‹ Œuvres complètes d'Octave Feuillet Scenes et comediesChapitre 6 sur 74 · CI.OTILDE, avec une moue d’horreur · texte numérisé non relu

CI.OTILDE, avec une moue d’horreur

C’est vrai? 9

FEUX AND, froidement.

C’est vrai. Je pourrais vous en citer d’autres... car il n’est pas rare que le dernier sourire d’une coquette soit

LE CD £VEU BLANC

une convulsion d’agonie... La plupart cependant, je le sais, prennent la chose moins à cœur... elles se contentent de déserter le monde et de se plonger avec leur désespoir dans l’ombre des églises. Mais enfin c’est toujours là pour une femme un malheur poignant et irréparable... C’est pourquoi je vous avertis. Si vous m’aviez tout à l'heure répondu d’une manière douteuse, si vous étiez une de ces personnes dont on ne compte plus les galants pèlerinages, je n’irais pas à l’encontre de celte justice tardive, mais assurée, qui attend au port les femmes heureuses et légères; je ne vous verrais même pas sans une secrète joie courir à ce suprême écueil ; mais vous avez daigné, madame , me conserver jusqu’à ce jour des égards aussi méritoires qu’ils étaient immérités... Je vous offre donc pe bon avis par reconnaissance, et vous laisse d’ailleurs une .entière liberté.

CLOTILDE. Elle se lève.

Je crois que votre sermon a eu la puissance d’endormir jusqu’à ma vieille Louisonà travers la muraille , car je ne l’entends plus. Prêlez-moi votre bougeoir deux minutes, et je reviens. (Elle soit par la porte du fond.)

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