‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 235 sur 268 · UN BAPTÊME · texte numérisé non relu

UN BAPTÊME

Devant un frais jardin quand elle vint au monde,

Sous ses cheveux légers elle parut si^ blonde,

Que son père la prit sur son cœur, l'embrassa.

Et, d'amour rayonnant, ainsi la baptisa :

« Oui, sous les arbres verts et sur l'herbe odorante,

« Tu seras tout le jour comme une abeille errante;

« Et, dans mes longs travaux, souvent, pour m' apaiser,

« Tu viendras m'apporter le miel de ton baiser :

a Va donc sur la fleur blanche et sur la fleur vermeille,

« Enfant aux cheveux d'or qu'il faut nommer abeille:. »

Page 1