‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 136 sur 268 · LA CHANSON DU GLOUTIER · texte numérisé non relu

LA CHANSON DU GLOUTIER

Sans relâche, dans mon quartier, J'entends le marteau du cloutier.

Le jour, la nuit, son marteau frappe I Toujours sur l'enclume il refrappe !

Voyez ses bras noirs et luisants Retourner le fer en tous sens.

Le jour, la nuit, son marteau frappe !

Toujours sur l'enclume il refrappe !

Jamais il ne voit le ciel bleu , Mais toujours la forge et son feu.

Le jour, la nuit, son marteau frappe 1 Toujours sur l'enclume il refrappe !

C'est pour sa femme et ses enfants Qu'il fait tant de clous tous les ans.

Le jour, la nuit, son marteau frappe I Toujours sur l'enclume il refrappe !

Grands clous à tète et petits clous, Oh 1 combien de fer pour deux sous I

Le jour, la nuit, son marteau frappe I Toujours sur l'enclume il refrappe I

• Rarement le cabaretier Voit dans sa maison le cloutier.

Le jour, la nuit , son marteau frappe !

Toujours sur l'enclume il refrappe 1

Mais, le dimanche, il chôme enfin, Et chante à l'office divin.

Le jour, la nuit, son marteau frappe I Toujours sur l'enclume il refrappe I

Que Dieii , dans son noir atelier, Dieu bénisse cet ouvrier I

LjB jour, la nuit, son marteau frappe I Toujours sur l'enclume il refrappe I

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