‹ Œuvres complètes de Alfred de VignyChapitre 184 sur 226 · DI · texte numérisé non relu

DI

Oui.

GRATIANO

J'ai votre promesse,

Votre main?

NERISSA.

Nous verrons.

GRATIANO

Quand Taurai-je?

NERISSA.

A leur messe.

BASSANI o, sombre. Il reviejit se promener de long en large sur le devajit de la scène.

Par saint Paul! pas un signe, un mot n'y fut gravé

Qui conduise l'esprit vainement éprouvé;

Soulève-toi, mon cœur, et brise cette entrave!

Je trouve, en y songeant, ceci profond et grave;

Et ce qui là-dessus me passe dans l'esprit.

Je ne sais avant moi si personne Ta dit :

Lorsque pour nous guider la raison est sans flamme,

Que les sens aveuglés sont impuissants, que l'àme

Ne reçoit nul secours, nulle inspiration

De la foi, nul soutien de la religion.

Si l'homme dans son cœur descend et qu'il écoute

Un mouvement secret qui le pousse en sa route.

Conscience ou désir, instinct mystérieux.

Il trouve ce qu'en nous peut-être ont mis les cieux.

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