‹ Œuvres complètes d'HippocrateChapitre 49 sur 49 · Luxations incomplètes du coude). Les luxations du · texte numérisé non relu

Luxations incomplètes du coude). Les luxations du

w. om. vulg. - Omission importante réparée par les trois manuscrits BMN. — 26 EuGan L. - ἐμθάλοι vulg. - ἐμδάλλοι BCDKMN, Bosq. —?7 ὀλισθά-ve N. -- ὀλισθαίνει vulg. — 58 γὰρ om. D.— 29 δὲ om. C. — 3° ἐγκλήσηες (.--- "" περὶ pro πρὸς τῶν DEF (G, yiyo. πρὸς) HIJK.-Post πρὸς addunt τὸ C, Merc. in marg.—**? ἐς CDFGHIJKMN, Ald., Frob., Gal., Merc., Chart., Bosq. — ἐς om. vulg. — 33 μεταδεδληκὸς BDFGHIJK. - μεταδεθηκὸς in marg. μεταδεύλυχὸς MN. — 34 μένον, in marg. μόνον MN, — "" Ante κατὰ addant τι vulg. ; τὸ FGHIJKMN; τε L. - rom. Gal., Chart. — :6 Post x addunt ὀστέον vulg. (BN, sed subjunetis punctis ὀστέον abundare indicatur). -- ὀστέον om. M, Bosq.

1 Τῷ ὀστέω BDFHIJ.-+cù ὀστέου mut. in τῶ ὀστέω N.— " à CFGJMN, — "πήχεως C. — 4 ἐξέσχε BMN.- ἔχει vulg. — © ὀλισθῇ vulg. -- J'ai cru pouvoir corriger ce verbe, même sans manuscrits, Hippocrate emploie, non ὀλισθέω, mais ὀλισθαίνω ; et s’il s’agissait du présent, on trouverait par intervalle, dans les manuscrits, la forme ionienne ὀλισθέῃ. Nous verrons ailleurs, dans des manuscrits ,.la forme ὀλίσθῃ, ---- 6 γεν, C. — γεγενημένη L. — 7 τὸ D. — δ Ante τῇ addit ἐν vulg. -- ἐν om. CDFGHIJKMN, Ald., Frob., Gal., Chart., Bosq. — 9 ἐξεστὸς C. — 1° προῦ. DFGHJ. — 1: δὲ DFG HUKMN, Bosq. — ‘* Ante ἐ. addunt πρὸ (πρὸς ΝῚ τοῦ πήχεος B (N, sed punctis notatum). — 5 τὸ ἄρθρον MN , in marg. τῶ ἄρθρω. — ‘4 Dans Argument, p. 565-378, j'ai adopté l’opinion de Bosquillon, et j'ai cru qu’il s'agissait, dans ce paragraphe, des luxations en avant et en arrière du radius. Apollonius de Citium paraît avoir eu cette opinion; Galien a pensé qu’il s’agissait des luxations latérales incomplètes du coude; mais je crois maintenant qu’Hippocrate indique ici les luxations postérieures incomplètes. L'interprétation étant douteuse, les conclusions que j'ai tirées dans l’Ærgument, doivent tomber. Au reste, je reviendrai sur ce sujet dans le 4e volume.

coude sont, la plupart du temps, des déplacements peu considérables, qui se font tantôt du côté de la poitrine, tantôt en dehors; toute l’articulation ne s’est pas déplacée, mais, restant en rapportavec la cavité (o/écrâänienne) de l’humérus , elle s’est luxée là où est l’éminence (coronoïde) du cubitus. Ces déplacements, dans quelque sens qu'ils se soient opérés, sont aisés à réduire ; il suffit d’une extension faite en droite ligne, suivant la longueur du bras, l’un tirant sur le carpe, l’autre embrassant l’aisselle, un troisième poussant avec la paume d’une des mains l'extrémité articulaire qui fait saillie, et s’opposant à cette propulsion avec l’autre main appliquée dans le voisinage de l'articulation. On ne tarde pas à triompher de la résistance de ces luxations, si avant toute inflammation on entreprend de les réduire. L’articulation du coude se luxe le plus souvent en dedans, elle se luxe aussi en dehors ; cela se reconnaît à la déformation du membre. Souvent il arrive qu’on réduit ces luxations, même sans une forte traction. | Dans la luxation en dedans, on repousse l’extrémité articulaire vers sa place, et on tourne l’avant-bras en l’inclinant vers la pronation. Telles sont généralement les luxa- . tions du coude.

41. ( Lurations latérales complètes du coude). L'extrémité articulaire de l’humérus a-t-elle franchi, en dedans ou en dehors, la portion du cubitus qui se loge dans la cavité de l'os du bras ( cela arrive rarement, maïs cela arrive), alors

15 ὀλισθάνει MN, Bosq. -- ὀλυσθάνει C. — ὀλισθαίνει vulg. — 16 ἐπὶ τοπουλὺ Ε΄. -- ἐπιτοπουλὺ D, — "1 ἐπὶ pro ἐς J. — “δ ὀλισθάνει CFG (I, emend. al. manu) MN, Ald., Frob., Merc. - ὀλισθαίνει vulg, — ᾽9 καὶ om. BDFGHIJKLMN. — γο χαταστάσυος C. - κατατάσεος Bosq.— 2: ὀλισθαν. CDGHIKN, Bosq. — θλισθαιν. vulg.— 33 μὲν repetit. H.— ν"" ἀποθ, C. — %4 ἀγγ. D. — "5 τὸ ἐξέχον τοῦ πήχ. ὀστέον J. — "6 τούτω pro τοῦ C. — 27 πήχεως Ὁ. — 38. οὖν om. Bosq. — 39 οὐχέτι DFHJKMN, Gal., Chart., Bosq. — ?° τὴν CDGIKMN, Frob., Gal., Merc., Chart, - τὴν om. vulg. — ὅ τοιούτων Καὶ

χωλύει γὰρ ἐν τῇ τοιαύτη ‘ χατατάσει τὸ ἀπὸ τοῦ πήχεος Ünepἔχον ὀστέον τὴν ὑπέρόασιν τοῦ βραχίονος. Χρὴ τοίνυν τοῖσιν " οὔτως " ἐχδεόληχόσι τὴν χατάτασιν # ποιέεσθαι τοιαύτην, οἴηπερ πρόσθεν γέγραπται, 5 ἐπήν τις ὀστέα βραχίονος κατεηγότα ὅ ἐπιδέη, ἀπὸ μὲν τῆς μασχάλης ἐς τὸ ἄνω τείνεσθαι, ἀπὸ δὲ τοῦ ἀγκῶνος αὐτοῦ ἐς τὸ 1 χάτω ἀναγχάζειν, οὕτω γὰρ ἂν μάλιστα 6 βραχίων " ὑπεραιωρηθείη 9 ὑπὲρ τῆς 1° ἑωυτοῦ βαθμίδος - ἣν δὲ 11 ὁπεραιωρηθῇ, ῥηϊδίη À "" χατάστασις, τοῖσι θέναρσι τῶν "" χειρῶν τὸ μὲν ἐξεστεὸς τοῦ βραχίονος "4 ἐμόάλλοντα ὠθέειν, τὸ δὲ ἐς τὸ τοῦ 55 πήχεος ὀστέον τὸ παρὰ τὸ ἄρθρον ἐμόάλλοντα ἀντωθέειν, 16 τὸν

' Κατατάσεϊ Bosq. --- ᾽ οὕτω Bosq. --- ᾽ iu£. BMN. — 4. ποιήσεσθαι Ald. — " ἐπᾶν FGI. -- ἰπὰν DHJ. -- ἐπεὰν Bosq. — © ἐπιδέει H.— Ἴ ἄνω, cum χάτω al. manu D. --- ὃ ὑπεράίιω. CDFGHIJKMN, Chart., Foes de Chouet, Bosq. -- ὑπερεω. vulg.— 9 ὕπερ.... ὑπεραιωρηθῇ om. D, restit. al. ᾿ manu. — ‘° ἑχυτοῦ K,— 11 ὑπεραιωρηθῇ D, Foes de Chouet, Βοβα.-- ὑπεραιωρηθείη CFGHIJKMN, -- ὑπερεωρηθῇ vulg. — :? χατάστασις Bosq. κατάτασις vulg. - La correction est de Bosquillon; Foes la propose dans ses notes et la suit dans sa traduction, Voyez d’ailleurs p. 528, note 15. — 13 χειρέων Bosq. — 14 ἐμθάλοντα (sic) C. — "5 πήχεως C.

16 τὸν αὐτὸν τρόπον ἄμφω, ἧσσον μέντοι, ἡ τ΄ x. pro τὸν αὐτὸν τρόπον ἄμφω. ἴσως μέντοι ἡ τ΄ x. vulg.- Le texte de vulg. est fort obscur ; ce qui empêche qu’on ne le comprenne , c’est ἧσσον μέντοι. Calvus a omis le membre de phrase tout entier ; Vidus Vidius a omis seulement ἧσσον μέντοι. Ce membre de phrase manquait-il dans les manuscrits que Calvus avait sous les yeux ? c’est ce que je ne puis dire, Quant à Vidus Vidius, son omission vient non pas de ses manuscri!s, mai” .6 son fait; car il a travaillé sur le manuscrit envoyé par le cardinal Rodolphe à François Ier, et qui est notre manuscrit M, d’après une note mise en tête de ce manuscrit. Or, le maauscrit M ἃ ἧσσον μέντοι, Ce passage n'offre aucune variante ; la ponctuation seule varie. Le texte de vulg. porte une virgule après ἀντωθέειν, et un point après μέντοι. Tous nos manuscrits ont une virgule après ἀντωθέειν, un point après ἄμφω, et rien après μέντοι, Examinons ees deux systèmes de ponctuation, Le premier système est celui des anciens traducteurs. Foes dit : « Hæc valde sunt obscura, ideoque a Calvo prætermissa, et a quibusdam ex parte expressa , etsi eadem est omnium membranarum lectio. Mihi certe accipi videntur , ubi brachium in interiorem aut exteriorem partem prolabitur, ut in utroque casu eadem recondendi ratio va leat, ut prominentioribus manuum palmis partim quod extat, impulsum reponatur, partim a contraria parte coactum in suam sedem restituatur.

l'extension faite le membre étant en droite ligne, ne convient plus également ; car dans ce mode d'extension l’éminence (coronoïde) du cubitus ne peut être franchie par l’humérus. Dans ces cas, il faut pratiquer l’extension comme il a été dit pour la déligation de la fracture du bras (7. la figure p. 445), c’est-à-dire exercer la contre-extension en haut sur l'aisselle, et l’extension en bas sur le coude. C’est surtout de cette façon que l'humérus sera porté au-dessus de la cavité qui le reçoit; et, cela fait, la réduction est facile : avec la paume des mains, d’une part on pousse l’extrémité saillante de l'humérus, de l’autre on repousse l’os de l’avant-bras qui est en dehors de l'articulation, de la même façon pour les

Utramque enim vim adhibendam censet, minore tamen vi agendum, cum in exteriorem partem rarius elabatur, Potest etiam ἧσσον μέντοι ad illud ἀντωθέειν referri, ut in contrariam partem minor vis adhibenda sit in qua reniti ac tantum contra tendere satis esse videatur. » De ces deux explications, Maximini adopte la dernière : « Hæc Foesii explanatio Hippocratis præceptis maxime consentanea est, et apprime hujus particulæ sensum illustrat (p, 272). » Cela ne me satisfait pas autant ; je n’objecterai pas que ñocov μέντοι désigne bien obseurément la force moindre à employer, soit dans la luxation externe, soit dans la réduction du cabitus ; car il s’agit d’un passage difficile. Mais mon objection est que le sens donné par Foes n’a aucune raison plausible soit dans Îa nature des choses, soit dans la pratique d'Hippocrate. D'où viendrait qu'il faudrait moins pousser dans la luxation externe que dans l’interne, sur le cubitus que sur l’humérus ? Et où Hippocrate a-t-il articulé quelque précepte qui autorise l'interprétation de Foes ? Il faut donc, je crois, la laisser de côté. Bosquillon a suivi la ponctuation des manuscrits, et il traduit : « Partim vero os cubiti, quod juxta articulum est, in partem contrariam impellius, in utroque eodem modo (id est, hæc fieri debent ut in radii emotione, dit-il en note). Minus tamen hæc distensio in hoc luxamento justissima videtur. » Je ne puis admettre en aucune façon cette traduction. Hippocrate dit que l’extension pratiquée sur le carpe, laquelle convient dans les luxations du radius, ne convient pas également dans les luxations latérales du coude, et qu’il faut employer celle qu’il recommande pour la fracture de l’humérus, c’est-à-dire l’extension pratiquée sur l'avant-bras préalablement fléchi. Si le terme de la comparaison exprimée par r#ninus dans Bosquillon, est la luxation du radius, comme on est porté

αὐτὸν τρόπον ἄμφω. Ἴσως μέντοι À τοιαύτη χατάτασις τοῦ τοιούτου ὀλισθήματος δικαιοτάτη" ἐμδληθείη ' δ᾽ ἂν χαὶ ἀπὸ τῆς ἐς ἰθὺ * xaτατάσιος, ἧσσον δὲ À οὕτω.

à le croire d’après sa note que j'ai rapportée, il y ἃ contre-sens; car, d’après Hippocrate, l'extension recommandée dans la fracture de l’humérus convient aux luxations latérales du coude, et est inutile dans les luxations du radius. Si, au contraire, le terme de la comparaison exprimée par minus est la fracture de l’humérus, on ne comprend pas qu'Hippocrate ait dit que le mode d'extension recommandé pour cette fracture convient moins aux Juxations latérales du coude, puisque c'est à ces luxations qu'il s’applique ; et eette explication serait d’ailleurs en pleine eontradiction avec le superlatif διχαιοτάτη. Grimm traduit : « Solchergestalt verfæhrt man in beyden Fællen,doch mit weniger Gewalt in diesem.» Cela paraît vouloir dire que l’on use de moins de force dans la coaptation des luxations latérales du coude, que dans les fractures du bras, puisque c’est la réduction recommandée pour eette fracture qu'Hippocrate emploie ici. Mais, comme précepte chirurgical, que peut signifier une pareille recommandation? Dans l’impossibilité de trouver un sens satisfaisant soit dans l'étude du texte, soit dans l’étude des traducteurs, j'ai eu recours aux conjectures. Il m’a semblé qu’en lisant ἴσως au lieu de ἧσσον, on avait un mot qui se prêtait à une explication, et un seus qui convenait au contexte. On pourrait encore conjecturer ἐστὶ au lieu de ἧσσον. L’une et l’autre de ces corrections ont, de plus, l'avantage d’être en accord avec la ponctuation des manuscrits, qui mettent un point après ἄμφω, et qui font rapporter ἧσσον μέντοι à ce qui suit.

A’ ἂν BMN. - δὲ sine ἂν vulg.—? xarardonos C. - κατατάσεος Bosq. —* εἰς CHIK, - Hippocrate dit que l’extrémité articulaire de l’humérus se porte en avant ; il s’agit donc de la luxation du coude que les chirorgiens modernes appellent luxration en arrière. Dans l'expression , tout dépend de celle des deux surfaces articulaires que l’on considère. — 4 ὀλισθῇ vulg. — * ὁ om. CDFHIJK. — 6 ἐλαχίστης C. — 7 ἐξαπίνης ἐχπάλησις vulg. -- ἐξαπίνης ἐκπαλήσιος B (D, cum ἐχπάλησις al. manu) FG

"DL. - ἐξαπίνης ἐκπαλήσιος οὐεχδάλλοι (sic) Κι. - ἐξαπίνης ai εἰσεχπαλύσεις οὐκ ἐμδάλλοι N, εἰς ἐκπαλήσει (sic) οὐχ ἐμδάλλοι M, in utroque ad marg.

DES FRACTURES. nt

deux os. Sans doute, c’est là le mode d'extension le plus régulier pour cette espèce de luxation ; toutefois on réussirait . aussi avec l'extension pratiquée selon la longueur du membre supérieur, maïs moins que par le mode précédent.

42. (Luxation du coude en arriére). I] arrive que l’extrémité inférieure de l’humérus se déplace en avant; cela est très rare, mais que ne peut une violence subite? Bien d’autres os sont jetés hors de leur place naturelle, quoique l’ob-

ἰκπαλήσιος οὐκ ἐκθάλλοι. - Les variantes ici réunies m’ont porté à croire que le texte de vulg. lui-même devait être modifié, et qu’il fallait lire ἐξαπιναίη au lieu ἀ᾽ ἐξαπίνης. — 5 ἐνάλλει C. - ἐμδάλλοι Ad. — 9 πουλλὰ Bosq. — :° ἐοικυῖαν (D, cum cixetav, sic, al. manu) FGHIJK (M, in marg. cixeinv) (IN, in marg. οἰκείαν) ΟἹ, -- ἐοικυίαν B. — οἰκείαν vulg. oixeixv Bosq. — '' ἐχπίπτει BCHIK, Bosq. -- ἐκπίπτοι D. -- ἐμπίπτει MN, mut. in éxr. -- ἐμπ. vulg. — 12. χαὶ ἣν MN. —:3 ἡ CDFGHIJKMN. - À B.— ἣν vulg.-ñv Ald., Frob., Gal., (Merc. in marg. ἦ). Foes de Chouet, Chart., Lind. -- ἔῃ Bosq. — "4 χωλύον CDFGHIJKMN, Gal., Chart.

15 ἐχπαλλήσει C. - Ce texte est sans variante, et cependant il présente de grandes difficultés qui proviennent de la présence de τὸ πα- XÜTepov; car, dans le langage d’Hippocrate, τὸ παχύτερον est toujours le radius. Voyons les traductions. Vidus Vidius, suivi peur le sens par Foes, par Bosquillon et par Grimm, a : In hoc autem casu grande est quod super os crassius excedit. Cette traduction suppose à ὑπερθαινόμενον un sens actif, et fait passer la tête luxée de l’humérus devant le radius, ce qui est contraire à J’anatomie pathologique. Bosquillon, dans une note, dit : Capitulum internum humeri quod supra caput radii antrorsum fertur. Mais la trochlée de l’humérus ne peut se porter sur le radius, puisque l’apophyse coronoïde va se loger ou dans la cavité olécrânienne de l’humérus, ou derrière la trochlée. Cornarius, Van der Linden et Maximini ont: Huic autem eluctationi magnum quoddam obstaculum, et os crassius quod super excedit. Maximini commente ainsi cette traduction : Duo esse refert Hippocrates obstacula, ob quæ potissimum hæc luxatio prohibetur : unum est os crassius quod superexcedit, sive processus olecranii (p. 274). Il n’est pas besoin d'aller plus loin; Maximini a cra qu’il s’agissait de la luxation en avant, à laquelle en effet l’olécrâne oppose un grand obstacle. Mais ici il est question de Ja luxation en arrière, et dés lors il ne peut s’agir que de l’apophyse coronoïde. Gardeil traduit: « Pour la luxation dont je parle, il se présente de grands obstacles, l’étendue du trajet que doit faire l'extrémité d’un gros os, etc.»

ὑπερθαινόμενον τὸ ὁπὲρ τὸ παχύτερον τῶν ὀστέων, xal τῶν νεύρων συχνὴ κατάτασις" ὅμως δὲ δή τισιν ' ἐξεπάλησεν. " Σημεῖον δὲ ᾽ τοῖσιν 4 οὕτως 5 ἐχπαλήσασιν" 5 οὐδὲν γὰρ γρῆμα τοῦ ἀγχῶνος κάμψαι 6 δύνανται, " εὔδηλον δὲ καὶ τὸ ἄρθρον ψαυόμενον. Ἦν μὲν οὖν μὴ αὐτίχα ἐμδληθῇ, ἰσχυραὶ χαὶ βίαιοι φλεγμοναὶ χαὶ πυρετώδεες γίνονται᾿ ἣν ὁὲ δὴ αὐτίχα τις 9 παρατύχη, "° εὐέμδολον. ᾽" Χρὴ δὲ "» ὀθόνιον σχληρὸν (ὀθόνιον γὰρ σχληρὸν ᾽" εἱλιγμένον ‘4 ἀρκέει μὴ μέγα) "5 ἐνθέντα πλάγιον "5 ἐς τὴν χαμπὴν τοῦ ἀγχῶνος, "1 ἐξαπίνης "8 ξυγχάμψαι τὸν ἀγκῶνα, καὶ προσαγαγεῖν ὡς μάλιστα τὴν χεῖρα πρὸς τὸν ὦμον. Ἱἰκανὴ μὲν οὖν αὕτη À ἐμδολὴ τοῖσιν 19 οὕτως *° ἐχπαλήσασιν" ἀτὰρ καὶ "" ἡ 22 ἐς τὸ ἰθὺ χατάτασις δύναται "" εὐθετίζειν τοῦτον τὸν τρόπον τῆς "" ἐχδολῆς " τοῖσι μέντοι θέναρσι "" τῆς χειρὸς χρὴ, τὸν μὲν ἐμθάλλοντα 6 ἐς "1 τὸ τοῦ βραχίονος "" ἐξέχον ᾽9 τὸ

Cela est bien loin du texte, Aucune de ces traductions ne me paraît salisfaire aux conditions d’une luxation en arrière du coude. M. J, Cloquet et À. Bérard ( Dictionnaire de médecine, 2° édit., t. 9e, 4835, art. Coude\ énamèérent ainsi, quant aux os, les obstacles à la luxation en arrière : 4° le rabord de la cavité du radius ; 2° la saillie de la partie moyenne du bord antérieur de l’apophyse coronoïde du cubitus. Je pense qu’au lieu de τὸ ὑπερθαινόμενον τὸ ὑπὲρ παχύτερον τῶν ὀστέων, il faut lire τὸ ὑπερέχον τὸ ἀπὸ τοῦ πήχεος ὀστέον, expression qui se trouve un peu plus haut, p. 548, 1. 1, et traduire : Pour cette luxation,un grand obstacle se rencontre dans l'éminence coronoïde du cubitus et dans Les nombreux ligaments qui sont étendus. Toutefois, j’ai laissé le texte tel qu’il est dans vulg., me bornant à signaler la difficulté et à indiquer une conjecture pour là lever.

1 Ἐξεπάλλ, C. — " σημήϊον Bosq. — * τοῖσιν Bosq. - τοῖς vulg. — 4 οὕτω Bosq. — 5 éxmaax, (, — 6 οὐδὲ 1, — 7 δύναται K. — 8 Ed. (D, cum &üd. al. manu) FIJK. — 9 παρατύχοι D. — "9 εὐχόλως ἐμθαλλόμενον gl. FG.

11 χρὴ δὲ ὀθόνιον σκληρὸν ὀθόνιον γὰρ σχληρὸν M. -- ὀθόνιον γὰρ σχληρὸν sine χρὴ δὲ 68. σχλ. (N, restit. in marg. cum puncto post δὲ), Bosq. -

χρὴ δὲ ὀθόνιον σκληρὸν sine ὁθ, γὰρ ox. vulg. - Cette restitution, due aux

deux manuscrits MN, est indispensable, et le γὰρ indique ici une paren-

thèse, que j'ai notée. Il s’agit d’une bande roulée qui, placée dans le pli

stacle à la luxation soit grand ; dans ce cas ci, la tête osseuse qui est venue se placer au-dessus du plus gros os { le radius), est considérable, et les parties nerveuses sont fortement distendues ; néanmoins chez quelques-uns cet accident est arrivé. Voici le signe de cette luxation : le blessé ne peut aucunement fléchir le coude; on la reconnaît aussi en touchant l'extrémité articulaire de l’humérus. Si on ne réduit pas immédiatement, il survient des inflammations intenses, violentes, fébriles : au lieu que, si quelqu’an se trouve présent aussitôt, la réduction est facile. Une bande dure (il suffit d’une bande médiocre, roulée en un globe dur) sera mise transversalement dans le pli du coude; on fléchira subitement l’articulation, et on rapprochera autant que possible la main de l'épaule. Ce mode de réduction suffit ici. Toutefois, même l'extension faite selon la longueur du membre peut remédier à une luxation de cette espèce ; mais il faut en même temps que le médecin, appliquant la paume de la main sur l’extrémité de l’humérus qui fait saillie dans le pli du coude, la repousse en arrière, et qu’un aide, prenant inférieurement la

du coude, joue le rôle d’un coin. C’est ce que Galien explique dans son commentaire, dont un extrait, conservé par Oribase, a été publié par Cocchi, ὥσπερ τινὰ σφῆνα. Cette bande est destinée à remplacer les mains da chirurgien qui tiennent le membre, et à repousser à sa place l’extrémité de J’humérus ( Græcorum chirurgici Libri, p. 445, Flor. 1754).

12 ὕφασμα gl. FG.— 13 εἱλιγμένον N, Gal. in textu, et in marg. ouvsστραμιμμένον. — εἰλιγμένον vulg. = εἰλημμένον (D, cum εἰλιγμένον al. manu) FGHLK, - εἰλιμένον Mere. in marg. - συνεστραμμένον B (L, in marg. quæ videtur esse explieatio quædam). — ‘4 ἀρλέει BMN , Bosq. - ἀρκέσει vulg.— 15 ἐνθεν τὰ C. — 16 εἰς J. — 17 ἐξαίφνης gl. FG. — δ σ, CD. ξυγκάψαι FG. — 19 οὕτως BDFGHIJKMN. - οὕτω vulg. — *° ἐχπαλλ, C.— οὐ ἡ BMN, Bosq. - ἡ om. vulg. — "3 εἰς FGIJ, — 55 αὐτὸν (τοῦτον Bosq.) τὸν τρ. εὖθ, J, Bosq. — ?4 ἐμθολῆῇς vulg. - Il est manifeste qu’il faut lire ἐχδολῆῇς. Les manuscrits confondent fréquemment ἐχ et ἐμ, — 55 τῶν χειρῶν C.- τῶν χειρέων Bosq.— 26 εἰς 3.— 27 τὰ Ὁ. — 26 ἐξέχοντα D. — 29 τὰ Καὶ. -- τὸ om. Ὁ. — ὃ χάμπτην Η. --- ὃ ἀντωθέειν Bosq. — 32 ἀντωθέειν CD (FG, cum gl. ἀντωθεῖν) HIJKMN, Ald., Frob., Gal., Merc. Chart., Bosq. - ἀπωθέειν vulg.— ?3 ἰθυωρίαν gl. F.— 34 rnyeoç C-

43. Ἦν "" δὲ "5" ἐς τοὐπίσω βραχίων ἐχπέση ( ὀλιγάχις δὲ τοῦτο γίνεται, "8 ἐπωδυνώτατόν "5 τε τοῦτο πάντων χαὶ '"" πυρετωδέστατον ξυνεχέων πυρετῶν χαὶ "1 ἀχρητοχόλων, θανατωδέων xal "δ ὀλιγημέρων), of τοιοῦτοι 9 ἐχτανύξιν où δύνανται, 2° Ἦν μὲν οὖν αὐτίχα 2! παρατύχης, βιάσασθαι χρὴ "" ἐχτανύσαντα τὸν ἀγχῶνα, xal "" αὐτομά-τως *4 ἐμπίπτει. Ἦν δέ "5 σε φθάσῃ πυρετήνας, "6 oùx ἔτι χρὴ ἔωδάλλειν" "7 χατατείνειε γὰρ 22 ἂν À ὀδύνη ἀναγχαζομένου. Ὥς 9 δ᾽ ἐν χεφαλαίῳ εἰρῆσθαι, οὐδ᾽ ἄλλο χρὴ ἄρθρον #° πυρεταίνοντι ἐμέάλλειν, ἥχιστα δὲ ἀγχῶνα.

: Δύνανται C. — * τοῦ ὀλισθήματος G, Βοβα. --- ? ὀλισθήσηος C. - ὀλισθήσεως 1. — 4 ἐγγεγραμμένη DFGHIK, Bosq. — 5 κατεσχληχότα gl. FG.— 56 ἐπὴν FGI. -- ἐπεὰν Bosq. — 7 ἐπιδέε, Bosq. — 5 ἐπὴν ὃς (sic) F. - ἐπήνδε ΗΚ. - ἐπὴν GI. - ἐπεὰν Bosq. — 9 χαταταθῇ CDFGH UKN, Aïd., Frob., Gal., Merc., Chart. - χαταθῇ vulg. — 19. ποιεῖσθαι gl. FG.— 11 πρότερον gl. F. — 15 δ᾽ C. — "3 ἐς CDFGHIJKMN, Bosq. - εἰς vulg. - Hippocrate dit que l’extrémité de l’humérus se porte en arrière ; il s’agit donc de la luxation que les chirurgiens modernes nomment luxation en avant.— 14. ἐπωδυνό, MN.— :5 τε MN. -- δὲ pro τε vulg.— 16 πυρετωδέστερον C.— ‘7 ἀκρητιχόλων J.— 18 ὀλιγημέρων DFGHIJKMN, Bosq. -- ὀλιγημερέων vulg.— ‘9 ἐχτανν. DFGHIJKL.— "9 εἰ C.— *: παρατύχης FIKMN. - παρατύχοις vulg.— 55 ἐχτανν, DFGHIJKL.— 55 αὖroudros ΒΜΝ, Bosq. -- αὐτόματον vulg. — 34 ἐχπ, J.— 25 σε BCDFGHI JKMN, Bosq. - γε pro σε vulg. — *5 oùxért DFHIJKMN, Gal., Chart., Bosq. — "1 χαταχτείνειε FGHIK. — "5 ἂν om. (D, restit. al. manu) FG HUK. — :9 δ᾽ CDFGHIJKMN. - δὲ Ald., Frob., Gal., Merc., Chart., Bosq. - om. vulg. — 5° πυρετταί, C. — δ: Ante ὁ. addit χαὶ vulg. -

pointe du coude, la pousse en sens contraire, en inclinant dans la direction du cubitus. Ce genre de luxation peut aussi être réduit par le mode d'extension décrit précédemment quand il s’est agi de la déligation de la fracture du bras (v. /a figure p. 445); l’extension étant opérée, il faut faire l’application de la paume des mains, comme il a été écrit plus haut.

43. (Luxation du coude en avant). Il se peut que l’humérus s'échappe en arrière. Cette luxation arrive rarement ; elle est la plus douloureuse de toutes, la plus fébrile, et le point de départ de fièvres continues, accompagnées de l’évacuation d’une bile pure, et mortelles en peu de jours. Ces blessés ne peuvent étendre le bras. Si quelqu’un se trouve immédiatement présent, il étendra de force l'articulation, et la réduction se fera d’elle-même. Si au contraire l’invasion de la fièvre vous prévient, il ne faut plus réduire la luxation ; car la violence exercée accroitrait la douleur. Pour tout dire en un mot, il ne faut réduire aucune articulation pendant la fièvre, et celle du coude moins qu'aucune autre.

44. (Luxations du radius). Le coude est encore susceptible d’autres lésions fâcheuses. IL arrive que le plus gros os ( radius) se disjoint de l’autre; le blessé ne peut plus aussi bien fléchir ou étendre l’avant-bras. On reconnaît cette luxation en portant la main dans le pli du coude à l'endroit de la division de la veine qui s'étend au-dessus du muscle. Quand cet accident est arrivé , il n’est pas facile de ramener l’os à sa position naturelle, car aucune symphyse de deux os, une fois disjointe, ne peut aisément être fixée en sa place première ; mais nécessairement

καὶ om. BCHMN, Bosq. - χολώδεα pro ὁ. (D, eum ὀχλ. al. manu) FGI JKLQ'.— 3. χὰὶ CDFGHIJKMN, Ald., Frob., Gal., Merc., Chart., Lind., Bosq. - τὸ pro xai vulg.— "5 ξυγχάπτειν G.— #4 χατατάνν. DFG HIJKL, — 35 δύνανται DFGHIJKMN, Bosq. -- δύναται vulg.— #6 ξύγχαψιν FGI. - o. C, Ald., Gal., Mere., Chart. — "7 οὐχέτι DFHIJKMN, Gal, — "8 ἐστι pro £. C, Bosq. — 9 εὔχολον gl. FG.— 40 εἰς C.— 41 οὐ, y. 4, repetitur C.

ἄλλην ' obdeutnv ῥηΐδιον ξυμφυάδα χοινὴν δύο " ὀστέων * χινηθεῖσαν ἐς τὴν 4 ἀρχαίην φύσιν ἱδρυνθῆναι, ἀλλ᾽ ἀνάγχη ὄγχον ὅ ἴσχειν τὴν 6 διάστασιν, Ὥς 7 δ᾽ ἐπιδέειν χρὴ ἐν ἄρθρῳ, ἐν τῇ χατὰ © σφυρὸν 9 ἐπιδέσει εἴρηται.

45. Ἔστι δ᾽ οἷσι ‘° χατήγνυται τοῦ "' πήχεος τὸ ὀστέον τὸ "" ὅποτεταγμένον τῷ βραχίονι, '" ὁτὲ μὲν τὸ χονδρῶδες αὐτοῦ "4 ἀφ᾽ οὗ πέquxev ὃ τένων "" ὁ ὄπισθεν τοῦ βραχίονος" ['5 ὁτὲ δὲ τὰ πρόσω χατὰ τὴν ἀρχὴν τῆς ἐχφύσεως τοῦ προσθίου χορωνοῦ "] καὶ "1 ἐπὴν τοῦτο χινηθῇ, πυρετῶδες χαὶ καχόηθες γίνεται" τὸ μέντοι ἄρθρον μένει ἐν τῇ ἑωυτοῦ χώρῃ᾽ "5 πᾶσα γὰρ À βάσις αὐτέου ταύτη ὑπερέχει. 19 Ὅταν δὲ 20 ἀπαγῇ ταύτῃ " À "5 ὑπερέχει À χεφαλὴ τοῦ βραχίονος, "" πλανωδέστερον τὸ ἄρθρον " γίνεται, "5 ἣν παντάπασιν ἀποχαυλισθῇ. 26 Ἀσινέστερα δὲ, ὡς "1 ἐν xepahalw "5 εἰρῆσθαι, πάντα τὰ "9 χατηγνύμενα τῶν ὀστέων ἐστὶν, À 35 οἷσι τὰ μὲν ὀστέα οὐ 5" χατάγνυται, φλέδες δὲ χαὶ νεῦρα ἐπίχαιρα "" ἀμφιφλᾶται ἐν 33 τούτοισι *4 τοῖσι ? χωρίοισιν ᾿ ἐγγυτέρω γὰρ θανάτου 6 πελάζει ταῦτα ἢ ἐχεῖνα, ἣν ἐχπυρωθῇ 7 ξυνεχεῖ πυρετῷ " ὀλίγα 38 γε 39 μὴν 45 τὰ τοιαῦτα χατήγματα γίνεται,

" Οὐδεμίην BDGJIKMN, Bosq. -- οὐ δὲ μίην vulg. — " ὁ. om. restit. ἃ]. manu G. — ἢ χινηθεῖσαι 1, — 4 ἀρχαίαν C. - 5 ἔχειν gl. F.iox. om. J. — ὅ διάτασιν (F, mut. in διάστ, al. manu) GJ. — 1 DFGHIJKMN, Bosq. — δ σφυρῶν C. — 9 ἐπιδέσει Bosq. - Galien (dans Oribase, Cocchi, ib., p. 445) explique ainsi ce mode de pansement : « Dans ces accidents il faut faire la déligation comme dans les fractures, le chirurgien comprenant dans le bandage, en dehors le coude, en dedans le pli de la diarthrose. » — 1° χατάγνυται BCD (F, cum gl. καταθραύεται ) GHIJKMN, Bosq. — Voyez, pour ln au lieu de [᾽α dans ce verbe, p. 506, note 2.—!! πήχεως C.—:2 ὑποτεταμένον DHK.—13 ὁτὲ DFGHIKMN. - ὅτε vulg. — ‘4 ἀπ᾽ Bosq. — ‘5 ὁ BMN, Bosq. -- ὁ om. vulg.—"$ ὁτὲ... χορωνοῦ om. vulg.-Voyez dans l’#rgument, p. 584-388, les raisons qui indiquent la nécessité de cette restitution. — 17 ἐπὴν FGI. - ἐπεὰν Bosq. — ‘© πᾶσα MN, Bosq. - ἴσως pro πᾶσα vulg. — 19 περὶ χατύγματος χεφαλῆς πήχεος καὶ βραχίονος BDFGHIJKMN. - ἣν pro ὅταν BMN, Bosq. — *° Galien (dans Oribase, Cocthi, ib., p. 86) donne le sens chirurgical du mot ἄπαγμα : c'est une fracture dans 16 voisinage

ces avantages, ajoutes que, si l’ankylose s'emparait de l’articulation étendue, il vaudrait mieux n'avoir pas le bras que l'avoir ank ylosé dans cette position, car il génerait beaucoup et ne servirait que peu. Si Le bras s’ankylosait dans la flexion complète, il rendrait plus de services ;et il en rendrait bien davantage encore s’il s’ankylosait dans la position intermédiaire à la flexion et à l'extension. Voilà ce qu’il y a à dire sur la position.

48. (Pose des bandes, des attelles et des compresses.) On appliquera le bandage en jetant le chef de la première bande sur le lieu de Ja lésion, soit fracture, soit luxation, soit diastase, et en y roulant les premiers tours. La bande sera surtout assujettie en ce point, elle le sera moins en-deçà et audelà. Le bandage comprendra et l’avant-bras et le bras, et on ermpiétera sur l’un et l’autre plus que la plupart ne le font, afin que latuméfaction soit autant que possible expulsée du lieu de la lésion, et repoussée en-deçà et au-delà. La pointe du coude, soit que la lésion y siége, soit qu’elle n’y siège pas, sera comprise dans le bandage, afin que le gonflement ne s’y rassemble pas. En plaçant le bandage , on évitera, autant que cela sera possible, d’accumuler beaucoup de tours de bande dans le pli du bras. Ce sera surtout le lieu de la lésion que l’on comprimera. Du reste, pour la constriction et le relâchement de l'appareil, on suivra la

MN, Ald., Frob., Gal., Merc. -- σῖνος vulg. — 26 ἔῃ Bosq. — ?7 μὴ MN, Bosq. - [μὴ] Lind, - un om. vulg. — 35 αὐτὰ DFGHIJKMN, Ald., Merc. in marg., Bosq. — 29 ἐπιδέσεϊ Bosq. — 3° χάμπτην M. — 3! πολλὸν BMN. - πολλῷ vulg. — 3? σίνος MN. - σῖνος vulg. — 3% χαταλαπέτω C. — 34 πιέξηος C. - πιέξεος Bosq. — πιέσιος Chart. — "35 χαλάξιος D (H, emend. al. manu) Καὶ, - xakdonos C. - χαλάσεος Bosq. — "ὃ ταῦτα vulg. - Les traducteurs rendent ce mot comme s’il y avait ταὐτά: le sens paraît l’exiger en effet. Le texte de vulg. met un point avant ce mot; d’autres éditions, par exemple Mercuriali, et des manuscrits le mettent après; c'est de cette dernière manière que le signe de ponctuation doit être placé. — ᾽1 γὰρ sine καὶ al. manu restituto D. — "8 inrpin Bosq. — 39 πρόσθε. MN. — 40 μετεπιδέσηες C. — 4: διατρίτης J. — 42 δοχέτω C. — 43 πρὸς περιθάλλειν K.

TOM. π| 36

* ἰχνεομένω Ν, -- ἰκνεομένω ΑΝ, - ἱκνευομένῳ vulg. — ἰκνευομένω D (F, mut. al. manu in ἰχνεομένω) HI, Ald., Frob., Merc. - ixveuuéve Lind. — " οὐδὲ CFGI. — οὐ J, — γὰρ est ici l’indice d’une parenthèse, que j'ai marquée. — 3 ἄπο ΚΝ. - ἀποτρόπου FI. — ὁ Post μὴ addunt καὶ BMN. — "᾿κατατεταμένους CFGHISKMN, Ald., Lind, - χατατεμένους D, mut, al. manu in xararerapévous. — © πήχεως C. — 7 ἀνειμένους BMN. - χειμένους vulg. - Hippocrate veut qu’on mette des attelles au bras et à l'avant-bras; il veut en outre que ces attelles soient inégales , pour qu’elles puissent chevaucher l'une sur l’autre, J'entends cela des attelles qui, mises sur les parties latérales de l'avant-bras, seront assez longues pour empiéter sur les attelles latérales qui descendent du bras. Il semble par là qu'Hippocrate n’employait pas d’attelles coudées.

même marche et dans les mêmes temps qu'il a été dit précédemment pour le traitement des fractures. Les renouvellements du pansement se feront tous les trois jours ; le blessé sentira le bandage relâché au troisième jour , comme plus haut. Les attelles seront appliquées au temps voulu (car rien n'empêche de les appliquer, qu’il y ait fracture ou non, pourvu que la fièvre ne s’y joigne pas); elles seront très lâchement mises, les unes au bras, les autres à l’avant-bras ; elles ne seront pas grosses: il est nécessaire qu’elles soient inégales, et qu’elles chevauchent l’une sur l’autre, là où vous le jugerez utile d’après la considération de la flexion. Ge qui est dit des attelles s'applique aux compresses; elles seront un peu plus volumineuses sur le lieu de la lésion. On jugera des périodes suivant l’inflammation , et suivant ce qui a été écrit plus haut.

8 παραλλήλους CDFGHIJKMN.— 9 ἢ C.— 1° Evppéon CDFGHIK, Gal., Bosq. - ξυμφέροι BMN. -- ξυμφέρει vulg. — 11 ξύγχαψιν FG. - a. C. — 13 πρόθεσιν C. — 15 σίνος MN. -- βλάβος gl. FG. -- σῖνος vulg.— ‘4 προστίθεσθαι BMN. — "ὁ σημειοῦσθαι gl. FG. — Post τ, addunt χρὴ BDFGHIMN Q', Gal., Merc. in marg., Chart. — 16. πρότερον gl, F,— 17 τέλος τοῦ περὶ ἀγμῶν Κι. - τέλος ἱπποκράτους περὶ ἀχμῶν 11. = τέλος τοῦ περὶ ἀχμῶν ἱπποχράτους C. - ἱπποκράτους περὶ ἀγμῶν τέλος D,

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