A PLATON
De fleurs et de lauriers tu couronnais leurs têtes, Puis de ta république, ô sévère Platon, Tels que des corrupteurs tu chassais les poètes , Homère, un jour Virgile et le Dante et Milton;
Et des sentimeats vrais tous ces grands interprètes, Dont le monde redit et les vers et le nom , Ces inspirés divins qu'il salua prophètes, Conservés dans son cœur comme en un Panthéon.
Mais, sage, montre-nous ta sage république, Le modèle idéal que l'avenir explique !
Sans couronnes marchons dans la grave cité I
ténèbres sortant d'un éclair! délire!
L'esclavage, l'ennui, la promiscuité!...
Poëtes souriants, reprenez votre lyre.