‹ Œuvres complètes de Alfred de VignyChapitre 14 sur 226 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

voyez; et maintenant, en vérité, m'occuper d'une affaire de... de quoi dirai-je? de ménage?... Oh! non ! — Quelque chose de moins que cela encore... Une affaire de boudoir... et d'un boudoir que je n'ai jamais vu... En bonne vérité, vous le sentez, cela ne m'est guère possible. Un sourire de pitié est vraiment tout ce que cela me peut arracher. Je suis si étranger à cette jeune femme, moi, que je n'ai pas le droit de la colère; mais elle porte mon nom, et, quant à ce qu'il y a dans ce petit événement qui pourrait blesser l'amour-propre de l'un ou l'intérêt de l'autre, fiez-vous-en à moi pour ne tirer d'elle qu'une vengeance de bonne compagnie, et qui, pour être de bon goût, n'en sera peut-être que plus sévère. Pauvre petite femme, elle doit avoir une peur d'enfer!

// rit et prend son épée.

Venez-vous avec moi voir la marquise au Petit- Trianon? Je l'ai trouvée assez pâle ce matin, elle m'inquiète.

// sonne.

A ses gens.

Ce soir, à onze heures, on me tiendra un carrosse prêt pour aller à Paris.

Passez, mon cher Tronchin.

TRONC H IN, à part.

Je n'ai plus qu'à les laisser faire à présent.

Ils sortent.

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