‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 28 sur 268 · LE RÊVE · texte numérisé non relu

LE RÊVE

Cette nuit je rêvais. Sous une forteresse

Mon corps était couché (le rêve sait pourquoi ) ,

Et bombes et boulets lancés avec adresse ,

Tombaient incessamment, tombaient autour de moi ;

Tant que je m'écriai : « Si le ciel ne m'assiste-,

Mon heure va sonner ; à mon âge c'est triste ! »

Résii2:né, j'attendais un des terribles coups :

« Qu'il vienne enfin, qu'il vienne etcreuseanssi ma tombe,»

Mais rien ne m'atteignait, car ma mère, à genoux.

Écartait en priant le boulet et la bombe.

*2 LA FLEUR d'OR.

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