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et m'cmoLil. Siii<4uliei' Iravaill Pour iiiiilé, il l'osl à coup sûr, mais il l'est si bien qu'il me I rompe, et que je crois voir un vieux tableau. Je consulte encore mon livret, pour cclaircir mon impression, et je lis : « On dévala de la croix ce corps tout froissé que la Vierge... » Fi! monsieur Brémond, dévalai quel vilain mot vous allez cboisir ! Qu'est-ce que c'est donc que dévala? Est-ce qu'on dévale? et qui? juste Dieu! Cet affreux mot me fait presque comprendre pourquoi votre Christ est si maigre et si vieux, et toute la recherche d'horreur que je vois dans votre tableau. Mais je continue : (( Un ange, ému de la douleur de la Vierge, se place devant elle pour lui dérober la vue de la croix où son fils a été supplicié. » Ma foi, je ne sais plus que dire, car celte pensée me paraît belle, et elle est de M. Brémond, tandis que dévala est dans la Vie des saints.
Je fais de vains efforts pour critiquer les toiles citoyennes de M. Court; il est impossible d'en rien dire, pas même du mal. Quelle froideur dans cette signature de la proclamation royale! Ce pauvre M. Dugas-Monlbel, on l'a mis là aussi [)ourlant! C'était le traducteur d'Homère, brave et digne homme, et trèssavant ; en quoi a-l-il pu offenser M. Court? Mais je me rappelle de ce peintre une jolie Espagnole en mantille, et je vais regarder le tableau d'isabey.
Cette toile mérite, à mon avis, des éloges sans restriction: l'exécution en est magnifique, et la conception tellement forte, (ju'elle étonne au preniier abord. J'ai
entendu reprocher à l'auteur de n'avoir montré qu'une partie de son vaisseau. Rien n'est moins juste que cette critiijue, car c'est de cette disposition hardie que résulte toute l'importance de la scène. Si le tableau avait deux pieds de plus, et si on en voyait davantage, la composition y perdrait moitié". M. Isabey n'a pas fait cette faute, qui nuit à M. Le Poitlevin. Aussi produit-il le plus grand effet, et cet effet est un tour de force. Quelle difficulté n'y avait-il pas à fixer l'attention sur ce mort qu'on lance dans la mer par une fenêtre ! Et quelle autre difficulté à ce que la petite dimension et la position même du mort, attaché sur une planche, n'eussent rien de ridicule! Qu'il était aisé d'échouer, et d'arriver à un résultat d'autant plus fâcheux que la prétention eût paru plus grande! M. Isabey a plus que réussi ; il a trouvé le moyen d'être sérieux là où bien d'autres auraient été mesquins. Quand on regarde ces fiots houleux, battus par le roulis; ce ciel sombre, cette cérémonie imposante, tout cet appareil religieux, on se sent pénétré de tristesse. Je ne sais de quelle angoisse invincible on est saisi à l'aspect de ce cadavre, qui, enveloppé d'un linceul blanc, au bruit du canon et devant tout ré([uipage, descend solennellement dans la mer! il semble que ce bâtiment va fuir, que cette planche va tomber, et que l'abime, troublé un instant, va se refermer en silence.
Tous ceux qui ont lu la belle description de Constanlinople, dans le Voyage en Orient, s'arrêtent avec