‹ Œuvres complètes de Alfred de VignyChapitre 10 sur 226 · SCÈNE IV TRONCHIN, seul · texte numérisé non relu

SCÈNE IV TRONCHIN, seul

// se rassiedy écrit une letU^e, s'arrête et relit ce qu'il vient d'écrire; puis il dit :

La science inutile des hommes ne pourra Jamais autre chose que détourner une douleur par une autre plus grande. A la place de l'inquiétude et de l'insomnie, je vous donne la certitude et le désespoir.

// s'essuie lesyeux où roule ujie larme.

Elle souffrira, parce qu'elle a une âme candide dans S)n égarement, franche au milieu de la fausseté du monde, sensible dans une société froide et polie, passionnée dans un temps d'indifférence, pieuse dans un siècle d'irréligion. Elle souffrira sans doute; mais, dans le temps et le monde où nous sommes, la nature usée, faible et fardée dès l'enfance, n'a pas plus d'énergie pour les transports du malheur que pour ceux de la félicité. Le chagrin glissera sur elle, et, d'ailleurs, je vais lui chercher du secours à la source même de son infortune.

3o QUITTE POUR LA PEUR

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