠμοῖσιν᾽ 55 οὐρα ὀλίγα, λεπτά. 2! Καῦσος "". 53 "ABéwatoc ἑνδέκατος.

‘ À. δ. om. ΟΕΘΉΙΪΚ, Gal. - ι sine ἄ. IR'.- περὶ ἀποφθορῆς γυναιχὸς intit. Ὁ, --- 2 ἐξαποφθορῆς H.— 3 ἀπὸ φθορῆς G.— # πανστιμίδην K. παντιμήδην DH.— 5 πρώτη CJR', Gal., Chart., Lind., Freind.- an DGIK. - α vulg.— Sante +. addit. ἡ vulg.- ἡ om. C (R' rest. alia manu), Gal. in Comm.—7 ἀσσώδης DR', Gal.,et in Comm.,Chart., Merc.in marg.,Freind. — do. om. vulg.— ὃ κοιλίαι ταραχώδεις R', (1Δ].-- κοιλίαι ταριχώδεις Chart. —9 πολ. λεπ. DR’, Gal., Chart.— 19 δευτέρη R', Gal., Chart., Lind.δευτέρα (1. - Bn DI. - Ba K.-8 vulg. — ': ἐπερίγωσε C. — "5. ἀπόχοιλίης 1, — 13 πουλλὰ D. — πολλὰ CR’, Gal., Chart., Lind., Freind. - π᾿ om. vulg.— ‘40% FGHI,— "5 post 5. addit πολλὰ vulg.- πολλὰ om. CDR’, Gal. , Chart. — :6 1-7 H.— 11 ζ HI.— "8 ante x. addit ἡ vulg.- ἡ om. CDR", Gal., et in Comm., Chart. - κοιλίη CDHIJKR', Gal. , et in Comm., Chart., Lind., Freind.- κοιλία vulg.— 19 διαπαντὸς DFGHJK.— 2° οὖρα... xabcoç om. R' rest. alia manu οὖ. ὀλ. À. πυρετὸς καῦσος.

ὅτ ante x. addit πυρετὸς vulg.- πυρετὸς om. C. - χαῦσος om. Freind. καῦσος πρῶτος cod. germanicus ap. Foes. in notis. - Du temps de Galien, certains exemplaires avaient α χαῦσος; d’autres, πρῶτος χαῦσος ; d’autres enfin, πρώτῃ xadocs; car, dit-il, plusieurs des médecins modernes ont altéré de toutes sortes de manières ce livre dans ces additions. Suivant lui, ce mot, que n’avaient pas tous les exemplaires, signifierait que c’était la première espèce de causus, ou que cette malade était la première qui eût le causus. Son commentaire montre aussi qu’il faut supprimer, avec C, πυρετὸς du texte vulgaire; car, ayant rapporté le membre de phrase οὖρα ὀλίγα, λεπτὰ, il ajoute : « Aussitôt après est écrit causus. » καὶ μετὰ ταῦτ᾽ ἐφεξῆς γέγραπται χαῦσος. Foes croit même que πυρετὸς est une faute de

s ÉPIDÉMIES, LIVRE III. 61 Dixième malade.

Parmi les femmes de la maison de Pantimidès, une, après avoir avorté à une époque peu avancée de sa grossesse, fut prise, le premier jour, d’une fièvre intense; sécheresse de la hngue ; soif; nausées ; insomnie ; ventre dérangé ; déjections abondantes de matières ténues et sans coction. Second jour, frisson ; fièvre aiguë; déjections alvines abondantes ; point de sommeil. Troisième jour, les souffrances furent plus considérables. Quatrième jour, hallucinations. Septième jour, mort. Le ventre fut relâché durant tout le cours de la maladie : les selles furent abondantes, ténues et sans coction ; les urines rares et ténues. Causus.

Onzième malade.

Une autre, femme d'OEcetès, ayant avorté au cinquième mois, fut prise d’une fièvre intense; dès le début elle présenta des alternatives de coma et de veille; douleurs des lombes ; pesanteur de la tête. Second jour, dérangement du ventre ; déjections peu abondantes, ténues et intempérées d'abord. Troisième jour, déjections plus abondantes; plus

copiste pour πρῶτος. Galien pense que le mot causus ne provient pas d’Hippocrate lui-même, mais qu’il a été ajouté par quelqu’un qui l’écrivit pour aider sa mémoire, et que de la marge il a été transporté dans le texte par les copistes.

27% 0 δ a CHR. -7 6 À v α DIUKR'.-p « 6 L.- Ces caractères, dont Galien ne dit rien, ne m’ont pas présenté de sens facile à saisir. Foes donne comme possible, mais non comme certaine, l’explication suivante : πιθαγὸν θολερότητα διαχωρούντων ὑστέρης ἀπώλειαν, il est probable que le trouble des selles produisit une lésion de la matrice. 3 ἄ, ὃ, om. FGHUJK, Gal. -- τὰ sine ἄ. C. - περὶ ἑτέρας τῆς ἐξ ἀποφθορῆς in tit. G. — 1 ἑτέραν gloss. G.— 25 οἰκέτεω γυναῖκα DLQ'R', Gal., et in cit. De comate, t. 7, p. 646, ed. Kühn, Chart., Merc. in marg. -- ἱκετήνω γυναῖχα C.- ἱκετεύω γυναῖκα H in marg. alia manu. - Hiceteui, Calvus. - O. +. om, vulg.

02 ÉPIDÉMIES, LIVRE Ill.

1 Post &. addit δὲ vulg. -- δὲ om. C.— ? χωμματώδης (Ἀ', ---- ἦν om.’ Gal. — 4 πάλιν ἄγρ. -CDR', Gal., et in Comm., et in cit. De comate ib., Chart. — 5 ὀσφῦος FI. — 6 δευτέρη R', Gal., Chart, Lind., Freind. -- δευτέρα CFJ. - Ba GK. - βη DI. -B vulg. — 1 κοιλία gloss G. — 5. ἐταράχθη C: — 9 ἀχρίτοισι CF. — 19. τοπρῶτον ὅ. — '! + HI. — 1. ante y. addunt χαὶ DJ, Gal., Chart. - 4. om. R' cum xat χ. alia manu. — 15 οὐδὲν pro οὐκ CR', Gal., et in Comm. -- οὐδὲ pro οὐκ Chart. — 14 à HI. — 5 φόδος Gal. in Comm., Freind. — 16 δυσθυμίαι CQ', Gal., Chart. Lind. - δυσφυμίαι D cum 6 supra φ eadem manu. δυσφημίαι FGHIJK, Ald. - δυσθυμία vulg., et Gal. in Comm. - δυσθυμίη Freind. - δυσφημία᾽ R'. — 11 δεξιὰ (F ex emend. aliena) GJ, Ald. δεξιῶ R' mut. alia manu in δεξιά. — 18 εἴλαινε 7. — εἴλαιναι (sic) C. — Galien dit, dans un autre endroit de son Comment., que ce verbe est un mot recherché et peu usité. (Voy. p. 41 de ce vol., note 45).— "9 idpoù R' Gal. - ἴδρου D., Gal. in Comm., Chart.- ἱδρῶτα CFGHIJK.— ?° ante x. addunt τὰ DR’,— 5: πέμπτη πάντα R! mut. alia manu in &xpea ψυχρά. — 5 πέμπτη πάντα D, Gal., Chart., Merc. in marg., Lind., Freind.-e πάντα Q'. - πέμπτῃ πάντα om. vulg. - παρωξύνθη: πέμπτη πολλὰ παρωξύνθη pro rép. πάν. παρ.(Ε.-- 35 παρέλ, πολ. K.— %4 xar. ταχὺ D.—25 δίψως Gal., Merc. in marg. - δίψος lego, dit Foes dans ses notes, vetustissimorum et fidissimorum exemplarium fidem secutus, omniumque interpretum (præter Calvum) consensum. — 26 πουλοῖσιν F cum gloss. πολλοῖς. - πολλ. CR', Gal., Chart.—27 ἀχρήτοισι cod. germanicus ap. Foes. in notis.— 35 διατελέως DFGIK. -- διατέλεος JR!.— 29 λευκὰ cod. unus ap. Foes. in notis. — 30 ὑπομέλαινα Ald., Frob., Merc. in textu.— ** ὑποπέλια CDHUKR, Gal., Chart. — 33 < HI, — 3 δι᾽ αὐτῶν R'. — 34 ? HI.

| ÉPIDÉMIES, LIVRE ΠῚ, 63 mauvaises ; point de sommeil la nuit. Quatrième jour, hallucinations ; craintes; découragements ; distorsion de l'œil droit: petite sueur froide autour de la tête; extrémités froides, Cinquième jour, tout s’aggrava ; beaucoup de divagations ; puis, derechef, la malade revimt promptement à elle ; point de soif; insomnie ; évacuations alvines abondantes et inopportunes jusqu’à la fin; urines rares, ténues, noirâtres; extrémités froides, un peu livides. Sirième jour , même état. Septième Jour, mort. Phrénitis.

Douzième malade.

Une femme, qui demeurait sur le marché des Menteurs, ayant, après un acouchement laborieux, mis au monde, pour la première fois, un enfant mäle, fat prise d'une fièvre intense. Dès le début, soif; nausées ; légère cardialgie; langue un peu sèche ; le ventre se dérangea, selles ténues et peu abon-

35 opeviris Gal. in Comm.- φρενίτις cod. unus ap. Foes. in notis. - ” φρενιτιαῖα vulg. -- φρενιτιαία JK, Lind. - op. om. (R' cum φρενιτιαῖα alia manu), Freind. -- Ce mot ne se trouvait pas dans tous les exemplaires; et Galien, qui nous apprend cette particularité, nous apprend aussi qu'il lisait φρενῖτις. « Dpeviris, dit-il, c'est encore un de ces mots ajoutés, comme précédemment le mot causus ; tous les exemplaires ne l’ont pas. » Le rapprochement avec le mot causus de l'observation précédente, où Galien avait dit expressément que le texte portait καῦσος et non χαυσουμένη, fait voir qu’il faut ici φρενῖτις, et non φρενιτιαῖα,

36 7ÿ 6 δ a à Ô CDHIJKR!'.- 6 δ α ap. Foes. in notis.— Ces caractères sont passés sous silence par Galien; l’interprétation n'en peut pas être cherchée avec sûreté. Foes, qui en tire le sens suivant : πιθανὸν θολερότητα διαχωρούντων ἀποφθορὰν ἑδδόμῃ θάνατον, il est probable que le trouble des évacuations et l'avortement produisirent la mort au 7e jour, ajoute cependant que ce sens n’est pas très conforme à la teneur de l'obsetvation. — 37 &. δ. om CFGHJK, Gal. - 18 sine &. R' — 38 à pro % τις CDR’, Gal,, Chart. — #9 ἀγορῆς CFGHIJK, Ald. - Galien dit qu’il laisse à d’autres le soin de chercher si cette malade demeurait à Athènes sur le marché des Singes, ou dans ane autre ville,— 4° τότε om. J. - rex, τότε CHIK.- rex. γε pro τότε rex. R', Gal., Chart.- rex. τέ pro τότε rex D.

σαν ' πρῶτον ἐπιπόνως " ἄρσεν, πῦρ ἔλαδεν. ? Αὐτίχα ἀρχομένη, διψώδης, 4 ἀσώδης, " καρδίην ὁ ὑπήλγεε" γλῶσσα ἐπίξηρος" χοιλίη 1 ἐπεταράχθη, λεπτοῖσιν, ὀλίγοισιν᾽ " οὐχ ὕπνωσεν. 9 Δευτέρῃ, 10 σμιχρὰ "" ἐπεῤῥίγωσεν " πυρετὸς ὀξύς " "" σμικρὰ περὶ κεφαλὴν 13 ἔδρωσε "4 ψυχρῷ. "5 Τρίτη, 6 ἐπιπόνως" ἀπὸ 11 χοιλίης ὠμὰ, ‘8 λεπτὰ, '9 πουλλὰ diner. "5 Τετάρτη, "" ἐπεῤῥίγωσεν᾽ πάντα "" παρωξύνθη᾽ "3 ἄγρυπνος. 4 Πέμπτη, ἐπιπόνως. "5 “Exrn, διὰ τῶν αὐτῶν" ἀπὸ χοιλίης "6 ἦλθεν "1 δγρὰ, "5 πουλλά. 29 Ἑδδόμη, ἐπεῤῥίγωσεν᾽ ?° πυρετὸς ὀξύς" δίψα 3: πουλλή᾽ "5 βληστρισμός" περὶ δείλην, ἵδρωσε 53 δι ὅλου 54 ψυχρῷ ψύξις“ 35 ἄχρεα ψυχρά" 35 οὐκ ἔτι "1 ἀνεθερμαίνετο" 38 χαὶ πάλιν ᾽9 ἐς 4° γύχτα ἐπεῤῥίγωσεν᾽ ἄχρεα οὐχ 4' ἀνεθερμαίνετο 45 οὐχ ὕπνωσεν' 4' σμικρὰ παρέχρουσε, καὶ πάλιν 44 ταχὺ κατενόει. 45 ᾿Ὀγδόῃ, περὶ μέσον 45 ἡμέρης ἀνεθερμάνθη᾽ δυψώδης" 41 χωματώδης’ 48 ἀσώδης" ἤμεσε χολώδεα, 49 σμικρὰ, ° ὑπόξανθα᾽ 5: νύχτα δυσφό-

, pus” oùx ἐχοιμήθη" οὔρησε 5" πουλὺ, ἀθρόον, οὐχ 5? εἰδυῖα. 54 "Evan,

! Πρώτως ). - antg πρ. addunt τὸ DR', Gal., Chart. — " ἄρρεν D R', Gal., Chart. — ὁ αὐτίκ᾽ Gal. — 4 ἀσσ. KR', Gal., Chart. — ὅ xapδίαν HJIK, Gal., Chart. - καρδία FG, Al. - x. ὑπ. om. R' cum καρδίαν ὑπῆλγε alia manu. —% ὑπήλγει vulg. - ἀπῆλγε Gal. - ὕπηλγε Chart. — 7 ἐταρ. R' mut. alia manu in émerap. — 8 οὐχ᾽ GI. — 9 δευτέρη R', Gal., Chart., Lind., Freind. - δευτέρα CFIJ. - βη DG.-$a K. — 10 μικρὰ DR, Gal., Chart. — ‘! ἐπερίγωσε C. -- ῥίγος ἔσχε gloss. FG. — 12 ou. HI. - μι, vulg. — *3 ὕδρωσε JR'. — 14 ψυχρωὶ (sic) 1. ---- "5 τρίτη CFJR', Gal., Chart., Lind., Freind.-"1 DGK. - + vulg.-rp. om. Mere. — "6 ἐπ. om. J.- "1 χοιλίης CDHJR',Gal., Chart.-xcuiaç vulg. - 13 πολ. À. R', Gal., Chart. - 9 πουλλὰ H. - πολλὰ vulg. — 2° τετάρτη CFJR!, Gal., Chart., Lind., Freind.- δὴ DK. δ vulg.— 3: ἐπερίγωσε C.— 22 παροξύνθη R'.— 23 ἄῦπνος Chart.— 24 πέμπτη CFJIR', Gal., Chart., Lind., Freind. -en DGK. - ε vulg. — 2° ἕκτη CFJR’, Gal., Chart., Lind., Freind. - çn GK. - ς vulg.— 26 ante ἦλ. addit δὲ vulg. - δὲ om. CDR', Gal., Chart. — 27 πολλὰ ὑγρὰ D. -b. om. CFGHIJ, cod. Barocc. ap. Freind., Ald.— 38 πουλ. cod. Barocc. - πολ. vulg. — ᾽9 ἑόδόμη CFJR’,

… Gal., Chart., Lind., Freind. - ζη DGK. -& vulg.

3° Galien dit qu'au 7° jour cette malade eut un nouveau frisson, la langue sèche, et une fièvre aiguë, χατὰ τὴν ζ αὖθις ἐπεῤῥίγωσεν, γλῶσσά τε ξηρὰ, καὶ ὀξέως πυρέξασα χτλ, D'après ce commentaire, il semblerait que le texte que Galien avait sous les yeux portait : ἐπεῤ., γλῶσσα Enpriπυρετὸς ὀξύς, Malgré cette autorité, je π᾿ αἱ pas cru, dans le silence de tous nos manuscrits, devoir faire cette addition, qui, dans le commentaire de

dantes ; point de sommeil. Deuxième jour, petit frisson ; fièvre aiguë ; petite sueur froide autour de la tête. Troisième jour, état pénible ; évacuations alvines, sans coction, ténues, abondantes. Quatrième jour, frisson; tout s’aggrava ; insomnie. Cinquième jour, état pénible. Sixième jour, mêmes symptômes; éacuations alvines liquides et abondantes. Septième jour, frisson ; fièvre aiguë; soif extrême; agitation ; vers le fsoir, ue sueur froide se répandit sur tout le corps ; refroidissement; extrémités froides; la malade ne se réchauffa pas ; nouveaux frissons durant la nuit ; les extrémités ne se réchauffèrent pas; point de sommeil; légères hallucinations, etbientôt retour de la connaissance. Huitième jour, \a malade δὲ réchauffa vers le milieu de la journée; elle eut de la soif, de l’assoupissement , des nausées; elle vomit des matières bilieuses, en petite quantité, jaunâtres ; nuit pénible; point de sommeil ; elle rendit en peu de temps beaucoup d’urine, sans Sen apercevoir. Veuvième jour, diminution de tous les acci-

Galien, peut provenir de quelque confusion entre les jours, due à une erteur de mémoire de la part de ce médecin.

δι προυχὴ F. - πολλὴ Gal., Chart., Lind. - πουλὺς D. - πολὺ C (R' cum un alia manu). — #2 βλητρισμὸς D. — 33 διόλου FHIJKR', Gal. — Ἡ ψυχρὰ ΕΖ, Al. — φυχρὸν G. - ψυχρὼ (sic) 1. — 35 ἀχρέων (D sine ψυ- 14, et alia manu ἄχρεα ψυχρά) (R', Gal., Chart. sine ψυχρά). ---- "6 οὖχin HI. - καὶ οὐχέτ᾽ R', Gal., Chart. — "1 ἀναθερμαίνετο CR'.— 38 χαὶ... ἀγεθ. om. D, rest. alia manu in ἀνεθερμαΐνοντο. — %9 ἐς CDFGHIK, Ald., Merc., Lind. — εἰς vulg. — 4° γῦχτα I. — vüxrav (sic) R'. — 41 ἀνεθερμαίwro Gal., Chart. -- ἀναθερμαίνετο R'. — dv ἐθερμαίνοντο FG. — ἂν ἐθερμαίvero (sic) HI. — ἀνεθερμαίνοντο vulg.— 42 οὐχ᾽ FGI.— 43 μι, DR, Gal., Chart. — 44 ταχέως gloss. F. — 45 ὀγδόη CDJR', Gal., Chart., Lind., Freind. — mn K. - ἢ vulg. — 46 ἡμέρας 7. — 41 χωμμ. C.— 45 ἀσσ. KR', Gai., Chart. — 49 ou. CJ. - pa. vulg. — 6 ξανθὰ Β!, Gal., Chart, — ὅτ γῦχτα ΕἸ. — %2 πολὺ R', Gal., Chart. — 55 εἶδον C (D et in marg. οὐχ ἰδία (sic) alia manu) FGHUK, Ald. - ΤΠ est difficile de se décider entre la leçon du texte vulgaire, et celle de presque tous nos manuscrits; car Hippocrate a pu dire que la malade urina sans s’en apercevoir, aussi bien qo’il a pu dire qu'il ne vit pas l'urine qu’elle avait rendue ce jour-là. — 4 ἐννάτη R', Gal., Chart., Lind = ἐνάτη J, Freind. — ἐννάτη (sic) C. —

ΘΚ, - 6 vulg. ᾿

ἘΞ Ill, 6)

ξυνέδωχε πάντα᾽ " χωματώδης᾽ πρὸς " δείλην, " σμιχρὰ À ἐπεῤῥίγωσεν' ἤμεσε 5 σμικρὰ, 5 χολώδεα. 1 Δεχάτῃ, " ῥῖγος πυρετὸς παρωξύνθη" 9 οὐχ ὕπνωσεν '5 οὐδέν" πρωΐ, οὔρησε "; πουλὺ, ὑπόστασιν : ἔχον’ ἄκρεα ἀνεθερμάνθη. "ὁ ᾿Ενδεχάτη, 4 ἥμεσεν 5 ἰώδεα, "6 χολώdeu” "1 ἐπεῤῥίγωσεν οὐ "5 μετὰ 19 πουλύ’ χαὶ πάλιν, ἄχρεα ψυχρά᾽ 20 ἐς δείλην, "" ῥῖγος" ἱδρὼς ψυχρός" ἤμεσε "" πουλλά" 23 νύχτα, ἐπιπόνως. " Δωδεκάτῃ, ἤμεσε 5 πουλλὰ, μέλανα, δυσώδεα" 26 λυγμὸς 27 πουλύς" δίψος ἐπιπόνως. "5 Τρισχαιδεκάτῃ, μέλανα, δυσώδεα, 29 πουλλὰ ἤμεσεν᾽ %° ῥῖγος" περὶ 3" δὲ μέσον ἡμέρης ἄφωνος. "5 Τεσσαρεσχαιδεκάτη, αἷμα διὰ ."} δινῶν' ἀπέθανεν. Ταύτη %4 διὰ τέλεος, κοιλίη ὑγρὴ" φρικώδης. “Ἡλιχίη, περὶ ἔτεα "" ἑπταχαίδεχα, "5 Καῦσος M.

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