‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 261 sur 268 · LE JOURNAL D'AMÉLIE · texte numérisé non relu

LE JOURNAL D'AMÉLIE

« Si chacun était bon et chacun convenable ! » Par un jour triste ainsi tu disais, chère sœur; Au mieux par toi rêvé toi-même comparable, Fille au calme maintien, à l'œil doux et penseur.

'juin 1847.

Mais lorsqu'un frère est là, plus d'une âme qui t'aime, Dans tes longues froideurs pourquoi te renfermer ? Chrysalide invisible enfin sors de toi-même.

L'antique loi l'a dit : on t'aime, il faut aimer.

Mai 1848.

in

Oh ! l'amour est venu , qui s'enveloppe encore. Mais devant le devoir un amour triomphant I Quand tous vont au plaisir de la nuit à l'aurore, Voyez la mère seule allaiter son enfant.

Janvier 1850.

Chère Amélie, ainsi de distance en distance Ma mémoire a noté ces trois points de ton cœur; Ton journal reste ouvert, et j'y lis à l'avance Plus d'un trait de prudence et d'aimable douceur.

Mars 1852.

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