ACTE III, SCÈNE XIV 36g
BASSANIO
Oui, car Je vous ai quittée.
PORTIA
Sacrifice bien grand!
BASSANIO
Plus que vous ne pensez! Il me rend mieux Justice et dit...
PORTIA
Assez! assez!
Cette comparaison est vraiment un blasphème. Vous n'êtes pas ici chez moi, mais chez vous-même, Monsieur; racontez-nous du moins votre procès.
GRATiANO, se querellant uv 6 c Nerissa.
Non, Taccusation est injuste à l'excès; C'est à ce Jeune clerc que J'ai donné...
PORTIA, continuant.
Quels hommes Vous troubleraient encor dans l'asile où nous sommes?
ANTONIO, lui baisant la main.
Vous l'ouvrez au malheur.
JESSICA
Et même aux bienheureux!
LORENzo, à Jessica.
Grâce à toi, douce enfant du plus dur des Hébreux...
SyO SHYLOCK
PORTIA
Antonio, lisez-moi ces lettres, je vous prie; Je les reçois pour vous à l'instant. Je parie Qu'elles n'annoncent rien qui vous doive affliger.
ANTONIO, les otivraîît.
Eh quoi! madame, eh quoi! savez-vous diriger La tempête, les vents, la Méditerranée?
Réglez-vous la saison et hâtez-vous l'année? Quatre de mes vaisseaux sont entrés dans le port! Après l'homme éloquent qui m'épargna la mort, C'est à vous que je dois toute ma gratitude.
GRATiANo, continuant sa quei^elle avec Nerissa.
O querelle de femme! ô folle inquiétude! Reproche ridicule et petit! sot tourment! Débat d'enfant! soupçon de Mégère!
PORTIA
Eh! comment!
Là-bas une querelle?
GRATIANO
Oui, déjà, oui, madame, Me voilà querellé par ma future femme.
Pour une pauvre bague, un malheureux bijou Qui ne vaut pas le quart d'une obole ou d'un sou, Avec une devise, en vérité, moins forte Que celle des couteaux qu'aux enfants on apporte; C'était Pense:{ à moi, souvenei-voiis de moi!