‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 170 sur 268 · UN VIEUX MÉNÉTRIER · texte numérisé non relu

UN VIEUX MÉNÉTRIER

Toujours comme une fleur qu'on roule entre les dents tl avait à la bouche un air des anciens temps : Chanson, de ris moqueurs maintes fois accueillie, Bizarre pour les uns, pour les autres vieillie. Mais lui qui sentait bien que d'une harpe d'or Jaillit Tair pur que, seul, il murmurait encor, * Si leur rire éclatait, riant de ce blasphème, - ïl allait à l'écart chanter et pour lui'-méme î

9S8 HISTOIRES P.OÉTIQUES.

L'air aimé l'emportait dans un riant lointain ; Et mdme à son dernier festin , Hymne d'adieu touchant et grave, Salut à l'étemel matin ,

Sur ces lèvres errait encor le chant suave.

Page 1