‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 147 sur 268 · POUR UNE PREMIÈRE COMMUNION · texte numérisé non relu

POUR UNE PREMIÈRE COMMUNION

Aux derniers jours d'enfance , alors que sur la joue

Une rougeur errante à tous moments se joue.

Quand on n'est qu'innocence, et fraîcheur, et gaîté,

Mère pleine d'amour, alors, la Piété

Sur ces fronts ingénus étend son aile blanche.

Et, dans l'ombre veillant, les bras ouverts, se penche :

A travers les parfums des fleurs et de l'encens.

Elle mène à l'autel les groupes blondissants ,

Et des voix de cristal, comme celles des anges,

S'élèvent vers le ciel et chantent ses louanges.

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