CI-OTt LDE, d’une voix tremblante
Ce pauvre cheveu blanc!... je l’attendais comme un ami ; il me semblait qu’il marquerait dans ma vie une date heureuse,— -la première, Fernand... Hélas! que je l’aimerais, s’il me tenait tout ce qu'il m’a promis !
7î SCÈNES ET COMÉDIES.
FERNAND, posant un genou sur le tabouret qui est aui pieds de sa femme.
Eli bien ! Clolilde...
CLOTILDE. Elle le regarde, se penche comme pour lui bais r le front, et, se relevant tout à coup, elle éclate de rire.
Ah! ah! ah! vous avez trouve votre maître, monsieur de Lussac !
FERNAND, incertain.
Madame ..
CLOTILDE
Si j’avais pu garder mon sérieux deux minutes de plus, avouez que vous alliez pleurer...
FERNAND, se lerant.
Clolilde, en vérité...
CLOTILDE
Vous alliez pleurer, avoucz-le... Ah! ah! monsieur,... à votre âge!
FERNAND
Madame, j'ai pu avoir des torts envers vous; mais, si graves qu'ils aient été, désormais nous sommes quittes.
( Il se dirige rers la porte.) ,
CLOTILDE, riant.
Où allez-vous?
FERNAND, d’un ton bref.
Je vais me jeter sur un canapé dans le salon, puisque celte porte maudite...
CLOTILDE
Comment! celte plaisanterie de porte dure encore?... Mais cela e|t puéril.
FERNAND
11 n’y a pas là de [Jaisanterie... Je vous dis que la serrure est brouillée;... il y a du sable dedans.
Du sable?... Eah! du sable!... El qui voulez-vous qui
LE CHEVEU BLANC. 73
ait mis du sable dans celle serrure?... A moins que ce ne soit vous...
FERNAND. Il lient la porte pour sortir. .jfcf
Eh! non, madame, ce n’est pas moi!... De quoi m'allez vous soupçonner !
CLOTII.LE. riant toujours.
Vous allez voir que ce sera moi!
FERNaND.
Je ne dis pas que ce soit vous.