‹ Œuvres complètes d'Octave Feuillet Scenes et comediesChapitre 20 sur 74 · LE PRINCE KALISCH · texte numérisé non relu

LE PRINCE KALISCH

Et pour moi. l'oûh !

LEONOIU.

Vous, piinceKalisch, je vous soupçonne d’apprécier principalement, en fait de musique, le son marlial du tambour. Ciel! vous voilà plus rouge qu’une fraise des Alpes, chère marquise... vous n'êles pas indisposée?

LA MARQUISE, sèchement.

Nort. — Vous connaissez sans doute particulièrement l’auteur de ce charivari flamand, ma belle?

Je le connais si- peu particulièrement, ma belle, quej’ai entendu ce soir son nom pour la première fois, et c’est de , votre bouche... Il est même bizarre, quand j’y songe, que le chevalier Carnioli ne m’ait jamais parlé de ce Roswein, puisque c'est lui qui l’a inventé, à ce qu’on dit.

LA MARQUISE

• Le chevalier avait à vous entretenir apparemment de quelque objet plus intéressant, ma toute belle.

Apparemment, ma mignonne. — Prince Kalisch, est-il vrai que vous ayez eu, dans le Caucase, les deux oreilles emportées par un boulet de canon?... Cela m’expliquerai:, jusqu’à un certain point, votre goût musical.

LF. PRINCE KALISCH.

Ce sont des histoires composées à plaisir, princesse. ?! ne m’est jamais arrivé rien de pareil, je vous le jure.

Ah! si vous me le jurez!... Comment, Giulia, est-ee que vous nous quittez?

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