LA VIE DE CAMPAGNE
Autour du cercle de l'année , Mobiles et dansants, je laisse aller mes vers, Qu'ils passent tout transis sous le vent des hivers Ou des lilas d'avril la tête couronnée.
C'est, morose ou joyeuse, à l'air, dans les maisons, La vie à la campagne en toutes les saisons.
Viendra l'automne pâle en rêvant inclinée...
L'été brille, courons dans les blés jaunissants I Je laisse aller mes vers mobiles et dansants
Autour du cercle de l'année^.
LES t-^CHERONS
Ils abattent les bois, ces fils du fleuve Tzol, Des antiques géants les corps jonchent le sol. Las I j'ai vu sous le fer et sous les bras robustes Les grands arbres tomber ainsi que des arbustes. profanation I forfaits! siècle usurier!...
Puis, maudissant les chefs, j'admirais l'ouvrier. Serrant le manche dur de toute sa poignée.
Un d^eux au flanc d'un hêtre enfonça la cognée ; Et le hêtre, fendu des branches jusqu'au tronc, Éclata sous l'assaut du vaillant bûcheron.
HISTOIREa POÉTIQUES. 289