‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 234 sur 268 · AMITIÉS · texte numérisé non relu

AMITIÉS

Le soir où j'arrivai , le chien noir dans sa loge Aboya, les deux chats accroupis sous l'horloge Hérissèrent leurs poils et l'enfant, réveillé, Dans son berceau se prit à vagir, effrayé, La fermière sur moi fixait un œil farouche ; — Si j'arrive aujourd'hui le rire est sur sa bouche , L'enfant me tend- les bras au bord de son berceau. Le chien sur mes genoux vient poser son museau , Sur la cendre à mes pieds les chats viennent de même : Les voilà tous amis de celui qui les aime.

AUX FERMIERS DE COAt-FORN

Misères I on ne voit que porteurs de besaces, Haillons et membres nus sortant de leurs crevasses, Enfants hâves, vieillards perclus, êtres hideux...

Sans compter les pauvres honteux.

Braves gens, vous savez combien, en moins d*une heure, ,Sont venus en priant près de votre demeure ,

Mais à tous s'ouvrait votre main...

Oh I puisse, à travers champs, toute miette de pain Qui tombe se changer en un beau grain de seigle ! Le ciel donne à la main qui donne : c*est la règle.

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