‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 241 sur 268 · LE ROI · texte numérisé non relu

LE ROI

Sume superbiani Quasi tam meritis.

Horace.

Les reptiles sortaient des gerbes , Sur la lande couraient les étalons superbes,

Les daims bondissaient dans les herbes;

Par milliers , les poissons des fleuves , de la mer, Écaillés ou luisants, gracieux ou difformes,

Polypes merveilleux ou cétacés informes, Fourmillaient dans l'eau douce et dans le gouffre amer;

Et les rapides hirondelles Les cygnes voyageurs et les ramiers fidèles Volaient, volaient à tire-d'ailes;

Mais l'homme plus hardi montait jusqu'à l'éclair; Des monstres l'emportaient, noirs, enflammés, énormes; Ce roi des animaux prenait toutes leurs formes ; Sur la terre il régnait, et sur l'onde, et dans l'air.

CAMÉE

Amour, Amour enfant, était bien faible encore,

Mais Vénus à son cou passe un carquois sonore,

Empli de traits -légers à la pointe d'airain ;

Puis elle met un arc flexible dans sa main ;

Et sur ses cheveux d'or le baisant, l'Immortelle :

« — A présent, va, mon fils! va, sans peur, » lui dit-elle,

Voilà, comme des dieux, des hommes redouté.

Amour marche vainqueur armé par la beauté.

NOTES

Psyché, belle âme en deuil, belle forme adorée. Oh ! ne cherchez plus la douleur !

Amour vous cherche , à vous sa jeunesse dorée. A lui le parfum de la fleur.

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