‹ Œuvres complètes de Alfred de VignyChapitre 66 sur 226 · ACTE II, SCÈNE IV 'ijlj · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV 'ijlj

CASSI O.

Depuis hier, par ce terrible orage*.

Mais il semble à présent calmé. Prenez courap^. Le canon tire.

Le canon...

LES VOIX, au loin.

Un navire! un navire!

On entend le canon longtemips,

PREMIER OFFICIER

A présent, C'est encore un ami qui salue en passant Et fait les trois signaux devant la citadelle.

CASSIO

Voyez-le pour madame, et revenez près d'elle.

L'officier sort,.

A Yago.

Cher enseigne, soyez notre convive ici, Et bienvenu de tous.

A É mi lia.

Et vous, madame, aussi, Souffrez ce libre accueil d'un marin.

// lui donne la main.

YAGO, brusquement.

Sur mon âme,. Vous pouvez librement causer avec ma femme; Vous en aurez assez, comme moi, dans un Joui.

CASsio, à Desdemona, qui fait un geste d'étonnement.

C'est un soldat meilleur sur la mer qu'à la cour; Il faut lui pardonner.

É MI LIA, en j^ianty à Yago,

Sans qu'on vous interroge, Vous vous chargez bientôt de faire mon éloge. Elle suit Desdemona, qui fait quelques pas vers le port en donnant la main à Cassio.

YAGO, sur le devant de la scène et les observant.

Il lui prend les mains,... bon! et lui parle bas,... bien!

Le papillon s'attrape au plus faible lien ;

Dans celui-ci, Cassio, je te prends avec elle!

C'est cela. Parle-lui, souris bien à ta belle.

Tu seras dégradé pour ces fadaises-là.

Un baiser sur tes doigts,... bien, bravo! c'est cela!

Pour que ta main le rende à sa main qu'elle touche.

Puissent tous ces baisers empoisonner ta bouche!

On entend une trompette.

Voici le More. Ah! ah! sa trompette!

CASSIO

Allons tous!

C'est lui-même!

O bonheur!

CASSIO

Il s'avance vers nous.

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