‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 25 sur 268 · A MES FRERES · texte numérisé non relu

A MES FRERES

J'ai vu, près du Blaved qui tombe en ses bassins, Le port de Lorfent tout entouré d'écume.

Sauvagement le soir se qoucher dans la brume ; — Gênes sort de la. mer avec ses hauts gradins, Son môle en plein soleil, ses palais, ses jardins; , L'odeur des orangers embaume ses approches ; Et le port retentit du carillon des cloches : Si l'on entre, aussitôt mille détours obscurs; Vous sentez sur vos bras tomber l'air froid des murs ; Tout est sombre et muet ; des boutiques d'orfèvres Sortent des hommes bruns mordant leurs pâles lèvres ; Quelque chose de triste et qu'on ne saurait voir Glace cette cité de marbre blanc et noir : — Dans notre Lorient tout est clair dès qu'on entre ; De la porte de ville on va droit jusqu'au centre ; Ainsi marchent ses fils au sentier du devoir. ^

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