‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 206 sur 268 · UN SAGE · texte numérisé non relu

UN SAGE

Jakez sonne un baptême et Jakez sonne un mort : Triste pour l'arrivant, gai pour' celui qui sort.

A PÉRINA.

On vous aimait pourtant, innocente Périnet Mais vous disiez : « J'irai sur terre en pèlerine. »

Tant le cloître a son charme I Et nous étions en pleurs , Que vous partiez aveugle et sourde à nos douleurs. Un long voile, aujourd'hui, sur la religieuse, Un crêpe noir s'étend : humble et silencieuse , Elle courbe son front dépouillé de cheveux, Jusqu'au jour solennel qui couronne les vœux. Elle avait dit : « J'irai sur terre en pèlerine. » Ah ! vous tendiez bien haut, innocente Périne!

GOMMB ON BATISSAIT LA MAISON D ECOLE.

De l'église du bourg sondez les fondements, La foi , la paix du cœur en furent les ciments. Dix siècles ont passé sur le saint édifice : ' Donc, pour bien affermir la nouvelle bâtisse, C'est peu du granit dur et c'est peu du mortier, Et c'est encor trop peu des règles du métier : Maçons, si vous voulez que votre blanche école Ne tombe pas au vent comme un jouet frivole, Dès la première assise, à côté du savoir.

Mettez la foi naïve, et l'amour, et l'espoir.

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